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Vendredi 8 Juillet 2011 à 13:59
La flamme missionnaire

Initiative des Œuvres pontificales missionnaires au Canada, la Flamme missionnaire – sculpture qui évoque le Feu de l’Église missionnaire au Canada – fait son passage dans les diocèses du Canada francophone depuis juin 2011, en vue du IVe Congrès missionnaire de l’Amérique (CAM 4 – COMLA 9) qui aura lieu du 26 novembre au 1er décembre 2013 à Maracaibo, au Venezuela.

Le père André Gagnon, s.j., directeur national des OPM au Canada francophone, ainsi que des délégués de l’Église du Canada iront au Venezuela et présenteront la Flamme missionnaire aux délégations de toute l’Amérique.

Les OPM au Canada francophone vous invitent à vous joindre en prière et à faire communion avec tous les peuples du continent américain qui marchent sur le chemin de la Mission permanente. C’est pourquoi le père Gagnon participe aux célébrations eucharistiques rattachées à cette initiative, dans les diocèses et archidiocèses du Canada. Voici les noms des diocèses et archidiocèses, ainsi que les dates où la messe sera (et aura été) célébrée à l’occasion du passage de la Flamme missionnaire ¹:

  • 3 au 10 juin 2011 au diocèse de Saint-Boniface (MB)
  • 28 septembre 2011 au diocèse de Saint-Jérôme (QC)
  • 5 au 10 octobre 2011 au diocèse de Chicoutimi (QC)
  • 21 au 24 octobre 2011 à l’archidiocèse de Rimouski (QC)
  • 30 octobre 2011 à l’archidiocèse d’Ottawa (ON)
  • 25 et 26 février 2012 au diocèse de Saint-Hyacinthe (QC)
  • 22 et 23 septembre 2012 au diocèse de Baie-Comeau (QC)
  • 5 au 8 octobre 2012 au diocèse d’Amos (QC)
  • 13 au 21 octobre 2012 au diocèse de Gaspé (QC)
  • 4 mai 2013 chez les Franciscains de Trois-Rivières (QC)
  • 5 et 6 octobre 2013 au diocèse de Saint-Jean-Longueuil (QC)
  • 22 octobre 2013 à l’archidiocèse de Montréal (QC)

1. Les dates et les lieux sont ajoutés à la demande des diocèses et des archidiocèses. Pour de plus amples informations, informez-vous auprès de votre diocèse ou archidiocèse.

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Vendredi 13 Mai 2011 à 19:48

De l’Homme et de Dieu: entrevue avec Henry Quinson, est la première production audiovisuelle de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi (OPPF) - Canada francophone. Cette entrevue, réalisée par José I. Sierra, rédacteur en chef de la revue Univers, fut enregistrée en février 2011 à l’occasion de l’entrée en salle en Amérique du Nord du film Des hommes et des dieux.

Dans cette entrevue d’une trentaine de minutes, Henry Quinson revient sur la démarche humaine, spirituelle et missionnaire de cette aventure cinématographique exceptionnelle qu’il a pu vivre.

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Jeudi 21 Avril 2011 à 09:41

Le Jeudi saint se conclut par l’Adoration eucharistique, dans le souvenir de l’agonie du Seigneur dans le jardin de Gethsémani. Ayant quitté le Cénacle, il se retira pour prier, seul, devant le Père. Dans ce moment de communion profonde, les Évangiles rapportent que Jésus ressentit une profonde angoisse, une souffrance telle qu’il verse une sueur de sang (cf. Mt 26, 38).

La somnolence des disciples

Conscient de sa mort imminente sur la croix, il ressent une profonde angoisse et l’approche de la mort. Dans cette situation, apparaît également un élément de grande importance pour toute l’Église. Jésus dit aux siens : demeurez ici et veillez ; et cet appel à la vigilance concerne précisément ce moment d’angoisse, de menace, au cours duquel arrivera le traître, mais il concerne toute l’histoire de l’Église. C’est un message permanent pour tous les temps, car la somnolence des disciples était le problème non seulement de ce moment, mais est le problème de toute l’Histoire. La question est de savoir en quoi consiste cette somnolence, et en quoi consisterait la vigilance à laquelle le Seigneur nous invite.

Le manque de sensibilité de l’âme

Je dirais que la somnolence des disciples tout au long de l’Histoire est un certain manque de sensibilité de l’âme pour le pouvoir du mal, un manque de sensibilité pour tout le mal du monde. Nous ne voulons pas nous laisser trop troubler par ces choses, nous voulons les oublier : nous pensons que peut-être ce ne sera pas si grave, et nous oublions. Et il ne s’agit pas seulement de manque de sensibilité pour le mal, alors que nous devrions veiller pour faire le bien, pour lutter pour la force du bien. C’est un manque de sensibilité pour Dieu : telle est notre véritable somnolence ; ce manque de sensibilité pour la présence de Dieu qui nous rend insensibles également au mal. Nous ne sentons pas Dieu – cela nous dérangerait – et ainsi, nous ne sentons pas non plus naturellement la force du mal et nous restons sur le chemin de notre confort.

L’adoration nocturne du Jeudi saint, la vigilance avec le Seigneur, devrait être précisément le moment pour nous faire réfléchir sur la somnolence des disciples, des défenseurs de Jésus, des apôtres, de nous, qui ne voyons pas, qui ne voulons pas voir toute la force du mal, et qui ne voulons pas entrer dans sa passion pour le bien, pour la présence de Dieu dans le monde, pour l’amour du prochain et de Dieu.

Le Christ ressent la souffrance de l’Humanité

Puis le Seigneur commence à prier. Les trois apôtres – Pierre, Jacques et Jean – dorment, mais quelques fois se réveillent, et entendent le refrain de cette prière du Seigneur : « Que soit faite non pas ma volonté, mais ta volonté ». Qu’est-ce que ma volonté, qu’est-ce que ta volonté dont parle le Seigneur ? Ma volonté est « qu’il ne devrait pas mourir », que lui soit épargnée la coupe de la souffrance : c’est la volonté humaine, de la nature humaine, et le Christ ressent, avec toute la conscience de son être, la vie, l’abîme de la mort, la terreur du néant, cette menace dela souffrance. Et lui plus que nous, qui avons cette aversion naturelle pour la mort, cette peur naturelle de la mort, encore plus que nous, il ressent l’abîme du mal. Il ressent, avec la mort, également toute la souffrance de l’Humanité. Il sent que tout cela est la coupe qu’il doit boire, qu’il doit s’obliger à boire, il doit accepter le mal du monde, tout ce qui est terrible, l’aversion pour Dieu, tout le péché. Et nous pouvons comprendre que Jésus, avec son âme humaine, est terrorisé face à cette réalité, qu’il perçoit dans toute sa cruauté : ma volonté serait de ne pas boire cette coupe, mais ma volonté est soumise à ta volonté, à la volonté de Dieu, à la volonté du Père, qui est également la véritable volonté du Fils.

Sortir de notre « non » et entrer dans le « oui » du Christ

Et ainsi, Jésus transforme, dans cette prière, l’aversion naturelle, l’aversion pour la coupe, pour sa mission de mourir pour nous ; il transforme sa volonté naturelle en volonté de Dieu, dans un « oui » à la volonté de Dieu. L’Homme en soi est tenté de s’opposer à la volonté de Dieu, d’avoir l’intention de suivre sa propre volonté, de se sentir libre uniquement s’il est autonome ; il oppose sa propre autonomie à l’hétéronomie de suivre la volonté de Dieu. Cela est tout le drame de l’Humanité. Mais en vérité, cette autonomie est fausse et cette obéissance à la volonté de Dieu n’est pas une opposition à soi-même, n’est pas un esclavage qui viole ma volonté, mais cela signifie entrer dans la vérité et dans l’amour, dans le bien.

Et Jésus tire notre volonté, qui s’oppose à la volonté de Dieu, qui cherche l’autonomie, il tire notre volonté vers le haut, vers la volonté de Dieu. Tel est le drame de notre rédemption, que Jésus tire vers le haut notre volonté, toute notre aversion pour la volonté de Dieu et notre aversion pour la mort et le péché, et l’unit à la volonté du Père : « Non pas ma volonté mais la tienne ». Dans cette transformation du « non » en « oui », dans cette insertion de la volonté de la créature dans la volonté du Père, il transforme l’Humanité et nous rachète. Et il nous invite à entrer dans son mouvement : sortir de notre « non » et entrer dans le « oui » du Fils. Ma volonté existe, mais la volonté du Père est décisive, car elle est la vérité et l’amour.

Abba

Un ultérieur élément de cette prière me semble important. Les trois témoins ont conservé – comme on le voit dans les Saintes Écritures – la parole juive ou araméenne avec laquelle le Seigneur a parlé au Père, il l’a appelé « Abbà », père. Mais cette formule, « Abbà », est une forme familière du terme père, une forme qui s’utilise uniquement en famille, qui n’a jamais été utilisée à l’égard de Dieu. Ici, nous voyons dans l’intimité de Jésus comment il parle en famille, il parle vraiment comme un Fils à son Père. Nous voyons le mystère trinitaire : le Fils qui parle avec le Père et rachète l’Humanité.

Celui qui ouvre le ciel et la porte à la résurrection

Encore une remarque. La Lettre aux Hébreux nous a donné une profonde interprétation de cette prière du Seigneur, de ce drame de Gethsémani. Elle dit : ces larmes de Jésus, cette prière, ce cri de Jésus, cette angoisse, tout cela n’est pas simplement une concession à la faiblesse de la chair, comme on pourrait le dire. C’est précisément ainsi qu’il réalise la charge de Souverain Prêtre, parce que le Souverain Prêtre doit porter l’être humain, avec tous ses problèmes et ses souffrances, à la hauteur de Dieu. Et la Lettre aux Hébreux dit : avec tous ces cris, ces larmes, ces souffrances, ces prières, le Seigneur a porté notre réalité à Dieu (cf. Hb 5, 7sqq). Et il utilise ce mot grec « prosferein », qui est le terme technique de ce que doit faire le Souverain Prêtre pour offrir, pour élever les mains.

C’est précisément dans ce drame de Gethsémani, où il semble que la force de Dieu ne soit plus présente, que Jésus réalise la fonction du Souverain Prêtre. Et il dit en outre que dans cet acte d’obéissance, c’est-à-dire de conformation de la volonté naturelle humaine à la volonté de Dieu, il est perfectionné comme prêtre. Et il utilise de nouveau le mot technique pour ordonner prêtre.C’est précisément ainsi qu’il devient réellement le Souverain Prêtre de l’Humanité et ouvre ainsi le ciel et la porte à la résurrection.

(Extrait de la catéchèse prononcée par le pape Benoît XVI, le mercredi 20 avril 2011, au cours de l’audience générale. Place Saint-Pierre – Vatican)

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit

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Lundi 11 Avril 2011 à 13:39
Notre résurrection - couché de soleil

Le Christ abat le mur de la mort, en lui habite toute la plénitude de Dieu, qui est la vie, la vie éternelle - Benoît XVI

5e dimanche de Carême – Angélus du dimanche, 10 avril 2011

S.S. le pape Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

Il n’y a plus que deux semaines avant Pâques et les lectures bibliques de ce dimanche parlent toutes de la résurrection. Pas encore de celle de Jésus, qui surgira comme une nouveauté absolue, mais de notre résurrection, celle à laquelle nous aspirons, et que justement le Christ nous a donnée, en ressuscitant des morts.

En effet, la mort représente pour nous comme un mur qui nous empêche de voir au-delà ; et pourtant notre cœur se porte au-delà de ce mur, et même si nous ne pouvons pas connaître ce qu’il cache, cependant nous y pensons, nous l’imaginons, en exprimant notre désir d’éternité par des symboles.

Au peuple juif, en exil loin de la Terre d’Israël, le prophète Ézéchiel annonce que Dieu ouvrira les tombeaux des déportés et les fera revenir sur leur terre, pour qu’ils y reposent en paix (Ez 37,12-14). Cette aspiration ancestrale de l’Homme à être enterré avec ses ancêtres est une aspiration à une « patrie » qui l’accueille au terme des fatigues terrestres.

Cette conception ne comporte pas encore l’idée d’une résurrection des morts personnelle : elle apparaît seulement vers la fin de l’Ancien Testament, et elle n’était encore pas accueillie par tous les Juifs au temps de Jésus.

Du reste chez les Chrétiens aussi, il n’est pas rare que la foi dans la résurrection et dans la vie éternelle s’accompagne de nombreux doutes, de beaucoup de confusion, parce qu’il s’agit toujours d’une réalité qui dépasse les limites de notre raison, et requiert un acte de foi.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui – la résurrection de Lazare – nous écoutons la voix de la foi dans la bouche de Marthe, sœur de Lazare. À Jésus qui lui dit : « Ton frère ressuscitera », elle répond : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection » (Jn 11, 23-24). Mais Jésus répond : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25-26).

Voilà la vraie nouveauté, qui surgit et dépasse toutes les barrières ! Le Christ abat le mur de la mort, en lui habite toute la plénitude de Dieu, qui est la vie, la vie éternelle. C’est pourquoi la mort n’a pas eu de pouvoir sur lui : et la résurrection de Lazare est le signe de sa domination totale sur la mort physique, qui devant Dieu est comme un sommeil (Jn 11, 11).

Mais il est une autre mort, qui a coûté au Christ la lutte la plus dure, et même le prix de la croix : c’est la mort spirituelle, le péché, qui menace de ruiner l’existence de chaque Homme.

Pour vaincre cette mort, le Christ est mort, et sa résurrection n’est pas un retour à la vie précédente, mais l’ouverture d’une réalité nouvelle, une « terre nouvelle », finalement unie à nouveau au Ciel de Dieu.

C’est pourquoi saint Paul écrit : « Si l’Esprit de Dieu, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts, donnera la vie aussi à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8, 11).

Chers frères, adressons-nous à la Vierge Marie, qui participe déjà à cette résurrection, afin qu’elle nous aide à dire avec foi : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu » (Jn 11,27), à découvrir vraiment que lui est notre salut.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

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