Actualité

Mercredi 20 Juin 2012 à 15:38

C’est du 19 au 21 juin dernier dans la ville de Montréal, que s’est déroulée la rencontre du Conseil national des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) au Canada francophone. Ce rassemblement, qui se veut un temps de formation, de réflexion et de partage, avait comme fond la Nouvelle Évangélisation et plus particulièrement, le thème du Dimanche missionnaire mondial 2012 pour le Canada francophone : « Héritiers, héritières de la Parole de Dieu… donnons à boire à nos frères et sœurs ».

Cette rencontre, préparée par les OPM au Canada francophone, comptait la présence des directrices et directeurs diocésains venus de plusieurs provinces du Canada – Québec, Nouveau-Brunswick, Manitoba, Ontario – ainsi que des membres du bureau national des OPM au Canada sous la direction du Père André Gagnon, s.j., directeur national des OPM au Canada francophone. 

Parmi les personnes présentes à ce rendez-vous bisannuel, soulignons la participation de Mgr Jan Dumon, secrétaire général de l’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre, et de Mlle Baptistine Ralamboarison, secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, tous les deux venus de Rome pour découvrir ce qui se fait aux OPM au Canada francophone. Leurs interventions, qui furent bien appréciées, ont permis aux membres du Conseil national d’approfondir la vocation et le rôle missionnaires des OPM au Canada. Enfin, mentionnons également la présence du Comité des missions de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec qui, sous la direction de Mgr. Gilles Lussier, évêque du diocèse de Joliette, a animé une réflexion sur la recherche des voies d’avenir pour l’animation missionnaire dans un contexte de nouvelle évangélisation.

Crédit photos : Œuvre pontificale de la propagation de la foi © 2012

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Vendredi 25 Mai 2012 à 12:24

Du 26 novembre au 1er décembre 2013, aura lieu à Maracaibo, au Venezuela, le IVe Congrès missionnaire de l’Amérique : le CAM 4 – COMLA 9. Toute l’Amérique, du Canada jusqu’à l’Argentine, est invitée à y participer.

Le CAM 4 – Comla9 se veut un temps de grâce où l’Esprit-Saint pourra à nouveau nous inviter à une nouvelle conversion; à faire un changement dans notre vie qui va nous demander des propositions ainsi que des solutions nouvelles pour la Mission.

Nous savons et nous croyons que nous sommes dans un nouveau modèle missionnaire qui fait face aux nouvelles urgences et exigences de notre époque. Ce sera au Congrès de nous réinterroger afin de mieux comprendre comment « faire mission » aujourd’hui dans notre Amérique où cohabitent divers façons de comprendre la Mission, selon l’expérience chrétienne vécue par chacun.

THÈME

Le thème de cette rencontre internationale est “Disciples missionnaires de Jésus-Christ dans un monde sécularisé et pluriculturel.

La sécularisation se concilie très bien avec un monde sans références religieuses clairement identifiées. Cela ne se traduit pas dans la disparition de toute forme de religion, mais plutôt dans un processus complexe de réorganisation des croyances.

La pluriculturalité, quant à elle, constitue un nouveau facteur de la société contemporaine, qui se manifeste de mille façons et de manière effrénée. Ceci affecte autant les Églises que les sociétés.

SLOGAN

Le slogan de ce Congrès: “Amérique missionnaire, partage ta foi”

HISTORIQUE

Organisés par les Œuvres pontificales missionnaires (OPM), les congrès missionnaires latino-américains (COMLA) ont été lancés il y a plus de 35 ans. À ce jour, huit pays – du Mexique au Pérou, en passant par le Brésil et l’Équateur – ont accueilli des catholiques provenant de tous les pays d’Amérique latine. Mais c’est au sixième COMLA, tenu en 1999 en Argentine, que des délégués canadiens et américains participèrent pour la première fois à ce rassemblement. Celui-ci devint le CAM 1 - COMLA 6, car, désormais, toute l’Église missionnaire de l’Amérique était représentée.

PRÉPARATION du CANADA

Une délégation canadienne sera au Venezuela pour le CAM 4 – COMLA 9, accompagnée du Père André Gagnon, s.j., directeur national des OPM au Canada francophone. Elle apportera et présentera aux délégations de toute l’Amérique une sculpture évoquant le Feu de l’Église missionnaire au Canada : la Flamme missionnaire.

Créée pour cette occasion, la Flamme missionnaire fait le tour des diocèses et archidiocèses francophones du Canada depuis juin 2011, en préparation au Congrès missionnaire de 2013. Une célébration eucharistique a lieu à chaque endroit où elle passe, et ce, afin de prier et de faire communion avec tous les peuples du continent américain qui marchent sur le chemin de la Mission permanente. Ce geste de solidarité missionnaire est aussi une manière d’exprimer notre soutien envers ceux et celles qui participeront au CAM4 – COMLA 9 au nom de l’Église au Canada.

Si vous désirez vous joindre à la délégation canadienne ou si vous avez des questions, veuillez communiquer avec la direction en écrivant à: direction.nationale@opmcanada.ca ou au responsable des communications à communications@opmcanada.ca


Pour plus d'informations, visitez le site du CAM 4 – COMLA 9.

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Samedi 12 Mai 2012 à 10:24

Le matin du vendredi 11 mai, Benoît XVI a reçu au Vatican 117 directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires (OPM), desquels était présent le père André Gagnon, s.j., directeur national des OPM au Canada francophone. Dans son discours adressé à la délégation des directeurs des OPM qui étaient au terme de leur Assemblée générale annuelle des OPM, le Pape a affirmé que la Mission a aujourd’hui « besoin de renouveler la confiance dans l’action de Dieu », qu’elle a besoin d’une « prière plus intense ».

Jésus: le point de référence

« Jésus, le Verbe incarné est toujours le centre de l’annonce, le point de référence qui indique la méthodologie de la mission évangélisatrice, leur a-t-il dit. Le message du Christ, aujourd’hui comme hier, ne peut s’adapter à la logique de ce monde, car il est prophétie et libération. »

Le Pape a expliqué que « parcourir les chemins du monde pour proclamer l’Évangile à tous les peuples de la terre et les mener à la rencontre avec le Seigneur, exigeait ainsi que celui qui annonce ait un rapport personnel et quotidien avec le Christ, qu’il le connaisse et l’aime profondément. »

Les témoins: indispensables au chemin de l’Évangile

Le Saint-Père a également invité les responsables des OPM à aider à conserver la « joie d’évangéliser même dans des contextes difficiles. L’annonce de la Bonne Nouvelle comporte des difficultés et des souffrances, a précisé Benoît XVI, mais en dépit des problèmes et de la tragique réalité de la persécution, l’Église ne se décourage pas, consciente que, comme toujours dans l’histoire chrétienne, les martyrs, autrement dit les témoins, sont nombreux et indispensables au chemin de l’Évangile. »

Le droit de recevoir l’Évangile de la Vérité

Le Successeur de Pierre a souligné que Jésus, « le visage humain de Dieu », doit être le centre de l’annonce dans l’œuvre missionnaire et évangélisatrice. « Tout Homme et tout peuple, a-t-il ajouté, a le droit de recevoir l’Évangile de la Vérité.(…) À l’époque qui est la nôtre, l’évangélisation – qui a toujours un caractère d’urgence – pousse l’Église à œuvrer avec un rythme plus accéléré sur les chemins du monde, afin de conduire tout Homme à la connaissance du Christ.

« En effet, ce n’est que dans la vérité, qui est Christ lui-même, que l’Humanité peut découvrir le sens de l’existence, trouver le salut, et croître dans la justice et dans la paix. »

Pour les personnes engagées dans l’animation et la formation

Enfin, le Saint-Père a eu des paroles d’encouragement pour ceux et celles qui sont engagées dans l’animation et la formation missionnaires:

« Soyez toujours et encore l’expression visible et concrète de la communion de personnes et de milieux d’Église, qui, comme des vases communicants, vivent la même vocation et la même tension missionnaires et qui, dans tous les coins du monde, œuvrent pour semer le Verbe de Vérité chez tous les peuples et cultures. »

D’après un texte de Radio Vatican

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Dimanche 8 Avril 2012 à 15:17

ROME – Homélie de Benoît XVI de la veillée pascale dans la nuit du 7 avril 2012, à la basilique Saint-Pierre.

Chers frères et sœurs!

Pâques est la fête de la nouvelle création. Jésus est ressuscité et ne meurt plus. Il a enfoncé la porte vers une vie nouvelle qui ne connaît plus ni maladie ni mort. Il a pris l’Homme en Dieu lui-même. « La chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu » avait dit Paul dans la Première Lettre aux Corinthiens (15, 50). L’écrivain ecclésiastique Tertullien, au IIIe siècle, en référence à la résurrection du Christ et à notre résurrection avait l’audace d’écrire : « Ayez confiance, chair et sang, grâce au Christ vous avez acquis une place dans le Ciel et dans le royaume de Dieu » (CCL II 994). Une nouvelle dimension s’est ouverte pour l’Homme. La Création est devenue plus grande et plus vaste. Pâques est le jour d’une nouvelle création, c’est la raison pour laquelle en ce jour l’Église commence la liturgie par l’ancienne création, afin que nous apprenions à bien comprendre la nouvelle. C’est pourquoi, au début de la Liturgie de la Parole durant la Vigile pascale, il y a le récit de la création du monde.

L’Homme jaillit de la lumière de Dieu

En relation à cela, deux choses sont particulièrement importantes dans le contexte de la liturgie de ce jour. En premier lieu, la Création est présentée comme un tout dont fait partie le phénomène du temps. Les sept jours sont une image d’une totalité qui se déroule dans le temps. Ils sont ordonnés en vue du septième jour, le jour de la liberté de toutes les créatures pour Dieu et des unes pour les autres. La Création est donc orientée vers la communion entre Dieu et la créature ; elle existe afin qu’il y ait un espace de réponse à la grande gloire de Dieu, une rencontre d’amour et de liberté. En second lieu, durant la Vigile pascale, du récit de la Création, l’Église écoute surtout la première phrase : « Dieu dit : ‘Que la lumière soit’ ! » (Gen 1, 3). Le récit de la Création, d’une façon symbolique, commence par la création de la lumière. Le soleil et la lune sont créés seulement le quatrième jour. Le récit de la Création les appelle sources de lumière, que Dieu a placées dans le firmament du ciel. Ainsi il leur ôte consciemment le caractère divin que les grandes religions leur avaient attribué. Non, ce ne sont en rien des dieux. Ce sont des corps lumineux, créés par l’unique Dieu. Ils sont en revanche précédés de la lumière par laquelle la gloire de Dieu se reflète dans la nature de l’être qui est créé.

“La lumière rend possible la vie”

Qu’entend par là le récit de la Création ? La lumière rend possible la vie. Elle rend possible la rencontre. Elle rend possible la communication. Elle rend possible la connaissance, l’accès à la réalité, à la vérité. Et en rendant possible la connaissance, elle rend possible la liberté et le progrès. Le mal se cache. La lumière par conséquent est aussi une expression du bien qui est luminosité et créé la luminosité. C’est le jour dans lequel nous pouvons œuvrer. Le fait que Dieu ait créé la lumière signifie que Dieu a créé le monde comme lieu de connaissance et de vérité, lieu de rencontre et de liberté, lieu du bien et de l’amour. La matière première du monde est bonne, l’être même est bon. Et le mal ne provient pas de l’être qui est créé par Dieu, mais existe en vertu de la négation. C’est le « non ».

La résurrection de Jésus: nouveau jour de Dieu

À Pâques, au matin du premier jour de la semaine, Dieu a dit de nouveau : « Que la lumière soit ! ». Auparavant il y avait eu la nuit du Mont des Oliviers, l’éclipse solaire de la passion et de la mort de Jésus, la nuit du sépulcre. Mais désormais c’est de nouveau le premier jour -­ la Création recommence entièrement nouvelle. « Que la lumière soit ! », dit Dieu, « et la lumière fut ». Jésus se lève du tombeau. La vie est plus forte que la mort. Le bien est plus fort que le mal. L’amour est plus fort que la haine. La vérité est plus forte que le mensonge. L’obscurité des jours passés est dissipée au moment où Jésus ressuscite du tombeau et devient, lui-même, pure lumière de Dieu. Ceci, toutefois, ne se réfère pas seulement à lui ni à l’obscurité de ces jours. Avec la résurrection de Jésus, la lumière elle-même est créée de façon nouvelle. Il nous attire tous derrière lui dans la nouvelle vie de la résurrection et vainc toute forme d’obscurité. Il est le nouveau jour de Dieu, qui vaut pour nous tous.

Mais comment cela peut-il arriver ? Comment tout cela peut-il parvenir jusqu’à nous de façon que cela ne reste pas seulement parole, mais devienne une réalité dans laquelle nous sommes impliqués ? Par le sacrement du Baptême et la profession de foi, le Seigneur a construit un pont vers nous, par lequel le nouveau jour vient à nous. Dans le Baptême, le Seigneur dit à celui qui le reçoit : Fiat lux - que la lumière soit. Le nouveau jour, le jour de la vie indestructible vient aussi à nous. Le Christ te prend par la main. Désormais tu seras soutenu par lui et tu entreras ainsi dans la lumière, dans la vraie vie. Pour cette raison, l’Église primitive a appelé le Baptême « photismos » – ­ illumination.

La menace de l’obscurité

Pourquoi ? L’obscurité vraiment menaçante pour l’Homme est le fait que lui, en vérité, est capable de voir et de rechercher les choses tangibles, matérielles, mais il ne voit pas où va le monde et d’où il vient. Où va notre vie elle-même. Ce qu’est le bien et ce qu’est le mal. L’obscurité sur Dieu et sur les valeurs sont la vraie menace pour notre existence et pour le monde en général. Si Dieu et les valeurs, la différence entre le bien et le mal restent dans l’obscurité, alors toutes les autres illuminations, qui nous donnent un pouvoir aussi incroyable, ne sont pas seulement des progrès, mais en même temps elles sont aussi des menaces qui mettent en péril nous et le monde. Aujourd’hui nous pouvons illuminer nos villes d’une façon tellement éblouissante que les étoiles du ciel ne sont plus visibles. N’est-ce pas une image de la problématique du fait que nous soyons illuminés ? Sur les choses matérielles nous savons et nous pouvons incroyablement beaucoup, mais ce qui va au-delà de cela, Dieu et le bien, nous ne réussissons plus à l’identifier. C’est pourquoi, c’est la foi qui nous montre la lumière de Dieu, la véritable illumination, elle est une irruption de la lumière de Dieu dans notre monde, une ouverture de nos yeux à la vraie lumière.

La symbolique du cierge pascal

Chers amis, je voudrais enfin ajouter encore une pensée sur la lumière et sur l’illumination. Durant la Vigile pascale, la nuit de la nouvelle Création, l’Église présente le mystère de la lumière avec un symbole tout à fait particulier et très humble : le cierge pascal. C’est une lumière qui vit en vertu du sacrifice. Le cierge illumine en se consumant lui-même. Il donne la lumière en se donnant lui-même. Ainsi il représente d’une façon merveilleuse le mystère pascal du Christ qui se donne lui-même et ainsi donne la grande lumière. En second lieu, nous pouvons réfléchir sur le fait que la lumière du cierge est du feu. Le feu est une force qui modèle le monde, un pouvoir qui transforme. Et le feu donne la chaleur. Là encore le mystère du Christ se rend à nouveau visible. Le Christ, la lumière est feu, il est la flamme qui brûle le mal transformant ainsi le monde et nous-mêmes. « Qui est près de moi est près du feu », exprime une parole de Jésus transmise par Origène. Et ce feu est en même temps chaleur, non une lumière froide, mais une lumière dans laquelle se rencontrent la chaleur et la bonté de Dieu.

L’Église existe afin que la lumière du Christ puisse illuminer le monde

Le grand hymne de l’Exultet, que le diacre chante au début de la liturgie pascale, nous fait encore remarquer d’une façon très discrète un autre aspect. Il rappelle que ce produit, la cire, est du en premier lieu au travail des abeilles. Ainsi entre en jeu la création tout entière. Dans la cire, la création devient porteuse de lumière. Mais, selon la pensée des Pères, il y a aussi une allusion implicite à l’Église. La coopération de la communauté vivante des fidèles dans l’Église est presque semblable à l’œuvre des abeilles. Elle construit la communauté de la lumière. Nous pouvons ainsi voir dans la cire un rappel fait à nous-mêmes et à notre communion dans la communauté de l’Église, qu’elle existe afin que la lumière du Christ puisse illuminer le monde.

Prions le Seigneur à présent de nous faire expérimenter la joie de sa lumière, et prions-le, afin que nous-mêmes nous devenions des porteurs de sa lumière, pour qu’à travers l’Église la splendeur du visage du Christ entre dans le monde (cf. LG 1).

Amen.

Crédit photo : news.va

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