Le directeur national des OPM au Canada francophone de visite à Madagascar

Collège jésuite Saint François-Xavier, à Fianarantsoa, Madagascar

C’est ma première fois à Madagascar. Je découvre un pays, une culture et des personnes magnifiques, extrêmement accueillantes. À la capitale malgache d’Antananarivo, ce qui me frappe c'est le calme avec lequel vont les choses. Imaginez : une ville de quelques 2 000 000 d'habitants, sans feux de circulation! Et ça fonctionne très bien.

En ce moment c'est la saison des ouragans à Madagascar. Mais cela ne nous empêche pas de faire un beau voyage et de visiter les missions que nous aidons, de voir les projets qui s’y rattachent.

« Les OPM font vraiment la différence »

Le mercredi des Cendres, j’ai célébré la messe avec Mgr Fidélis Radotonarivo, s.j., évêque du diocèse d’Ambositra situé au sud du pays. C’était dans un centre catéchétique, un projet qui reçoit de l’aide cette année de la part de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi. Je peux vous confirmer que les subsides pour la catéchèse sont vraiment utiles.

Force est de constater que Œuvres pontificales missionnaires (OPM) font vraiment la différence dans les diocèses. Il y a beaucoup de beaux projets qui se réalisent. Les gens sont heureux de voir que je me suis déplacé pour les visiter. Ils sont étonnés que je fasse une aussi grande distance pour les rencontrer. Je vous transmets leurs nombreux remerciements.

Ce qui est beau également, c'est de rencontrer des prêtres qui sont ordonnés depuis 10 ou 15 ans, qui me demandent des nouvelles de leur parrain ou marraine qui, grâce à l’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre, les ont soutenus financièrement et spirituellement lorsqu’ils étaient en formation au séminaire. Ces prêtres se souviennent encore des noms de leur parrain : un M. Ouellet ou une Mme Tremblay... C’est vraiment touchant.

Les pauvres du Seigneur

Vendredi, presque une semaine après mon arrivée à Madagascar, je compte 8 projets visités. Les OPM sont un encouragement pour des milliers de personnes, principalement pour les plus pauvres de notre monde.

Ce matin, le père Simon-Raphaël Randrianalimanana, directeur national des OPM à Madagascar, Mgr Fidélis, et moi-même, avons célébrés la sainte Eucharistie dans un hôpital psychiatrique maintenu par les Sœurs de la Charité où 35 personnes dont 15 enfants lourdement handicapées, sont prises en charge.

Quelle Eucharistie!  Un moment d’émotion, de vérité et de prière. Qui de mieux pour prier que le pauvre devant son Seigneur. Et qui sont les pauvres du Seigneur? Et bien les petits, les enfants, les personnes les plus vulnérables, celles délaissées, abandonnées, mais aimées du Seigneur. Ces célébrations me touchent profondément. Aucune photo ne peut rapporter l’émotion de ces rencontres et de cette action de grâce. Le visage du petit Mathieu est gravé dans mon cœur… Celui de Justine aussi !  Une rencontre, un sourire, un repas partagé… rien de plus.  Ce qui me touche le plus ce sont les poigné de mains des pauvres. Ils embrassent nos mains, alors que ce devrait être nous qui devions embrasser leurs mains et laver leurs pieds.

 

P. André Gagnon, s.j.

Directeur national des OPM au Canada francophone

Photo: collège jésuite Saint François-Xavier, à Fianarantsoa, Madagascar. / © OPM Canada francophone

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