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Vendredi 16 Janvier 2015 à 14:46
Le pape François salue quelques-unes des milliers de personnes venues le rencontrer.

« Nous devons être attentifs parce que la famille semble devoir être colonisée de nos jours par qui voudrait la détruire, une colonisation qui n’a pas le sens de la prière, de notre mission, de notre Dieu ». Voilà ce que le pape François a déclaré en improvisant en espagnol alors qu’il s’adressait à des milliers de personnes réunies dans l’énorme salle de congrès du Mall of Asia Arena de Manille lors de sa rencontre avec les familles. « Comme dans l’histoire de notre peuple, a ajouté le Pape, nous avons été capables de dire non à la colonisation politique, nous devons dire non aujourd’hui à la colonisation idéologique contre la famille ».

Reprenant son texte en anglais, le Pape a souligné que « les pressions sur la vie de la famille aujourd’hui sont nombreuses. Ici, aux Philippines, d’innombrables familles souffrent encore des conséquences des catastrophes naturelles. La situation économique a provoqué la désintégration des familles avec l’émigration et la recherche d’un emploi ; en outre, des problèmes financiers étreignent beaucoup de foyers. Tandis que trop de personnes vivent dans la pauvreté extrême, d’autres sont saisies par le matérialisme et par des styles de vie qui détruisent la vie familiale et les exigences les plus fondamentales de la morale chrétienne. La famille est aussi menacée par les efforts croissants de certains pour redéfinir l’institution même du mariage par le relativisme, la culture de l’éphémère et un manque d’ouverture à la vie. »

Notre monde a besoin de bonnes et fortes familles pour vaincre ces menaces!

Improvisant encore, le pape François a rappelé le courage du pape Paul VI d’aller à contre-courant avec son encyclique Humanae Vitae. « Aux confesseurs, a rappelé le pape François, il demanda d’être plus miséricordieux et compréhensifs dans les cas de plus grande souffrance », « mais quant à l’Humanité, au peuple de la terre, il pensa à la menace de la destruction de la famille avec la privation des enfants. Paul VI était courageux, un bon pasteur, il alerta ses fils de la menace qui planait, et je souhaite qu’aujourd’hui il nous bénisse du ciel ».

Le Pape a beaucoup parlé de l'importance de la prière au sein des familles, mais aussi de ne pas avoir peur d'avoir des rêves, car sinon, on perd la capacité d'aimer.

La rencontre avec les familles a été ponctuée par de très beaux chants et des témoignages très poignants. Et aussi pas mal d'éclats de rire de toute l'assemblée.

 

Radion Vatican

Crédit photo: newsinfo.inquirer.net

Vidéo: CTV

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Vendredi 16 Janvier 2015 à 11:48
Le pape François s'adresse aux membres du clergé et aux religieuses, religieux et séminaristes philippins.

C’est sans aucun doute le thème de la pauvreté et des inégalités sociales que le pape François a décidé d’affronter dès les premières prises de parole de son voyage aux Philippines. Après un discours très ferme aux autorités politiques du pays sur l’obligation morale de lutter contre la corruption dans un pays où elle est un chancre depuis longtemps, le Pape a décliné ce même thème lors de la messe qui a suivi en la cathédrale de Manille, célébrée en présence des évêques, prêtres, religieuses, religieux et séminaristes philippins.

« Comme l’ont justement enseigné les évêques des Philippines, a déclaré le Pape, l’Église aux Philippines est appelée à reconnaître et combattre les causes de l’inégalité et de l’injustice, profondément enracinées, qui salissent le visage de la société philippine, en s’opposant clairement aux enseignements du Christ. L’Évangile appelle les chrétiens à avoir des vies honnêtes, intègres, et soucieuses du bien commun. Mais il appelle aussi les communautés chrétiennes à créer des "cercles d’intégrité", des réseaux de solidarité qui peuvent pousser à embrasser et à transformer la société par leur témoignage prophétique ».

Réfléchissant sur la « pauvreté du Christ », le Pape a mis en garde contre « la grande menace de tomber dans un certain matérialisme qui peut s’insinuer dans nos vies et compromettre le témoignage que nous donnons ». « C’est seulement en devenant nous-mêmes pauvres, en renonçant à notre auto-accomplissement, a ajouté le pape François, que nous pourrons nous identifier aux derniers de nos frères et sœurs ». Pour François, c’est l’unique façon de pouvoir répondre avec honnêteté et avec intégrité au défi d’annoncer la radicalité de l’Évangile dans une société habituée à l’exclusion, à la polarisation et à la « scandaleuse inégalité », reprenant ainsi mot pour mot ce qu’il avait déclaré dans son allocution précédente à la classe politique philippine au palais présidentiel de Manille.

Le pape François devait alors encourager l’ensemble du corps ecclésial philippin à se faire « proche de ceux qui, en vivant au milieu d’une société alourdie par la pauvreté et par la corruption, sont découragés en esprit, tentés de tout laisser tomber, d’arrêter l’école et de vivre dans les rues. Proclamez la beauté et la vérité du message chrétien à une société qui est tentée par des présentations confuses de la sexualité, du mariage et de la famille », a-t-il conclu.

Texte intégral du pape François

Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

Vidéo: CTV

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Vendredi 16 Janvier 2015 à 10:48
Pape François avec les enfants de la fondation ANAK-Tnk.

Euphorie! Après la messe célébrée ce matin par le pape François à la cathédrale de Manille, aux Philippines, plus de 300 enfants de la rue ont explosé de joie en voyant celui-ci franchir le seuil de la fondation ANAK-Tnk pour une visite surprise!

« Ces enfants, pauvres parmi les pauvres sont peut être les victimes les plus vulnérables de notre société. Mais ils demeurent des maîtres de joie, comme vous pouvez immédiatement le voir sur leurs visages souriants », a confié ému, au Saint-Père, l’abbé Matthieu Dauchez, prêtre français de 39 ans et directeur de la fondation.

Le pape François multiplie sans cesse les appels à se mettre à l’écoute des plus pauvres. Cette visite auprès des enfants qui ont connu les horreurs de la rue - mendicité, violence, drogue, prostitution - prouve une fois de plus qu’il est vraiment le pape des oubliés. « C’est extraordinaire… j’ai même pu le serrer fort dans mes bras », s’est réjoui Alvin, 10 ans.

Les enfants espéraient en effet avoir la chance de le rencontrer : en septembre dernier, ANAK-Tnk a lancé la campagne « Even us? » où plus de mille lettres d’enfants ont été envoyées au Pape.

Autre immense privilège pour ANAK-Tnk: ce sont deux enfants de la fondation qui ont été choisis pour témoigner devant le Saint-Père ce dimanche matin 18 janvier, lors du rassemblement avec les jeunes.

Source: http://www.anak-tnk.org

Crédit photo: L'Osservatore Romano

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Mercredi 14 Janvier 2015 à 10:46
Danse pendant la messe de canonisation de Joseph Vaz, au Sri Lanka.

Il est sept heures quarante-cinq du matin et déjà un grand soleil inonde le Galle Face Green, un parc longeant la mer, au nord de Colombo. Le Pape a traversé la foule en papamobile avant le début de la messe de canonisation du bienheureux Joseph Vaz. On parle de plus de mille prêtres concélébrant la messe et de plus de 500 000 fidèles, dont un tiers qui a prié le rosaire avant de dormir sur place. Ceux qui se sont endormis sur le trajet de la papamobile ont été réveillés à 4 heures du matin! Parmi eux se trouvent de nombreux Indiens venus de Goa.

Un missionnaire clandestin

Né dans cette ville du sud de l’Inde en 1651, Joseph Vaz est considéré par les catholiques comme « l’apôtre du pays ». Fondateur en 1684 d’une société de prêtre suivant l’Oratoire de saint Philippe de Neri, il prend la décision de se rendre au Sri Lanka, sous domination hollandaise et calviniste. L’Église y vit des heures sombres. Elle est privée de prêtre depuis trente ans. Joseph Vaz, à la peau sombre, rentre incognito au Sri Lanka en 1686, comme ouvrier mendiant. Il recherche de nuit les catholiques pour échapper à la surveillance des Hollandais. Pour leur échapper, il part vers le sud, dans le Royaume bouddhiste de Kandy. Il y sera emprisonné. On le prend pour un espion. Mais le détenu se comporte si bien qu’il impressionne ses gardiens, puis le roi qui décide, finalement, de le libérer et lui permet de poursuivre sa mission. Le prêtre partagera sa vie entre le royaume de Kandy et des excursions clandestines sur les côtes hollandaises. Il meurt exténué à l’âge de 49 ans. Joseph Vaz , avec un autre prêtre, a également traduit la Bible en langue cinghalaise.

Sauveur de la foi alors qu’elle était menacée dans le pays, l’Église sri-lankaise a demandé, dès 1737, sa béatification qui fut célébrée par saint Jean-Paul II, le 15 janvier 1995. Vingt ans plus tard, à un jour près, le pape François a canonisé Joseph Vaz représenté ce mercredi par une statue de bois. L’autel est d’ailleurs le même que celui utilisé en 1995.

Des chanteurs venus de tout le pays

Ce mercredi, le Sri Lanka a son premier saint. La joie est immense, comme le prouvent les 500 000 personnes rassemblées ce matin, dont des bouddhistes et des hindous. Une tristesse cependant, les catholiques n’ont pas de lieu où aller prier leur saint. Joseph Vaz serait enterré sous une station de police à Kandy.

Lors de cette messe, célébrée en anglais, cinghalais et tamoul, la richesse de la culture sri-lankaise était de nouveau à l’honneur. Le chœur et l’orchestre ont notamment fait résonner des mélodies qui ressemblaient peu à celle de la basilique Saint-Pierre. Il émane une grande douceur de l’interprétation des étudiants musiciens ou chanteurs. Venant de tous les diocèses du pays, ils ont fait des miracles après seulement deux jours de répétitions générales dans la capitale.

 

Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

Vidéo: CTV

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