Historique de l'UPM

Fondée en Italie en 1916, l’Union missionnaire du clergé (UMC) est devenue en 1956 l’Union pontificale missionnaire (UPM), l’une des quatre œuvres pontificales missionnaires.

Paolo Manna, fondateur de l'UPM

L’Union missionnaire du clergé a été fondée par le père Paolo Manna (1872 – 1952). Prêtre des Missions étrangères de Milan, celui-ci s’embarqua en 1895 pour la Birmanie. Son mauvais état de santé l’obligea à revenir deux fois en Italie, avant de s’y fixer en 1907. Alors qu’il était directeur de la revue Missioni Cattoliche, il mit au point le projet d’une association destinée à faire participer activement le clergé diocésain à la mission universelle de l’Église.

Cet homme inspiré était convaincu que la diffusion d’un esprit missionnaire dans les familles, les communautés, les paroisses, les mouvements, les diocèses, dépendait de la sensibilisation missionnaire des pasteurs. En mobilisant les prêtres, on mobilise tout le peuple de Dieu. Si à cette époque les autres œuvres pontificales missionnaires ne parvenaient pas à susciter un élan missionnaire généralisé, c’est qu’elles négligeaient de conscientiser les éducateurs du peuple chrétien et qu’elles se préoccupaient trop de l’aspect financier de leurs activités. Le père Manna voulait une œuvre, une association, ayant comme but exclusif l’information et la formation missionnaires. Elle devait être l’âme de la collaboration missionnaire.

Cette initiative fut bien vite encouragée par le Saint-Siège, Benoît XV voulut qu’elle soit implantée dans tous les diocèses.

Grâce à l’appui des papes, elle connut un essor impressionnant. En 1938, elle comptait 167 000 membres (prêtres et séminaristes) dans 35 pays. À partir de 1949, elle s’adresse aussi aux religieux et religieuses et, actuellement, également aux diacres, catéchistes et autres animateurs de communautés. En 1967, l’UPM était organisée dans 50 pays et éditait 25 revues et bulletins propres. Le grand mérite de l’œuvre est d’avoir diffusé un esprit missionnaire parmi les prêtres, religieux et religieuses, grâce à ses publications, à l’organisation de congrès et de cours missionnaires.

Compte tenu de ce nouveau contexte, l’Union missionnaire « a comme fin immédiate et spécifique, déclare Jean Paul II, la sensibilisation et la formation missionnaire des prêtres, des religieux et des religieuses, qui doivent à leur tour assurer cette formation dans les communautés chrétiennes. »

Reprenant un mot de Paul VI, il ajoute : elle est « l’âme » des Œuvres missionnaires pontificales. (Redemptoris Missio, n. 84).