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Jeudi 28 Février 2013 à 14:27
Le pape Benoît fait ses adieux au Collège cardinalice

Dans la matinée du jeudi 28 février 2013, dernier jour de son pontificat, le pape Benoît XVI a voulu rencontrer dans la salle Clémentine les cardinaux présents à Rome, pour les saluer avant son départ. Avant de saluer personnellement chaque cardinal, le Pape a prononcé les paroles suivantes :

 

Vénérés et chers frères!

 

C’est avec une grande joie que je vous accueille et que j’adresse à chacun mon plus cordial salut. Je remercie le cardinal Angelo Sodano qui, comme toujours, a su se faire l’interprète des sentiments de tout le Collège: Cor ad cor loquitur. Merci de tout cœur, Éminence. Et je voudrais dire — en reprenant la référence à l’expérience des disciples d’Emmaüs — que pour moi aussi, cela a été une joie de marcher avec vous au cours de ces années, à la lumière de la présence du Seigneur ressuscité.

Prier le Seigneur afin de croître dans l’unité

Comme je l’ai dit hier devant les milliers de fidèles qui emplissaient la  place Saint-Pierre, votre proximité et votre conseil m’ont été d’une grande aide dans mon ministère. Pendant ces huit ans, nous avons vécu avec foi de très beaux moments de lumière radieuse sur le chemin de l’Église, ainsi que des moments où quelques nuages ont voilé le ciel. Nous avons cherché à servir le Christ et son Église avec un amour profond et total, qui est l’âme de notre ministère. Nous avons donné de l’espérance, celle qui nous vient du Christ qui seul peut illuminer le chemin. Ensemble, nous pouvons rendre grâce au Seigneur qui nous a fait croître dans la communion, et le prier ensemble de vous aider à croître encore dans cette unité profonde, afin que le Collège des cardinaux soit comme un orchestre, où les diversités — expression de l’Église universelle — contribuent toujours à l’harmonie supérieure et unanime.

L’Église est un corps vivant

Je voudrais vous laisser une pensée simple, qui me tient beaucoup à cœur : une pensée sur l’Église, sur son ministère, qui constitue pour nous tous — pouvons-nous dire — la raison et la passion de notre vie. J’emprunte, pour m’aider, une expression de Romano Guardini, écrite précisément l’année où les Pères du Concile Vatican II approuvèrent la constitution Lumen Gentium, dans son dernier livre, avec une dédicace personnelle également pour moi; c’est pourquoi les paroles de ce livre me sont particulièrement chères. Romano Guardini dit : L’Église « n’est pas une institution conçue et construite de façon théorique... mais une réalité vivante... Elle vit au cours du temps, en devenir, comme tout être vivant, en se transformant... Et pourtant, dans sa nature, elle demeure toujours la même, et son cœur est le Christ ». C’est l’expérience que nous avons faite, me semble-t-il, hier place Saint-Pierre : voir que l’Église est un corps vivant, animé par l’Esprit Saint et qu’elle vit réellement par la force de Dieu. Elle est dans le monde, mais elle n’appartient pas au monde : elle appartient à Dieu, au Christ, à l’Esprit. Nous l’avons vu hier. C’est pourquoi l’autre expression célèbre de Romano Guardini est également vraie et éloquente : « L’Église se réveille dans les âmes ». L’Église vit, grandit et se réveille dans les âmes qui — comme la Vierge Marie — accueillent la Parole de Dieu et la conçoivent par l’opération de l’Esprit Saint; elles offrent à Dieu leur propre chair et, précisément dans leur pauvreté et leur humilité, elles deviennent capables d’engendrer le Christ aujourd’hui dans le monde. Par l’Église, le mystère de l’Incarnation demeure présent pour toujours. Le Christ continue à marcher à travers les temps et tous les lieux.

« Demeurons unis »

Chers frères, demeurons unis dans ce Mystère : dans la prière, en particulier dans l’Eucharistie quotidienne, et servons ainsi l’Église et l’Humanité tout entière. Telle est notre joie, que personne ne peut nous ôter.

Avant de vous saluer personnellement, je désire vous dire que je continuerai d’être proche de vous par la prière, en particulier au cours des prochains jours, afin que vous soyez pleinement dociles à l’action de l’Esprit Saint pour l’élection du nouveau Pape. Que le Seigneur vous montre quelle est sa volonté. Et parmi vous, parmi le Collège cardinalice, se trouve également le futur Pape, auquel je promets dès aujourd’hui mon respect et mon obéissance inconditionnels. Pour cela, avec affection et reconnaissance, je vous donne de tout cœur la bénédiction apostolique.

 

Source: Osservatore Romano

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Jeudi 28 Février 2013 à 12:31
Dernière audience générale de Benoît XVI

27 février 2013 - Place Saint-Pierre, Vatican

 

Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,

Illustres autorités,

Chers frères et sœurs,

 

Je vous remercie d’être venus si nombreux à ma dernière audience générale.

Merci de tout cœur! Je suis véritablement ému! Et je vois l’Église vivante! Et je pense que nous devons également rendre grâce au Créateur pour le beau temps qu’il nous donne en ce moment, alors que nous sommes encore en hiver.

Comme l’apôtre Paul dans le texte biblique que nous avons écouté, je sens moi aussi dans mon cœur le devoir de rendre surtout grâce à Dieu, qui guide et fait croître l’Église, qui sème sa Parole et nourrit ainsi la foi dans son Peuple. En ce moment, mon âme s’étend et embrasse toute l’Église présente dans le monde; et je rends grâce à Dieu pour les « nouvelles » qu’en ces années du ministère pétrinien, j’ai pu recevoir en ce qui concerne la foi dans le Seigneur Jésus Christ, et de la charité qui circule réellement dans le Corps de l’Église et le fait vivre dans l’amour, et de l’espérance qui nous ouvre et nous oriente vers la vie en plénitude, vers la patrie du Ciel.

Je sens que je vous porte tous dans la prière, dans un présent qui est celui de Dieu, où je recueille chaque rencontre, chaque voyage, chaque visite pastorale. Je recueille tout et tous dans la prière pour les confier au Seigneur: car nous connaissons pleinement sa volonté, avec toute la sagesse et l’intelligence spirituelle, et parce que nous pouvons nous comporter de façon digne de lui, de son amour, en portant des fruits dans chaque bonne œuvre (cf. Col 1, 9).

En ce moment, il y a en moi une grande confiance, parce que je sais, nous savons tous, que la Parole de vérité de l’Évangile est la force de l’Église, est sa vie. L’Évangile purifie et renouvelle, il porte du fruit, partout où la communauté des croyants l’écoute et accueille la grâce de Dieu dans la vérité et dans la charité. Telle est ma confiance, telle est ma joie.

La barque de l’Église appartient à Dieu

Lorsque, le 19 avril d’il y a presque huit ans, j’ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j’ai eu la ferme certitude qui m’a toujours accompagné: cette certitude de la vie de l’Église qui vient de la Parole de Dieu. En ce moment, comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois, les paroles qui ont retenti dans mon cœur ont été: Seigneur, pourquoi me demandes-tu cela et que me demandes-tu? C’est un lourd fardeau que tu déposes sur mes épaules, mais si Tu me le demandes, sur ta parole, je jetterai les filets, certain que tu me guideras, même avec toutes mes faiblesses. Et huit ans plus tard, je peux dire que le Seigneur m’a guidé, il a été proche de moi, j’ai pu percevoir chaque jour sa présence.

Cela a été un bout de chemin de l’Église qui a eu des moments de joie et de lumière, mais également des moments difficiles; je me suis senti comme saint Pierre avec les apôtres sur la barque du lac de Galilée: le Seigneur nous a donné tant de jours de soleil et de brise légère, des jours où la pêche a été abondante; il y a eu également des moments où les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l’histoire de l’Église, et le Seigneur semblait dormir. Mais j’ai toujours su que dans cette barque, il y a le Seigneur et j’ai toujours su que la barque de l’Église n’est pas la mienne, n’est pas la nôtre, mais est la sienne. Et le Seigneur ne la laisse pas couler; c’est lui qui la conduit, certainement également à travers les hommes qu’il a choisis, parce qu’il en a voulu ainsi. Cela a été et est une certitude, que personne ne peut voiler. Et c’est pour cela aussi qu’aujourd’hui, mon cœur est empli d’action de grâce à Dieu parce qu’il n’a jamais fait manquer à toute l’Église et à moi également son réconfort, sa lumière, son amour.

Que chacun se sente aimé par Dieu

Nous sommes en l’Année de la foi, que j’ai voulue pour renforcer justement notre foi en Dieu dans un contexte qui semble le mettre toujours davantage au second plan. Je voudrais vous inviter tous à renouveler la ferme confiance dans le Seigneur, à nous confier comme des enfants entre les bras de Dieu, certains que ces bras nous soutiennent toujours et sont ce qui nous permet de cheminer chaque jour, même dans les difficultés. Je voudrais que chacun se sente aimé par ce Dieu qui a donné son Fils pour nous et qui nous a montré son amour sans limites. Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien. Dans une belle prière à réciter quotidiennement tous les matins, il est dit: « Je t’adore, mon Dieu, et je t’aime de tout mon cœur. Je te remercie de m’avoir créé, fait chrétien... » Oui, soyons heureux pour le don de la foi; c’est le bien le plus précieux, que personne ne peut nous ôter! Rendons grâce pour cela au Seigneur chaque jour, par la prière et par une vie chrétienne cohérente. Dieu nous aime, mais attend que nous aussi nous l’aimions!

« Je voudrais que mes remerciements arrivent à tous »

Mais je ne veux pas seulement rendre grâce à Dieu en ce moment. Un Pape n’est pas seul à la tête de la barque de Pierre,  même si c’est sa première responsabilité. Je ne me suis jamais senti seul pour porter la joie et le poids du ministère pétrinien; le Seigneur a placé à mes côtés un grand nombre de personnes qui, avec générosité et amour pour Dieu et pour l’Église, m’ont aidé et ont été proches de moi.

Tout d’abord vous, chers frères cardinaux: votre sagesse, vos conseils, votre amitié ont été pour moi précieux; mes collaborateurs, à commencer par mon secrétaire d’État qui m’a accompagné avec fidélité ces dernières années; la secrétairerie d’État et toute la Curie romaine, ainsi que tous ceux qui, dans les différents secteurs, prêtent leur service au Saint-Siège: ce sont autant de visages qui n’apparaissent pas, restent dans l’ombre, mais précisément dans ce silence, dans le dévouement quotidien avec un esprit de foi et d’humilité, ils ont été pour moi un soutien sûr et fiable.

Une pensée spéciale va à l’Église de Rome, mon diocèse! Je ne peux pas oublier mes frères dans l’épiscopat et dans la prêtrise, les personnes consacrées et tout le peuple de Dieu: lors des visites pastorales, des rencontres, des audiences, des voyages, j’ai toujours perçu une grande attention et une affection profonde; mais moi aussi j’ai eu beaucoup d’affection pour tous et chacun, sans distinctions, avec cette charité pastorale, qui est le cœur de tout pasteur, surtout de l’Évêque de Rome, du Successeur de l’apôtre Pierre. Chaque jour j’ai porté chacun de vous dans mes prières avec le cœur d’un père.

Je voudrais que mon salut et mes remerciements arrivent ensuite à tous: le cœur d’un Pape s’élargit au monde entier. Et je voudrais exprimer ma gratitude au Corps diplomatique, près le Saint-Siège, qui rend présent la grande famille des nations. Je pense aussi ici à tous ceux qui ont travaillé pour une bonne communication et que je remercie de leur important service.

L’Église est vivante aujourd’hui

Et maintenant je voudrais remercier vraiment de tout cœur aussi toutes les nombreuses personnes dans le monde entier, qui ces dernières semaines m’ont envoyé des signes émouvants d’attention, d’amitié et de prière. Oui, le Pape n’est jamais seul, j’en ai fait à présent encore une fois l’expérience de manière si forte que cela me touche au cœur. Le Pape appartient à tous et un très grand nombre de personnes se sentent très proches de lui. C’est vrai que je reçois des lettres des grands de ce monde — des chefs d’État, des chefs religieux, des représentants du monde de la culture, etc. Mais je reçois aussi beaucoup de lettres de personnes simples qui m’écrivent simplement avec leur cœur et me transmettent leur affection, qui naît d’être ensemble avec Jésus Christ, dans l’Église. Ces personnes ne m’écrivent pas comme on écrit par exemple à un prince ou à un grand que l’on ne connaît pas. Elles m’écrivent comme des frères et sœurs ou comme des fils et filles, avec le sens d’un lien familier très affectueux. Ici on peut toucher du doigt ce qu’est l’Église — non pas une organisation, une association à des fins religieuses ou humanitaires, mais un corps vivant, une communion de frères et sœurs dans le Corps de Jésus Christ, qui nous unit tous. Faire l’expérience de l’Église de cette manière et pouvoir presque toucher des mains la force de sa vérité et de son amour est un motif de joie, à une époque où ils sont si nombreux à parler de son déclin. Mais nous voyons combien l’Église est vivante aujourd’hui!

« Je n’abandonne pas la croix, mais je reste de manière nouvelle auprès du Seigneur Crucifié »

Au cours de ces derniers mois, j’ai senti que mes forces avaient diminué, et j’ai demandé à Dieu avec insistance, dans la prière, de m’illuminer par sa lumière pour me faire prendre la décision la plus juste non pour mon bien, mais pour le bien de l’Église. J’ai accompli ce pas dans la pleine conscience de sa gravité et également de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. Aimer l’Église signifie également avoir le courage de faire des choix difficiles, soufferts, en ayant toujours à l’esprit le bien de l’Église et pas soi-même.

Permettez-moi ici de revenir encore une fois au 19 avril 2005. La gravité de la décision a été précisément aussi dans le fait  qu’à partir de ce moment j’étais toujours engagé, et pour toujours, par le Seigneur. Celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus jamais de vie privée. Il appartient toujours et totalement à tous, à toute l’Église. On enlève totalement à sa vie, pour ainsi dire, la dimension privée. J’ai pu faire l’expérience,  et j’en fais l’expérience précisément à présent, qu’une personne reçoit la vie précisément quand elle la donne. Auparavant, j’ai dit que de nombreuses personnes qui aiment le Seigneur aiment également le Successeur de saint Pierre et sont attachées à lui; que le Pape a vraiment des frères et des sœurs, des fils et des filles dans le monde entier, et qu’il se sent en sécurité dans l’étreinte de votre communion; car il n’appartient plus à lui-même, il appartient à tous et tous lui appartiennent.

Le « toujours » est également un « pour toujours » — il n’y a plus de retour dans le privé. Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministère ne révoque pas cela. Je ne retourne pas à la vie privée, à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences, etc. Je n’abandonne pas la croix, mais je reste de manière nouvelle auprès du Seigneur Crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de la charge du gouvernement de l’Église, mais dans le service de la prière je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de Saint-Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme Pape, sera pour moi un grand exemple en cela. Il nous a montré la voie d’une vie qui, active ou passive, appartient totalement à l’œuvre de Dieu.

Conclusion

Je remercie tous et chacun également pour le respect et la compréhension avec lesquels vous avez accueilli cette décision si importante. Je continuerai à accompagner le chemin de l’Église par la prière et la réflexion, avec ce dévouement au Seigneur et à son Épouse que j’ai cherché à vivre jusqu’à présent chaque jour et que je voudrais vivre toujours. Je vous demande de vous rappeler de moi devant Dieu, et surtout de prier pour les cardinaux, appelés à une tâche si importante, et pour le nouveau Successeur de l’apôtre Pierre: que le Seigneur l’accompagne par la lumière et la force de son Esprit.

Invoquons l’intercession maternelle de la Vierge Marie, Mère de Dieu et de l’Église, afin qu’elle accompagne chacun de nous et toute la communauté ecclésiale; confions-nous à elle avec une profonde confiance.

Chers amis! Dieu guide son Église, il la soutient toujours également et surtout dans les moments difficiles. Ne perdons jamais cette vision de la foi, qui est l’unique véritable vision du chemin de l’Église et du monde. Que dans notre cœur, dans le cœur de chacun de vous, règne toujours la joyeuse certitude que le Seigneur est à nos côtés, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il est proche de nous et qu’il nous entoure de son amour.

Merci!

       

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Lundi 18 Février 2013 à 12:10
Collège jésuite Saint François-Xavier, à Fianarantsoa, Madagascar

C’est ma première fois à Madagascar. Je découvre un pays, une culture et des personnes magnifiques, extrêmement accueillantes. À la capitale malgache d’Antananarivo, ce qui me frappe c'est le calme avec lequel vont les choses. Imaginez : une ville de quelques 2 000 000 d'habitants, sans feux de circulation! Et ça fonctionne très bien.

En ce moment c'est la saison des ouragans à Madagascar. Mais cela ne nous empêche pas de faire un beau voyage et de visiter les missions que nous aidons, de voir les projets qui s’y rattachent.

« Les OPM font vraiment la différence »

Le mercredi des Cendres, j’ai célébré la messe avec Mgr Fidélis Radotonarivo, s.j., évêque du diocèse d’Ambositra situé au sud du pays. C’était dans un centre catéchétique, un projet qui reçoit de l’aide cette année de la part de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi. Je peux vous confirmer que les subsides pour la catéchèse sont vraiment utiles.

Force est de constater que Œuvres pontificales missionnaires (OPM) font vraiment la différence dans les diocèses. Il y a beaucoup de beaux projets qui se réalisent. Les gens sont heureux de voir que je me suis déplacé pour les visiter. Ils sont étonnés que je fasse une aussi grande distance pour les rencontrer. Je vous transmets leurs nombreux remerciements.

Ce qui est beau également, c'est de rencontrer des prêtres qui sont ordonnés depuis 10 ou 15 ans, qui me demandent des nouvelles de leur parrain ou marraine qui, grâce à l’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre, les ont soutenus financièrement et spirituellement lorsqu’ils étaient en formation au séminaire. Ces prêtres se souviennent encore des noms de leur parrain : un M. Ouellet ou une Mme Tremblay... C’est vraiment touchant.

Les pauvres du Seigneur

Vendredi, presque une semaine après mon arrivée à Madagascar, je compte 8 projets visités. Les OPM sont un encouragement pour des milliers de personnes, principalement pour les plus pauvres de notre monde.

Ce matin, le père Simon-Raphaël Randrianalimanana, directeur national des OPM à Madagascar, Mgr Fidélis, et moi-même, avons célébrés la sainte Eucharistie dans un hôpital psychiatrique maintenu par les Sœurs de la Charité où 35 personnes dont 15 enfants lourdement handicapées, sont prises en charge.

Quelle Eucharistie!  Un moment d’émotion, de vérité et de prière. Qui de mieux pour prier que le pauvre devant son Seigneur. Et qui sont les pauvres du Seigneur? Et bien les petits, les enfants, les personnes les plus vulnérables, celles délaissées, abandonnées, mais aimées du Seigneur. Ces célébrations me touchent profondément. Aucune photo ne peut rapporter l’émotion de ces rencontres et de cette action de grâce. Le visage du petit Mathieu est gravé dans mon cœur… Celui de Justine aussi !  Une rencontre, un sourire, un repas partagé… rien de plus.  Ce qui me touche le plus ce sont les poigné de mains des pauvres. Ils embrassent nos mains, alors que ce devrait être nous qui devions embrasser leurs mains et laver leurs pieds.

 

P. André Gagnon, s.j.

Directeur national des OPM au Canada francophone

Photo: collège jésuite Saint François-Xavier, à Fianarantsoa, Madagascar. / © OPM Canada francophone

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Mercredi 13 Février 2013 à 14:02

Allocution de Benoît XVI lors de son audience générale du mercredi, un moment autant inusité que touchant puisque c’était la première fois que le Pape s’adressait au public depuis le 11 février quand il avait annoncé qu’il renonçait à son ministère comme pasteur de l’Église catholique.

Voici, en français, les mots qu’il a adressés en italien :

 

Chers frères et sœurs,

Comme vous le savez, j’ai décidé (applaudissements) – merci pour votre sympathie –, j’ai décidé de renoncer au ministère que le Seigneur m’a confié le 19 avril 2005.

Je l’ai fait en pleine liberté pour le bien de l’Église, après avoir longuement prié et avoir examiné ma conscience devant Dieu, bien conscient de la gravité d’un tel acte, mais en même temps conscient de n’être plus en mesure d’accomplir le ministère pétrinien avec la force qu’il demande.

La certitude que l’Église est du Christ me soutient et m’éclaire. Celui-ci ne cessera jamais de la guider et d’en prendre soin.

Je vous remercie tous pour l’amour et la prière avec lesquels vous m’avez accompagné (applaudissements) – merci, j’ai senti presque physiquement au cours de ces jours qui ne sont pas faciles pour moi, la force de la prière que me donne l’amour de l’Église, que votre prière me porte.

Continuez à prier pour moi, pour l’Église, pour le futur Pape. Le Seigneur nous guidera.

 

 

Photo © AFP / Filippo Monteforte

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