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Lundi 11 Avril 2011 à 13:39
Notre résurrection - couché de soleil

Le Christ abat le mur de la mort, en lui habite toute la plénitude de Dieu, qui est la vie, la vie éternelle - Benoît XVI

5e dimanche de Carême – Angélus du dimanche, 10 avril 2011

S.S. le pape Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

Il n’y a plus que deux semaines avant Pâques et les lectures bibliques de ce dimanche parlent toutes de la résurrection. Pas encore de celle de Jésus, qui surgira comme une nouveauté absolue, mais de notre résurrection, celle à laquelle nous aspirons, et que justement le Christ nous a donnée, en ressuscitant des morts.

En effet, la mort représente pour nous comme un mur qui nous empêche de voir au-delà ; et pourtant notre cœur se porte au-delà de ce mur, et même si nous ne pouvons pas connaître ce qu’il cache, cependant nous y pensons, nous l’imaginons, en exprimant notre désir d’éternité par des symboles.

Au peuple juif, en exil loin de la Terre d’Israël, le prophète Ézéchiel annonce que Dieu ouvrira les tombeaux des déportés et les fera revenir sur leur terre, pour qu’ils y reposent en paix (Ez 37,12-14). Cette aspiration ancestrale de l’Homme à être enterré avec ses ancêtres est une aspiration à une « patrie » qui l’accueille au terme des fatigues terrestres.

Cette conception ne comporte pas encore l’idée d’une résurrection des morts personnelle : elle apparaît seulement vers la fin de l’Ancien Testament, et elle n’était encore pas accueillie par tous les Juifs au temps de Jésus.

Du reste chez les Chrétiens aussi, il n’est pas rare que la foi dans la résurrection et dans la vie éternelle s’accompagne de nombreux doutes, de beaucoup de confusion, parce qu’il s’agit toujours d’une réalité qui dépasse les limites de notre raison, et requiert un acte de foi.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui – la résurrection de Lazare – nous écoutons la voix de la foi dans la bouche de Marthe, sœur de Lazare. À Jésus qui lui dit : « Ton frère ressuscitera », elle répond : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection » (Jn 11, 23-24). Mais Jésus répond : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25-26).

Voilà la vraie nouveauté, qui surgit et dépasse toutes les barrières ! Le Christ abat le mur de la mort, en lui habite toute la plénitude de Dieu, qui est la vie, la vie éternelle. C’est pourquoi la mort n’a pas eu de pouvoir sur lui : et la résurrection de Lazare est le signe de sa domination totale sur la mort physique, qui devant Dieu est comme un sommeil (Jn 11, 11).

Mais il est une autre mort, qui a coûté au Christ la lutte la plus dure, et même le prix de la croix : c’est la mort spirituelle, le péché, qui menace de ruiner l’existence de chaque Homme.

Pour vaincre cette mort, le Christ est mort, et sa résurrection n’est pas un retour à la vie précédente, mais l’ouverture d’une réalité nouvelle, une « terre nouvelle », finalement unie à nouveau au Ciel de Dieu.

C’est pourquoi saint Paul écrit : « Si l’Esprit de Dieu, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts, donnera la vie aussi à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8, 11).

Chers frères, adressons-nous à la Vierge Marie, qui participe déjà à cette résurrection, afin qu’elle nous aide à dire avec foi : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu » (Jn 11,27), à découvrir vraiment que lui est notre salut.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

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Mercredi 2 Février 2011 à 12:24

Par Mgr Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation.

L’Église existe pour apporter en tout temps l’Évangile à toute personne, où qu’elle se trouve. Le commandement de Jésus est tellement limpide qu’il ne permet absolument aucune équivoque ni aucun alibi. Ceux qui croient dans sa parole sont envoyés sur les routes du monde pour annoncer que le salut promis est à présent devenu réalité. L’annonce doit se conjuguer avec un style de vie qui permet de reconnaître les disciples du Seigneur partout où ils se trouvent. L’on pourrait dire que l’évangélisation se résume en ce style qui caractérise ceux qui se placent à la suite du Christ. La charité comme règle de vie n’est rien d’autre que la découverte de ce qui donne un sens à l’existence pour qu’elle la pénètre jusque dans ses méandres les plus intimes de ce que le Fils de Dieu fait homme a vécu personnellement.

L’Église présente encore des marques de sainteté

On pourra débattre longuement sur le sens de l’expression “nouvelle évangélisation”, se demander si l’adjectif qui détermine le substantif a vraiment un sens, mais cela n’entame pas la réalité. Le fait qu’on l’appelle “nouvelle” n’entend pas qualifier les contenus de l’évangélisation, mais la condition et les modalités selon lesquelles elle est faite. Benoît XVI, dans la lettre apostolique Ubicumque et semper souligne à raison qu’il estime opportun « d’offrir des réponses adéquates afin que l’Église tout entière, se laissant régénérer par la force de l’Esprit Saint, se présente au monde contemporain avec un élan missionnaire en mesure de promouvoir une nouvelle évangélisation ».

Certains pourraient insinuer que prendre le parti d’une nouvelle évangélisation équivaut à juger l’action pastorale menée précédemment par l’Église comme un échec à cause de la négligence ou de la faible crédibilité offerte par ses hommes. Cette considération aussi n’est pas dénuée de plausibilité, mais elle s’arrête au phénomène sociologique pris dans sa dimension fragmentaire, sans considérer que l’Église dans le monde présente des marques de sainteté constante et de témoignages crédibles qui encore de nos jours sont marqués par le don de la vie. Le martyr de beaucoup de chrétiens n’est pas différent de celui offert au cours des siècles de notre histoire, et pourtant il est vraiment nouveau parce qu’il entraîne les hommes de notre temps souvent indifférents à réfléchir sur le sens de la vie et sur le don de la foi.

Jésus, la réponse à la demande de l’Homme

Lorsque l’on égare la recherche du sens authentique de l’existence, en avançant sur des sentiers qui portent dans une jungle de propositions éphémères, sans que l’on comprenne le danger qui guette, alors il est juste de parler de nouvelle évangélisation. Elle se veut une véritable provocation à prendre au sérieux la vie pour l’orienter vers un sens achevé et définitif qui trouve sa seule confirmation dans la personne de Jésus de Nazareth. C’est lui, le révélateur du Père et sa révélation historique, qui est l’Évangile qu’encore aujourd’hui nous annonçons comme réponse à la demande qui inquiète les Hommes depuis toujours. Se mettre au service de l’Homme pour comprendre l’angoisse qui le meut et proposer une échappatoire qui lui offre sérénité et joie est ce que l’on saisit dans la belle nouvelle que l’Église annonce.

Une nouvelle évangélisation, donc, parce qu’est nouveau le contexte où vivent nos contemporains ballottés souvent ici et là par des théories et des idéologies passées. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on préfère imposer une opinion plutôt que diriger vers la recherche de la vérité.

Ouvrir la “prison du langage”

L’exigence d’un langage nouveau, en mesure de se faire comprendre par les Hommes d’aujourd’hui, est une exigence que l’on ne peut pas ignorer, surtout pour le langage religieux marqué par une telle spécificité qu’elle apparaît souvent incompréhensible. Ouvrir la “prison du langage” pour favoriser une communication plus efficace et féconde est un engagement concret pour que l’Évangélisation soit réellement nouvelle.

Une icône qui pousse à regarder vers le haut

On retrouve dans la Sagrada Familia de Gaudí une icône à laquelle le nouveau dicastère entend se consacrer. Celui qui l’observe dans sa puissance architecturale trouve la voix d’hier et celle d’aujourd’hui. Il n’échappe à personne que c’est une église, un espace sacré qui ne peut être confondu avec aucune autre construction: ses flèches s’élancent vers le ciel, obligeant à regarder vers le haut. Ses piliers n’ont pas des chapiteaux ioniques ou corinthiens et, toutefois, ils y font penser même s’ils permettent d’aller au-delà pour suivre un entrelacs d’arcs qui évoque une forêt où le mystère envahit l’observateur et, sans l’annihiler, lui offre la sérénité.

La beauté de la Sagrada Familia sait parler à l’Homme d’aujourd’hui tout en conservant les traits fondamentaux de l’art antique. Sa présence semble s’opposer à la cité faite d’immeubles et de routes à perte de vue montrant la modernité à laquelle nous sommes invités. Les deux réalités coexistent et ne jurent pas l’une à côté de l’autre, elles semblent même au contraire faites l’une pour l’autre; l’église pour la ville et inversement. Il apparaît avec évidence, quoi qu’il en soit, que la ville sans laquelle l’église serait privée de quelque chose de substantiel, soulignerait un vide qui ne peut pas être comblé par davantage de béton, mais par quelque chose de plus vital qui pousse à regarder vers le haut sans précipitation et dans le silence de la contemplation.

(Titre original: « Ubicumque et semper. La nouvelle évangélisation » © L’Osservatore Romano en français - 27 janvier 2011)

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Jeudi 27 Janvier 2011 à 13:56

Au cours du Symposium international de missiologie, en cours à Caracas, l’évêque de San Cristobal (Venezuela), Mgr Mario del Valle Moronta Rodríguez, a dédié son discours inaugural au thème de « La conversion pastorale ». Nous publions ici un extrait de l’introduction de son discours.

« Je suis venu jeter un feu sur la terre… ! (Lc 12, 49)

Le thème de « La conversion pastorale » nous permet d’affronter les défis que le monde d’aujourd’hui présente à l’Église et à sa mission évangélisatrice. Les situations qui entourent l’action missionnaire de l’Église, exigent une attitude ferme de conversion permanente, centrée sur la raison d’être de sa Mission : Jésus-Christ, le Seigneur.

Si l’Église n’agit pas ainsi, jamais elle ne sera fidèle à sa mission et n’en fera qu’un exercice religieux avec quelques conséquences importantes. Mais l’Église se doit d’agir toujours au nom du Seigneur, selon la propre expérience de la vie du disciple. Ainsi, elle pourra chercher de nouveaux disciples pour le Seigneur, et maintenir le feu de l’Esprit ravivé dans chacun de ses membres.

Les tentations à la médiocrité, au conformisme, au matérialisme et à la soif de pouvoir, peuvent mêler la manière d’être et d’agir de beaucoup de croyants. Mais, si l’Église agit au nom de Jésus, non seulement obtiendra-t-elle tout ce qu’elle lui demandera, mais elle sera en train d’accomplir ce que le Maître enseigna à ses apôtres : qu’il est venu mettre un feu spécial sur la terre… et il veut qu’il soit allumé (Lc 12, 49).

Pour ce faire, l’Église – avec tous ses membres – doit être clairement consciente qu’elle est dans le monde sans être du monde, afin de pouvoir édifier en lui le Royaume de Dieu.

Certes, tout cela implique de la persévérance, de la constance et une conscience éclairée de sa mission. Le Seigneur veut que son feu de salut s’allume même aujourd’hui. C’est ce qu’il a confié à son Église: qu’elle allume le feu du changement, du renouvellement, de celui qui purifie et détruit ce qui est mauvais, afin de purifier le don du Salut et de la Liberté pour tous les êtres humains.

Le Seigneur est venu au monde pour le changer, pour le transformer en nouvelle création. Après son Ascension, il a fait don du témoignage à l’Église afin de pouvoir continuer cette mission dans le temps et l’espace. Aujourd’hui, au milieu d’un monde assommé par le relativisme et la division, par le matérialisme et l’individualisme, ainsi que par tant de tragédies, surtout d’ordre moral, l’Église se doit d’être fidèle à son Seigneur. Car ce dernier a demandé de faire brûler son feu afin que cette transformation se réalise.

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Mercredi 26 Janvier 2011 à 16:20

Le Ier Symposium international de missiologie dédié au thème « Sécularisation présente et future, défi pour la mission », a débuté le 24 janvier avec la participation des représentants de 14 pays, dont le Directeur national des OPM au Canada, le père André Gagnon, s.j.. Le Symposium en question se place dans le cadre de la préparation du IVe Congrès missionnaire américain (CAM4).

Au cours de l’ouverture des travaux, le père Andrea Bignotti, i.m.c., Directeur national des OPM au Venezuela, dans son discours, a indiqué que le Symposium, au travers du thème choisi « élargit et approfondit l’urgence et l’engagement missionnaire de notre continent (l’Amérique) qui compte le plus grand nombre de catholiques ». Il a également rappelé qu’« est venu le moment pour l’Église du Continent de l’espérance de prendre en main la Mission, non seulement inter gentes, mais également ad gentes, de manière dynamique parce qu’elle est encore en vigueur ».

La journée de travail a commencé par l’intervention de Mgr Reinaldo Del Prette, Archevêque de Valencia, qui a parlé de la Mission continentale, de ses motifs et de ses buts. La messe du premier jour a été présidée par Mgr Baltazar Porras, Archevêque de Merida, premier Vice-président du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), et concélébrée par tous les prêtres présents. Le département Missions et Spiritualité du CELAM, était représenté par le frère Carlos Raimundo Rockenbach, o.f.m.cap.

Le groupe responsable du Symposium est composé du Père Andrea Bignotti, i.m.c., Directeur national des OPM au Venezuela, de Mgr Oswaldo Azuaje, Évêque auxiliaire de Maracaibo, de Mgr Jesús Alfonso Guerrero, Président de la Commission épiscopale pour les missions et du P. Ricardo Guillen, délégué pour les missions de l’archidiocèse de Caracas.

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