Actualité

Mardi 13 Janvier 2015 à 12:20
Le Pape porte un khata donné par Kurakkal SivaSri T. Mahadeva, prêtre hindou

Aujourd’hui, le Pape a donné un discours devant des responsables bouddhistes, hindous, musulmans, et chrétiens, dans un pays profondément marqué par 37 ans de guerre civile. Voici le texte intégral du discours du pape François.

 

Rencontre interreligieuse et œcuménique

Colombo, Bandaranaike Memorial, 13 janvier 2015

Chers amis, je suis reconnaissant de l’occasion qui m’est donnée de participer à cette rencontre, qui réunit ensemble – parmi d’autres – les quatre communautés religieuses les plus grandes qui font partie intégrante de la vie du Sri Lanka : bouddhisme, hindouisme, islam et christianisme. Je vous remercie de votre présence et de votre accueil chaleureux. Je remercie aussi tous ceux qui ont offert des prières et des bénédictions, et j’exprime particulièrement ma gratitude à l’évêque Cletus Chandrasiri Perera et au vénérable Vigithasiri Niyangoda Thero pour leurs aimables paroles.

Un esprit de respect pour les autres traditions et croyances

Je suis venu au Sri Lanka sur les traces de mes prédécesseurs, les papes Paul VI et Jean-Paul II, pour montrer le grand amour et la sollicitude de l’Église pour le Sri Lanka. C’est pour moi une grâce particulière de visiter la communauté catholique de ce lieu, de la confirmer dans la foi au Christ, de prier avec elle et d’en partager la joie et les souffrances. Et c’est aussi une grâce d’être avec vous tous, hommes et femmes de ces grandes traditions religieuses, qui partagez avec nous un désir de sagesse, de vérité et de sainteté.

Lors du concile Vatican II, l’Église catholique a déclaré son respect profond et durable envers les autres religions. Elle a déclaré qu’« elle ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines » (Nostra aetate, n. 2). Pour ma part, je souhaite réaffirmer le respect sincère de l’Église pour vous, pour vos traditions et vos croyances.
C’est dans cet esprit de respect que l’Église catholique souhaite coopérer avec vous, et avec toutes les personnes de bonne volonté, dans la recherche de la prospérité de tous les Srilankais. J’espère que ma visite aidera à encourager et à approfondir les diverses formes de coopération interreligieuse et œcuménique, qui ont été entreprises ces dernières années.

Quand nos convictions sont sincères, le dialogue est efficace

Ces initiatives louables ont offert des occasions de dialogue, essentiel si nous voulons nous comprendre et nous respecter mutuellement. Mais, comme l’enseigne l’expérience, pour qu’un tel dialogue et une telle rencontre soient efficaces, ils doivent se fonder sur une présentation complète et sincère de nos convictions respectives. Certainement, un tel dialogue fera ressortir combien nos croyances, traditions et pratiques sont différentes. Et cependant, si nous sommes honnêtes dans la présentation de nos convictions, nous serons capables de voir plus clairement tout ce que nous avons en commun. De nouvelles routes s’ouvriront pour une estime mutuelle, une coopération et, certainement, une amitié.

La guérison et l’unité pour le bien du pays

De tels développements positifs dans les relations interreligieuses et œcuméniques ont une signification particulière et urgente au Sri Lanka. Pendant trop longtemps les hommes et les femmes de ce pays ont été victimes de lutte civile et de violence. Ce qui est nécessaire aujourd’hui c’est la guérison et l’unité, et non de nouveaux conflits et de nouvelles divisions. La promotion de la guérison et de l’unité est, certainement, un engagement noble, qui incombe à tous ceux qui ont au cœur le bien de la nation et, en vérité, de toute la famille humaine. J’espère que la collaboration interreligieuse et œcuménique montrera que les hommes et les femmes ne doivent pas oublier leur propre identité, ethnique ou religieuse, pour vivre en harmonie avec leurs frères et sœurs.
Combien nombreuses sont les façons d’accomplir ce service, pour les disciples des diverses religions ! Combien il y a de nécessités dont il faut prendre soin, avec le baume thérapeutique de la solidarité fraternelle ! Je pense en particulier aux nécessités matérielles et spirituelles des pauvres, des personnes dans le besoin, de tous ceux qui attendent avec anxiété une parole de consolation et d’espérance. Je pense ici aussi aux nombreuses familles qui continuent de pleurer la perte de leurs êtres chers.

Surtout, en ce moment de l’histoire de votre nation, combien de personnes de bonne volonté cherchent à reconstruire les fondements moraux de toute la société ! Puisse l’esprit croissant de coopération entre les responsables des différentes communautés religieuses trouver une expression dans l’engagement à mettre la réconciliation entre tous les Sri-Lankais au cœur de chaque effort pour renouveler la société et ses institutions.

Pour le bien de la paix, on ne doit pas permettre que les croyances religieuses soient utilisées abusivement pour la cause de la violence et de la guerre. Nous devons être clairs et sans équivoques lorsque nous mettons nos communautés au défi de vivre pleinement les commandements de la paix et de la coexistence, qui se trouvent en chacune des religions, et lorsque nous dénonçons les actes de violence qui sont commis.

Chers amis, je vous remercie encore pour l’accueil généreux et pour votre attention. Que cette rencontre fraternelle confirme tous nos efforts pour vivre en harmonie et pour répandre les bénédictions de la paix.

 

Radio Vatican

Crédit photo: aleteia.org

Ajouter un commentaire
Mercredi 7 Janvier 2015 à 12:00
Le pape François salue des enfants.

En la Solennité de l’Épiphanie du Seigneur célébrée hier, mardi 6 janvier, le pape François a rappelé, avant de réciter l’Angélus avec les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, la Journée de l’Enfance missionnaire en ces termes :

« Il me plaît par ailleurs de rappeler que se célèbre aujourd’hui la Journée mondiale de l’Enfance missionnaire. C’est la fête des enfants qui vivent avec joie le don de la foi et prient afin que la lumière de Jésus arrive à tous les enfants du monde. J’encourage les éducateurs à cultiver chez les enfants l’esprit missionnaire. Qu’ils ne soient pas des enfants et des jeunes fermés mais ouverts ; qu’ils voient un vaste horizon ; que leur cœur aille de l’avant vers l’horizon, afin que naissent parmi eux des témoins de la tendresse de Dieu et des annonciateurs de l’Évangile ».

Agence Fides

Crédit photo: info.catho.be

Ajouter un commentaire
Mardi 6 Janvier 2015 à 11:36
Le pape François accueille trois enfants déguisés en mages.

Le folklore italien de l’Épiphanie était au rendez-vous ce mardi matin autour de la place Saint-Pierre : tambours, jongleurs de drapeaux, figurants en costume d’époque ont défilé le long de l’avenue de la Conciliazione entre deux haies de touristes et de curieux, jusqu’à la place Saint-Pierre où des milliers de fidèles s’étaient massés pour l’Angélus.

Dans la basilique Saint-Pierre, le pape François a célébré à 10 h la messe de la solennité de l’Épiphanie. Le Saint-Père était entouré des cardinaux et évêques de la chapelle pontificale. Son homélie était consacrée à la symbolique des Mages, venus d’Orient. Les Mages représentent les hommes et les femmes à la recherche de Dieu dans les religions et dans les philosophies du monde entier : « une recherche qui n’a jamais de fin. Ils cherchaient la véritable Lumière ; ils nous indiquent la route sur laquelle marcher dans notre vie ».

Se convertir comme les mages

Le pape François a retracé le chemin difficile suivi par les Mages, leurs péripéties, leurs tentations, leur égarement, leur désarroi et puis leur très grande joie. « C’est toujours la grâce de l’Esprit Saint qui les aide et qui les fait entrer dans le mystère, a expliqué le Souverain Pontife. Ils arrivent à reconnaître que les critères de Dieu sont très différents de ceux des hommes, que Dieu ne se manifeste pas dans la puissance de ce monde, mais s’adresse à nous dans l’humilité de son amour. Les Mages sont passés des calculs humains au mystère : et cela a été leur conversion ».

Le pape François a alors évoqué la réalité qui nous entoure : les guerres, l’exploitation des enfants, la torture, les trafics d’armes, la traite des personnes... « Dans tous ces frères et sœurs, les plus petits qui souffrent à cause de ces situations, il y a Jésus. La crèche nous présente un chemin différent de celui rêvé par la mentalité mondaine : c’est le chemin de l’abaissement de Dieu, sa gloire cachée dans la mangeoire de Bethléem, dans la croix sur le calvaire, dans le frère et dans la sœur qui souffrent ». 

Le Saint-Père a invité les fidèles à demander au Seigneur qu’il leur accorde de vivre le même chemin de conversion vécu par les Mages, qu’il les défende et les libère des tentations et des tromperies mondaines qui cachent l’étoile. « Que nous trouvions le courage, a-t-il conclu, de nous libérer de nos illusions, de nos présomptions, de nos “lumières”, et que nous cherchions ce courage dans l’humilité de la foi ».

Radio Vatican

Crédit photo: papaboys.org

Ajouter un commentaire
Lundi 5 Janvier 2015 à 15:36
Le pape François prie devant la crèche installée à la place Saint-Pierre

En la Solennité de l’Épiphanie, ce mardi 6 janvier, le pape François présidera une concélébration eucharistique à 10h dans la basilique Saint-Pierre. Le Saint-Père sera entouré des cardinaux et évêques membres de la Chapelle pontificale. La célébration sera suivie de l’Angélus à midi avec les fidèles rassemblés place Saint-Pierre. 

La rencontre sera animée par des fanfares, des groupes folkloriques et des figurants en costumes d’époque qui accompagneront les Rois Mages du château Saint-Ange à la place Saint-Pierre le long de l’avenue de la Conciliazione. L’Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme messie. Le mot épiphanie signifie manifestation en grec. Par cet événement, Dieu se donne à voir, il entre dans notre monde, dans notre histoire. 

L’Épiphanie en Occident et en Orient

En Occident, elle est fixée au 6 janvier ou au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier. Elle commémore un des événements de l’enfance de Jésus : l’adoration des Mages. L’évangile de saint Matthieu raconte que des mages venus d'Orient ont été guidés par une étoile jusque vers Jésus qui venait de naître : « Ils se prosternèrent et l’adorèrent. Ils ouvrirent ensuite leurs trésors et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe ». L’or est la marque de la royauté, l’encens, celle de la divinité et la myrrhe, utilisée pour embaumer, celle de la renaissance après la mort.

En Orient, l'Épiphanie célèbre l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain. Au contraire, l’Église latine a instauré à part la fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’Épiphanie ; c’est elle qui conclut le temps liturgique de Noël. Pour tous, l’Épiphanie est l’annonce du salut, la Bonne Nouvelle. 

Journée de l’Enfance missionnaire fêtée à l’Épiphanie

Il est de tradition dans certains pays d'embrasser une statue de l'Enfant Jésus le jour de l'Épiphanie. C’est aussi la date choisie pour célébrer l’Enfance missionnaire : des enfants et des adolescents sont invités à renouveler leur engagement à répandre l’Évangile par leur choix et leur style de vie. Cette année, cette journée est placée sous le thème : « les derniers seront les premiers », en écho à l’enseignement du pape François qui nous invite à être attentifs aux périphéries géographiques et existentielles : celles du mystère du péché, de la douleur, de l’injustice, de l’ignorance, du manque de foi, et à toute forme de misère. C’est là que nous sommes appelés à annoncer et à redécouvrir la miséricorde de Dieu devant laquelle personne n’est marginalisé.

Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

Ajouter un commentaire

Pages