Clôture de l’année jubilaire dédiée à Pauline Jaricot

Pauline-Marie Jaricot

« Si saint François Xavier fut le missionnaire enthousiaste de l’évangélisation, Pauline-Marie Jaricot fut celle qui vit dans le soutien de l’évangélisation "un devoir fondamental du Peuple de Dieu" (Ad Gentes, 36), qu’elle appela à la participation spirituelle et matérielle » : telles sont les paroles du préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Fernando Filoni, dans le cadre de l’homélie de la messe qu’il a présidée le 9 janvier dernier, en l’église de la Trinité-des-Monts à Rome, en conclusion des célébrations marquant le 150e anniversaire de la mort de la vénérable Pauline Marie Jaricot (1799-1862) et le 50e anniversaire du décret sur l’héroïcité de ses vertus.

Sa vie et son œuvre continuent à se répandre

La Lyonnaise Pauline Marie Jaricot est la fondatrice de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi et du mouvement du Rosaire vivant. C’est en effet l’archidiocèse de Lyon qui, dans les mots du cardinal Filoni, « a le privilège d’accueillir la naissance de la vénérable Pauline-Marie Jaricot et de conserver sa dépouille mortelle, de l’avoir vu faire ses premiers pas spirituels ainsi que son œuvre au service de l’évangélisation. » 
Le préfet du dicastère missionnaire a ensuite retracé les principales étapes de la vie de Pauline-Marie Jaricot, soulignant combien « sa vie et l’Œuvre qu’elle a fondée sont l’image réelle de ce que nous a dit l’apôtre Jean : "aimer les autres comme Dieu nous a aimés". L’amour de Dieu que Pauline a transmis aux autres, par sa vie et l’Œuvre qu’elle a fondée, continue à se répandre encore de nos jours à travers l’œuvre de la Propaganda Fide (N.D.L.R. La Propagation de la foi). »

Fidélité dans l’engagement de l’évangélisation

La célébration de ces deux anniversaires importants de la vénérable Pauline Jaricot interviennent « en cette Année de la Foi, année au cours de laquelle les chrétiens sont appelés à réfléchir sur le don reçu au baptême, souvent oublié et parfois même renié », a souligné le Cardinal Filoni, rappelant que « l’héroïcité des vertus de Pauline-Marie Jaricot ne consiste pas en une série d’événements miraculeux, mais en une fidélité féconde au Christ auquel Pauline consacra sa vie entière, dans les beaux moments comme dans les moments plus difficiles et tourmentés, et dans la vision prophétique d’un engagement pour l’évangélisation, afin que tous les peuples puissent connaître le Christ et l’amour miséricordieux de Dieu. »
À ce propos, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, qui était présent à Lyon lors de la célébration de clôture de l’année jubilaire du 150e anniversaire de la mort de Pauline Jaricot, avez ceci à dire lors de son intervention :
« […] ce qui nous touche chez les saints, c’est l’audace qu’ils manifestent en se confiant à la grâce de Dieu, toujours, partout, et malgré tout. La vie de Pauline Jaricot témoigne des circonstances où elle a remis sa vie entre les mains de la force créatrice du Seigneur, tout particulièrement lorsque sa confiance dans les personnes a été déçue, au point de la rendre pauvre et ses projets réduits à néant. Ce qui lui a fait surmonter ces épreuves, le plus souvent le fait de l’avidité et de la malhonnêteté des personnes, est sa confiance envers le Seigneur, et la certitude qui l’habitait que toute l’orientation de sa vie n’était pas le fruit d’une décision humaine, mais un projet de Dieu.
« Nous connaissons l’œuvre de Pauline, poursuit Mgr Fisichella. Son but était de faire connaître l’Évangile à tous, consciente que la dignité de la personne humaine ne pouvait s’épanouir que dans le contact avec cette Parole de vie. C’est pour cela que la foi en Jésus-Christ ne pouvait pas connaître de limite géographique. D’ailleurs, l’expérience de la rencontre du Christ ne peut pas être gardée pour soi. La joie de cette rencontre qui transforme une vie a besoin d’être communiquée et partagée. Par sa nature même, l’Évangile est une annonce universelle qui ne connaît pas de frontière, et ceux qui s’y consacrent savent bien qu’aucun scrupule ni attente ne leur est permis. »

Trois figures exemplaires pour l’œuvre missionnaire

Enfin, le cardinal Filoni rappelait qu’en janvier 1893, dix ans après la mort de Pauline Jaricot, « naissait à Alençon, une autre grande sainte missionnaire, Thérèse de Lisieux, qui avec son grand désir d’être missionnaire, accompagna les évangélisateurs ad gentes par sa prière. François Xavier, Pauline-Marie Jaricot, Thérèse : nous avons là un triptyque extraordinaire d’amour pour l’œuvre missionnaire : évangélisation directe, soutien à l’évangélisation et prière pour l’évangélisation. Nous voulons recueillir leur exemple, qui nous parle de la vocation et de l’amour pour les missions, afin que dans la complétude des idéaux de ces trois grands protagonistes de l’œuvre missionnaire, chacun de nous puise une énergie renouvelée pour réaliser le mandat de Jésus ressuscité : allez, annoncez, baptisez. »

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