Historique de l'OPEM

La figure de l’enfant a toujours eu une influence irrésistible et impossible à supprimer dans le cœur de tous : sa simplicité, sa beauté et sa vitalité sont comme un reflet de la vie de Dieu. Jésus-Christ qui avait lui aussi expérimenté cet état de béatitude aimante a particulièrement privilégié les enfants.

La clef de voûte de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire (OPEM) est le rôle particulier des enfants face à l’annonce du Royaume. En effet, ils sont particulièrement aptes à l’accueillir et à vivre sa richesse de beauté, de joie et d’amour.

Le grand mouvement missionnaire, qui a surgi en France au XIXe siècle, ne pouvait pas ne pas toucher les besoins essentiels de la partie la plus fragile et la plus faible de l’Humanité : les ENFANTS. Les lettres des missionnaires, en particulier des religieuses, parlaient d’enfants supprimés dès la naissance à cause de leur sexe (les fillettes), de défauts physiques ou psychiques (les mineurs) ou simplement en raison d’une impossibilité de subsistance dans la grande pauvreté générale.

Mgr Forbin Janson, fondateur de l'OPEML’aide vient d’un évêque de Nancy (France), Charles Auguste Marie de Forbin-Janson (1785 – 1844). La forte tension missionnaire de ce grand homme trouva une issue dans la dévotion de l’Enfant-Jésus, à la diffusion de laquelle il travaillait. Conscient des atrocités qui se perpétuaient contre les enfants, Mgr de Forbin-Janson donna à cette dévotion une orientation missionnaire et lance un mouvement d’enfants chrétiens pour l’aide et le salut des enfants païens de l’époque. C’est ainsi que naît le 19 mai 1843 l’Association de la Sainte-Enfance.

L’intuition de Mgr de Forbin-Janson fut de créer un mouvement d’enfants chrétiens pour aider les enfants païens à trouver le Seigneur et à les sauver de la mort. Il voulait les sauver surtout grâce au baptême et de les éduquer chrétiennement : tout ceci devait être le fruit d’un esprit authentiquement missionnaire et pas seulement d’une action sociale. Le 3 mai 1922, le pape Pie XI conféra à l’Association de la Sainte-Enfance le titre de « pontificale ».