Actualité

Lundi 25 Mai 2015 à 12:13
Le Pape et l'importance d'aller aux périphéries.

Message du Saint-Père pour le Dimanche missionnaire mondial de 2015

célébré cette année le 18 octobre

 

Chers frères et sœurs,

Le Dimanche missionnaire mondial 2015 a lieu dans le cadre de l’Année de la vie consacrée et en reçoit un élan pour la prière et la réflexion. En effet, si tout baptisé est appelé à rendre témoignage au Seigneur Jésus en annonçant la foi reçue en don, cela vaut de manière particulière pour la personne consacrée, parce qu’un lien fort subsiste entre la vie consacrée et la Mission. La sequela Christi, qui a suscité l’avènement de la vie consacrée au sein de l’Église, répond à l’appel à prendre la Croix et à se mettre à sa suite, à imiter sa consécration au Père et ses gestes de service et d’amour, à perdre la vie pour la retrouver. Et puisque toute l’existence du Christ a un caractère missionnaire, les hommes et les femmes qui le suivent de plus près assument pleinement ce même caractère.

La dimension missionnaire, en ce qu’elle appartient à la nature même de l’Église, est également intrinsèque à toute forme de vie consacrée, et ne peut être négligée sans créer un vide qui défigure le charisme. La Mission n’est pas prosélytisme ou simple stratégie. Elle fait partie de la « grammaire » de la foi. Il s’agit de quelque chose d’indispensable pour celui qui se met à l’écoute de la voix de l’Esprit qui murmure « viens » et « va ». Celui qui suit le Christ ne peut que devenir missionnaire, et il sait que Jésus « marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire. » (Evangelii Gaudium, n. 266)

 

Passion pour Jésus et pour l’Humanité

La Mission est passion pour Jésus Christ et, en même temps, passion pour les personnes. Lorsque nous nous tenons en prière devant Jésus crucifié, nous reconnaissons la grandeur de son amour qui nous donne dignité et nous soutient et, en même temps, nous percevons que cet amour qui part de son cœur transpercé s’étend à tout le peuple de Dieu et à l’Humanité entière. Ainsi nous sentons qu’il veut aussi se servir de nous pour arriver toujours plus près de son peuple bien-aimé (cf. ibid., n. 268) et de tous ceux qui le cherchent avec un cœur sincère. Dans le commandement de Jésus « Allez » sont présents les scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission évangélisatrice de l’Église. En elle, tous sont appelés à annoncer l’Évangile par le témoignage de la vie. Aux consacrés, il est demandé en particulier d’écouter la voix de l’Esprit qui les appelle à aller vers les grandes périphéries de la Mission, parmi les peuples auxquels n’est pas encore parvenu l’Évangile.

 

« Celui qui accueille la Mission est appelé à vivre de mission »

Le cinquantième anniversaire du décret conciliaire Ad gentes nous invite à relire et à méditer ce document qui suscita un fort élan missionnaire au sein des Instituts de vie consacrée. Dans les communautés contemplatives fut remise en évidence la figure de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des missions, en tant qu’inspiratrice du lien intime entre la vie contemplative et la Mission. Pour de nombreuses congrégations religieuses de vie active, le désir missionnaire provenant du Concile Vatican II se traduisit par une extraordinaire ouverture à la mission ad gentes, souvent accompagnée par l’accueil de frères et sœurs provenant des terres et des cultures rencontrées dans le cadre de l’évangélisation, au point qu’aujourd’hui, il est possible de parler d’une interculturalité diffuse au sein de la vie consacrée. C’est pourquoi il est urgent de proposer à nouveau l’idéal de la Mission dans son aspect central : Jésus Christ, et dans son exigence : le don total de soi en vue de l’annonce de l’Évangile. Il ne peut exister de compromis à ce propos : celui qui, avec la grâce de Dieu, accueille la Mission, est appelé à vivre de mission. Pour ces personnes, l’annonce du Christ, au sein des multiples périphéries du monde, devient la manière de vivre à sa suite et récompense de beaucoup de fatigues et de privations. Toute tendance à dévier de cette vocation, même si elle est accompagnée de nobles motivations liées aux nombreuses nécessités pastorales, ecclésiales ou humanitaires, ne s’accorde pas avec l’appel personnel du Seigneur au service de l’Évangile. Dans les Instituts missionnaires, les formateurs sont appelés tant à indiquer avec clarté et honnêteté cette perspective de vie et d’action qu’à faire autorité en ce qui concerne le discernement de vocations missionnaires authentiques. Je m’adresse surtout aux jeunes, qui sont encore capables de témoignages courageux et d’entreprises généreuses et parfois à contre-courant : ne vous laissez pas voler le rêve d’une vraie mission, d’une sequela Christi qui implique le don total de soi. Dans le secret de votre conscience, demandez-vous quelle est la raison pour laquelle vous avez choisi la vie religieuse missionnaire et mesurez votre disponibilité à l’accepter pour ce qu’elle est : un don d’amour au service de l’annonce de l’Évangile, en vous souvenant que, avant d’être un besoin pour ceux qui ne le connaissent pas, l’annonce de l’Évangile est une nécessité pour celui qui aime le Maître.

 

Suivre le Christ dans sa préférence pour les pauvres

Aujourd’hui, la Mission se trouve face au défi de respecter le besoin de tous les peuples de repartir de leurs propres racines et de sauvegarder les valeurs de leurs cultures respectives. Il s’agit de connaître et de respecter d’autres traditions et systèmes philosophiques et de reconnaître à chaque peuple et culture le droit d’être aidé par sa propre tradition dans la compréhension du mystère de Dieu et dans l’accueil de l’Évangile de Jésus, qui est lumière pour les cultures et force transformante pour ces dernières.

À l’intérieur de cette dynamique complexe, nous posons la question : « Qui sont les destinataires privilégiés de l’annonce évangélique ? » La réponse est claire et nous la trouvons dans l’Évangile lui-même : les pauvres, les petits et les infirmes, ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, ceux qui n’ont pas de quoi payer de retour. (cf. Lc 14, 13-14) L’Évangélisation s’adressant de manière préférentielle à eux est signe du royaume que Jésus est venu apporter : « Il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls. » (Evangelii gaudium, n. 48) Ceci doit être clair en particulier pour les personnes qui embrassent la vie consacrée missionnaire : par le vœu de pauvreté, elles choisissent de suivre le Christ dans sa préférence, non pas idéologiquement, mais comme lui, en s’identifiant avec les pauvres, en vivant comme eux dans la précarité de l’existence quotidienne et dans le renoncement à l’exercice de tout pouvoir pour devenir frères et sœurs des derniers, leur apportant le témoignage de la joie de l’Évangile et l’expression de la charité de Dieu.

Pour vivre le témoignage chrétien et les signes de l’amour du Père parmi les petits et les pauvres, les consacrés sont appelés à promouvoir dans le service de la Mission la présence des fidèles laïcs. Déjà, le concile œcuménique Vatican II affirmait : « Les laïcs coopèrent à l’œuvre d’évangélisation de l’Église et participent à titre de témoins, et en même temps d’instruments vivants à sa mission salvifique. » (Ad gentes, n. 41) Il est nécessaire que les consacrés missionnaires s’ouvrent toujours plus courageusement à ceux qui sont disposés à collaborer avec eux, même pour un temps limité, pour une expérience sur le terrain. Ce sont des frères et des sœurs qui désirent partager la vocation missionnaire inhérente au Baptême. Les maisons et les structures des missions sont des lieux naturels pour leur accueil et leur soutien humain, spirituel et apostolique.

 

« L’unité des disciples »

Les Institutions et les Œuvres missionnaires de l’Église sont totalement placées au service de ceux qui ne connaissent pas l’Évangile de Jésus. Pour réaliser efficacement ce but, elles ont besoin des charismes et de l’engagement missionnaire des consacrés, tout comme les consacrés ont besoin d’une structure de service, expression de la sollicitude de l’Évêque de Rome, pour garantir la koinonia, de sorte que la collaboration et la synergie fassent partie intégrante du témoignage missionnaire. Jésus a posé l’unité des disciples comme condition pour que le monde croie. (cf. Jn 17, 21) Une telle convergence n’équivaut pas à une soumission juridique et organisationnelle à des organismes institutionnels ou bien à une mortification de la fantaisie de l’Esprit qui suscite la diversité, mais signifie donner plus d’efficacité au message évangélique et promouvoir cette unité d’intentions qui est, elle aussi, fruit de l’Esprit.

L’œuvre missionnaire du Successeur de Pierre a un horizon apostolique universel. C’est pourquoi elle a également besoin des nombreux charismes de la vie consacrée pour s’adresser au vaste horizon de l’évangélisation et être en mesure d’assurer une présence adéquate aux frontières et dans les territoires atteints.

 

Conclusion

Chers frères et sœurs, la passion du missionnaire est l’Évangile. Saint Paul pouvait affirmer : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile » (1 Co 9, 16) L’Évangile est source de joie, de libération et de salut pour tout homme. L’Église est consciente de ce don et elle ne se lasse donc pas d’annoncer continuellement à tous « ce qui était au commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux ». (1 Jn 1, 1) La mission des serviteurs de la Parole – évêques, prêtres, religieux et laïcs – est celle de mettre tout un chacun, sans aucune exception, en rapport personnel avec le Christ. Dans l’immense champ de l’action missionnaire de l’Église, chaque baptisé est appelé à vivre au mieux son engagement, selon sa situation personnelle. Une réponse généreuse à cette vocation universelle peut être offerte par les consacrés et les consacrées au travers d’une intense vie de prière et d’union avec le Seigneur et avec son sacrifice rédempteur.

Alors que je confie à la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de l’Église et modèle missionnaire, tous ceux qui, ad gentes ou sur leur propre territoire, dans tous les états de vie, coopèrent à l’annonce de l’Évangile, j’envoie de tout cœur à chacun la bénédiction apostolique.

 

Du Vatican, 24 mai 2015


Solennité de la Pentecôte

Crédit photo: L'Osservatore Romano

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Jeudi 2 Avril 2015 à 15:12
François lave les pieds des détenus, prison de Rebibbia, Rome.

L’Église est en chemin vers Pâques. À Rome, comme dans le reste du monde, les chrétiens se préparent à commémorer la mort et la résurrection du Christ. En ce Jeudi saint, le Triduum Pascal s’est ouvert. La messe de la Cène du Seigneur, présidée par le pape François, a été célébrée dans la prison romaine de Rebibbia, dans l’Est de la capitale italienne.

Avant d’entrer dans la chapelle du pénitencier, le Souverain Pontife, accompagné par le vicaire de Rome, le cardinal Agostino Vallini, et par l’aumônier de la prison, le père Sandro Spriano, a longuement salué les membres du personnel du centre de détention et les détenus. Beaucoup l’ont embrassé, visiblement émus de le rencontrer.

Les prisonniers ont offert au Pape plusieurs cadeaux : un livre sur le Chemin de Croix, un crucifix, une icône en papier et un maillot flanqué d’un dessin représentant les barreaux d’une prison. Ils étaient ensuite 300 à assister à la messe in Cœna Domini : 150 femmes, dont 15 mères avec leurs enfants, détenues dans la prison voisine, et 150 hommes. À l’extérieur de l’église se trouvaient plus de 300 autres prisonniers, le personnel pénitentiaire et administratif et des bénévoles, accompagnés des membres de leur famille. Des écrans géants avaient été installés à l’intérieur du pénitencier.

« Jésus nous aime, mais sans limites »

Dans son homélie, François s’est concentré sur une phrase, « centrale » selon lui, de l'Évangile du jour : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15). « Jésus nous aime, mais sans limites, toujours, jusqu’à la fin, explique le Pape. Son amour pour nous n’a pas de limites. Il ne se fatigue pas d’aimer. Il nous aime tous, au point de donner sa vie pour chacun d’entre nous. Son amour est ainsi, il est personnel. Son amour ne déçoit jamais, car il ne se fatigue pas d’aimer, comme il ne se fatigue pas de pardonner, de nous embrasser. »

Jésus se fait esclave pour nous servir

Le Souverain Pontife explique ensuite ce geste « que les disciples ne comprenaient pas ». Laver les pieds, « c’était une habitude à cette époque, car quand les gens arrivaient dans une maison, elles avaient les pieds sales à cause de la poussière. Il n’y avait pas de pavés ! » plaisante alors François. Mais d'ajouter : « ce n’était pas le maître de maison qui s’en chargeait, mais les esclaves. L’amour de Jésus est tel qu’il s’est fait esclave pour nous servir, pour nous guérir, pour nous nettoyer. » Un geste, précise le Saint-Père, que les disciples seraient amenés à ne comprendre que plus tard.

« Il faut avoir la certitude que quand le Seigneur nous lave les pieds, Il nous purifie, poursuit François. Il nous fait sentir une nouvelle fois son amour. » Puis s’adressant aux douze détenus à qui il lavera ensuite les pieds, il explique s’adresser à toutes les personnes présentes. Ajoutant qu’il a lui aussi besoin d’être laver par le Seigneur. « C’est pour cela que vous priez pendant cette messe, pour que je devienne plus esclave que vous, plus esclave dans le service envers les personnes, comme l’a été Jésus ».

Le Saint-Père a ainsi lavé les pieds de six prisonnières – deux Nigérianes, une Congolaise, une Équatorienne et deux Italiennes – et de six prisonniers, dont un Brésilien et un Nigérian.

Radio Vatican

Crédit photo: CTV

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Jeudi 2 Avril 2015 à 14:05
Le pape François célèbre la messe chrismale 2015.

Accepter sa fatigue et apprendre à se reposer en Dieu : c’est le double appel lancé par le Pape aux prêtres du monde entier, lors de la messe chrismale célébrée jeudi matin en la basilique Saint-Pierre. François était entouré des prêtres de son diocèse de Rome, lesquels ont renouvelé leurs promesses sacerdotales, comme le prévoit la liturgie. C’est également au cours de cette messe que le Saint-Chrême et les Huiles Saintes ont été consacrées.

Devant ces milliers de prêtres, et une centaine d'évêques et de cardinaux, le Souverain Pontife est donc longuement revenu sur la charge sacerdotale, les engagements qu’elle implique, les fatigues pastorales qu’elle engendre et la manière dont Dieu lui-même en prend soin.

« La fatigue des prêtres ! » C’est une réalité, et le Pape avoue y penser souvent. Mais cette fatigue est aussi précieuse, précise-t-il, elle est comme l’encens qui monte silencieusement vers le Ciel, et va droit au cœur du père. Devant cette fatigue : une seule solution, le repos. Mais attention, le repos en Dieu. Le prêtre doit apprendre à se reposer. Là se trouve la clef de la fécondité pastorale, là se joue la confiance mais aussi le souvenir que les prêtres sont aussi des brebis.

Les prêtres, des brebis, mais aussi et surtout des pasteurs qui doivent porter la bonne nouvelle aux pauvres, consoler les affligés et soigner les cœurs brisés. Ces tâches requièrent la compassion la plus absolue. Le cœur du prêtre se réjouit avec ses fidèles, pleure avec eux. Tant d’émotions bouleversent son cœur, et le fatiguent aussi.

Trois types de fatigues

Les fatigues justement, François en recense trois types : la fatigue des foules d’abord, celle-là même qu’a connue Jésus. Une fatigue épuisante, mais saine, celle du pasteur au milieu de ses brebis, du père entouré de ses enfants.

Deuxième type de fatigue : celle des ennemis, car le démon et ses adeptes ne dorment pas. Le prêtre doit défendre le troupeau et se défendre soi-même du mal, avec l’aide de Dieu.

Et enfin, la fatigue la plus dangereuse, car plus insidieuse et autoréférentielle, celle de « soi-même » : on se déçoit soi-même, on manque de persévérance. C’est une fatigue qui « minaude avec la mondanité spirituelle », affirme François.

Mais le Seigneur s’occupe de nous et de notre fatigue, assure le Pape. Le Lavement des pieds en est peut-être la plus belle image, la plus profonde, la plus mystérieuse aussi. Le Christ purifie lui-même le désir de le suivre. Alors, sachons apprendre à être fatigués, mais bien fatigués.

 

Radio Vatican

Crédit photo: AFP

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Lundi 30 Mars 2015 à 11:01
Cérémonie des Rameaux, place Saint-Pierre, 2015.

Ce dimanche matin, sur la place Saint-Pierre, le pape François a donné le coup d’envoi de la Semaine sainte qui a commencé par une procession festive. Le Pape a refait les gestes symboliques évoquant l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, accueilli par l’enthousiasme des pauvres, séduits par son humilité, sa douceur et sa miséricorde. Après la procession solennelle, il a célébré la messe place Saint-Pierre.

« En cette semaine, la Semaine sainte qui nous conduit à Pâques, nous irons sur ce chemin de l’abaissement de Jésus ».  Car, rappelle la Pape dans son homélie, au centre de la célébration du dimanche des Rameaux « qui apparaît si festive », il y a l’abaissement (ndlr : l’humiliation, en italien) de Jésus – expression utilisée dans la Lettre aux Philippiens –, l’humilité. « S’abaisser est avant tout le style de Dieu : Dieu s’abaisse pour marcher avec son peuple, pour supporter ses infidélités ».

Pas d'humilité, sans humiliation

Mépris, tromperie, trahison, arrestation, abandon, condamnation à mort, reniement, raillerie, couronnement d’épines… François énumère les épreuves qu’endurera Jésus en cette Semaine sainte. « Il n’existe pas d’humilité sans humiliation », le chemin de l’humilité est le chemin de Dieu, « il n’en existe pas d’autres ».

En parcourant jusqu’au bout cette route, le Fils de Dieu a assumé la « condition de serviteur ». Humilité veut dire service, souligne François. Cela veut dire « laisser la place à Dieu, se dépouiller de soi-même, “se vidant”, comme dit l’Écriture (v. 7). C’est l’humiliation la plus grande ».

Il existe une autre voie, celle de la mondanité que le Pape rejette, car elle est « contraire au Christ ». Dans le désert, Jésus a refusé cette offre proposée par le malin, et « avec lui, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation, non seulement dans les grandes occasions, mais aussi dans les situations ordinaires de la vie ».

Suivre Jésus et les martyrs d'aujourd'hui

François salue l’exemple de beaucoup d’hommes et de femmes qui, « dans le silence et de façon cachée », chaque jour, renoncent à eux-mêmes pour servir les autres : un parent malade, une personne âgée seule, une personne avec un handicap…

Il salue « l’abaissement de tous ceux qui, en raison de leur comportement fidèle à l’Évangile, sont discriminés et le paient de leur personne ». Il évoque le sort de ces frères et sœurs persécutés, parce que chrétiens, « les martyrs d’aujourd’hui » qui ne renient pas Jésus et supportent avec dignité des insultes et des outrages, suivant le chemin de Jésus. Une « nuée de témoins » qu’il nous faut suivre résolument, conclut François.

 

 

Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

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