«Apporter l’aujourd’hui de notre temps à l’aujourd’hui de Dieu»

Vendredi, le Pape a reçu l’ensemble des pères synodaux, les présidents des conférences épiscopales ainsi que l’archevêque de Canterbury et primat de l’Église anglicane, Rowan Williams, et le patriarche œcuménique de Constantinople, Sa Béatitude Bartoloméos I. Étaient présents également, des évêques qui ont participé il y a 50 ans au Concile Vatican II et dont les conditions de santé sont assez bonnes pour leur avoir permis ce déplacement à Rome à l’occasion du lancement de l’Année de la Foi.

Le christianisme un arbre en perpétuelle aurore

Sans s’étendre sur leurs souvenirs communs de cette période « si vivante, riche et féconde » que fut celle du Concile, le Pape préfère insister sur ce mot de Jean XXIII « aggiornamento », une parole italienne qui signifie « une mise à jour » et qui fut prononcée comme un leitmotiv pendant toute la durée du Concile. En ayant recours à ce terme, explique Benoît XVI, Jean XXIII a eu une intuition valable à l’époque comme aujourd’hui. « Le christianisme ne doit pas être considéré comme « quelque chose appartenant au passé », ne doit pas non plus être vécu avec un regard tourné « en arrière », parce que Jésus est passé, présent et pour l’éternité ».
« Le christianisme est toujours nouveau » et le Pape recourt à une métaphore : il ne peut être considéré comme un arbre qui, s’étant pleinement développé et ayant donné tous ses fruits, un beau jour vieillit et arrive au crépuscule de son énergie vitale. Pour Benoît XVI, le christianisme est un arbre « en perpétuelle aurore ». Aussi, poursuit-il devant les pères conciliaires, « cet « aggiornamento » ne signifie pas une rupture avec la tradition, mais en exprime la continuité vitale ; il ne signifie pas réduire la foi, l’abaissant à la mode des temps, à la mesure de ce qui plaît, à ce qui plaît à l’opinion publique, mais tout le contraire : comme le firent les pères conciliaires, nous devons (…) apporter l’aujourd’hui de notre temps à l’aujourd’hui de Dieu ».

La pureté de la foi est nécessaire à l’évangélisation

Avec le Concile, l’Église a appris qu’elle devait toujours parler à l’Homme contemporain, mais ceci ne peut advenir que « grâce à la force de ceux qui ont des racines profondes en Dieu, qui se laissent guider par lui et vivent dans la pureté leur propre foi ».
« La mémoire du passé est précieuse, mais n’est pas une fin en soi », conclut Benoît XVI. Pour lui, l’Année de la foi, qui s’est ouverte jeudi, est la meilleure manière de commémorer le Concile : « se concentrer sur le cœur de son message, un message de foi en Jésus, l’unique sauveur du monde ».

D’après Radio Vatican

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