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Mercredi 27 Mars 2013 à 23:39
Première audience générale du pape François.

En ce Mercredi Saint, des milliers de personnes rassemblées place Saint-Pierre ont accueilli le Pape lors de sa première audience générale que voici :

Frères et soeurs, bonjour!

Je suis heureux de vous accueillir à ma première audience générale. C’est avec gratitude et vénération que je prends le témoin des mains de mon prédécesseur Benoît XVI. Après Pâques, nous reprendrons les catéchèses de l'Année de la foi. Aujourd'hui, je voudrais m’arrêter sur la Semaine sainte. Avec le dimanche des Rameaux, nous avons commencé cette semaine, centre de toute l’année liturgique, pendant laquelle nous accompagnons Jésus dans sa Passion, sa mort et sa résurrection.

« C’est lui qui est allé vers nous »

Mais que signifie vivre la Semaine sainte pour nous? Que signifie suivre Jésus dans son chemin sur le calvaire vers la Croix et la résurrection? Dans sa mission terrestre, Jésus a parcouru les routes de Terre sainte; il a appelé douze personnes simples pour qu’elles restent avec lui, qu’elles partagent son chemin et qu’elles continuent sa mission; il a parlé à tous sans distinction, aux grands et aux humbles, aux puissants et aux faibles; il a porté la miséricorde et le pardon de Dieu; il a guéri, consolé, compris; il a donné l’espérance; il a porté à tous la présence de Dieu qui s’intéresse à tout homme et toute femme, comme le font un bon père et une bonne mère envers chacun de ses enfants.

Dieu n’attend pas qu'ils viennent à lui, mais c’est lui qui est allé vers nous... Jésus a vécu les réalités quotidiennes des gens les plus communs: il a pleuré devant les souffrances de Marthe et Marie pour la mort de leur frère Lazare; il a aussi vécu la trahison d’un ami. En lui, Dieu nous a donné la certitude qu’il est avec nous, au milieu de nous... Jésus n’a pas de maison, car sa maison ce sont les gens, c’est nous, sa mission est d’ouvrir à tous les portes de Dieu, d’être la présence d’amour de Dieu.

Suivre Jésus c’est aller à la rencontre des autres

Pendant la Semaine sainte, nous vivons le sommet de ce plan d’amour qui parcourt toute l’histoire des rapports entre Dieu et l’Humanité. Jésus entre à Jérusalem pour faire le dernier pas, par lequel il résume toute son existence: il se donne totalement, ne garde rien pour lui, pas même la vie. Lors de la dernière Cène avec ses amis, il partage le pain et distribue le calice pour nous. Le Fils de Dieu s’offre à nous, remet dans nos mains son Corps et son Sang pour être toujours avec nous. Et dans le jardin des Oliviers, comme pendant son procès devant Pilate, il n’oppose pas de résistance, il se donne. Jésus ne vit pas cet amour qui conduit au sacrifice de façon passive ou comme une fatalité; certes, il ne cache pas son trouble humain profond face à une mort violente, mais il s’en remet avec une pleine confiance au Père... pour montrer son amour pour nous. Chacun peut dire: Jésus m’a aimé et il s’est livré pour moi, pour moi.

Que signifie tout cela pour nous? Cela signifie qu’il s’agit de ma route, de la tienne, de notre route. Vivre la Semaine sainte en suivant Jésus pas seulement avec émotion, cela veut dire apprendre à sortir de nous-mêmes... pour aller à la rencontre des autres, pour aller vers les périphéries de l’existence, nous bouger, nous les premiers, vers nos frères et nos sœurs, surtout ceux qui sont les plus éloignés, les oubliés, ceux qui ont le plus besoin de compréhension, de consolation, d’aide.

Sortons de notre façon routinière de vivre la foi

Vivre la Semaine sainte c’est entrer toujours plus dans la logique de Dieu, dans la logique de la Croix, qui n’est pas, avant tout, celle de la douleur et de la mort, mais celle de l’amour et du don de soi qui donne vie. C’est entrer dans la logique de l’Évangile. Suivre, accompagner le Christ, rester avec lui exige de sortir: de soi-même, d’une façon routinière de vivre la foi, de la tentation de se renfermer dans ces schémas qui finissent par fermer l’horizon de l’action créative de Dieu. Dieu est sorti de lui-même pour venir au milieu de nous, pour nous apporter la miséricorde... qui sauve et donne l’espérance. Nous aussi, si nous voulons le suivre et rester avec lui, nous ne devons pas nous contenter de rester dans l’enceinte des quatre-vingt-dix-neuf brebis; nous devons sortir, chercher avec lui la brebis perdue, celle qui est la plus éloignée.

Souvent nous nous contentons de quelques prières, d’une messe dominicale distraite et non constante, de quelques gestes de charité, mais nous n’avons pas ce courage de sortir pour apporter le Christ. Nous sommes un peu comme saint Pierre. Dès que Jésus parle de passion, de mort et de résurrection, de don de soi, d’amour vers tous, l’apôtre le prend à part et le réprimande. Ce que dit Jésus bouleverse ses plans, apparaît inacceptable, met en difficulté les sécurités qu’il s’était construites, son idée du Messie. Et Jésus adresse à Pierre peut-être une des paroles les plus dures des évangiles: Passe derrière moi Satan! Parce que tu ne penses pas selon Dieu, mais selon les Hommes.

Dieu pense avec miséricorde; Dieu pense comme le père qui attend le retour de son fils et qui va à sa rencontre, qui le voit venir alors qu’il est encore loin... signe qu’il l’attendait tous les jours depuis la terrasse de sa maison. Dieu pense comme le Samaritain qui ne passe pas près du malchanceux en le plaignant ou en regardant de l’autre côté, mais en le secourant sans rien demander en échange, sans lui demander s’il était juif, samaritain, riche ou pauvre...

La Semaine sainte est un temps de grâce que le Seigneur nous donne pour ouvrir les portes de notre cœur, de notre vie, de nos paroisses, des mouvements, des associations, et sortir à la rencontre des autres, nous rendre proches pour porter la lumière et la joie de notre foi. Sortir toujours, avec l’amour et la tendresse de Dieu!

Source: VIS

Crédit photo: Andrew Medichini/AP

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Mercredi 27 Mars 2013 à 12:21
Christ ressuscité, au Honduras.

Benvenuti - Chào mừng - Bienvenidos - Welcome - خوش آمديد - Boa vinda - 歡- Willkommen - Καλωσορίσατε - 迎- Hoşgeldiniz -ברוכים הבאים ...

Nous souhaitons la bienvenue à ceux et celles qui suivent les OPM au Canada pour la première fois. Et nous saluons les personnes qui nous suivent depuis un certain temps sur Facebook, Twitter ou tout autre moyen de communication. Vous venez de partout dans le monde, signe d’universalité et de communion fraternelle.

Merci pour votre fidélité et pour votre intérêt à l'égard de la mission de l’Église, et en particulier aux Œuvres pontificales missionnaires. N'hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos impressions ; à « prendre la parole » sur notre page VOX POP ; ou bien à laisser vos intentions de prières.

Où que vous soyez dans votre cheminement humain et spirituel, nous vous encourageons à poursuivre vos engagements respectifs, à la suite du Christ et au service de l’Humanité.

Soyez assurés de nos prières en Jésus-Christ ressuscité, notre Seigneur.

Joyeuses fêtes de Pâques !

 

P. André Gagnon, s.j.
Directeur national - OPM Canada francophone

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Dimanche 24 Mars 2013 à 21:24
Le pape François : cérémonie du Dimanche des Rameaux

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS LORS DE LA MESSE DU DIMANCHE DES RAMEAUX

Jésus entre à Jérusalem. La foule des disciples l’accompagne en fête, les manteaux sont étendus devant lui, on parle des prodiges qu’il a accomplis, un cri de louange s’élève : « Béni soit celui qui vient, lui, notre roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux » (Lc 19, 38).

Foule, fête, louange, bénédiction, paix : c’est un climat de joie que l’on respire. Jésus a réveillé dans le cœur tant d’espérances surtout chez les gens humbles, simples, pauvres, oubliés, ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde. Lui a su comprendre les misères humaines, il a montré le visage de miséricorde de Dieu, il s’est baissé pour guérir le corps et l’âme. Ça, c’est Jésus. Ça, c’est son cœur qui nous regarde tous, qui regarde nos maladies, nos péchés. L’amour de Jésus est grand. Et ainsi il entre dans Jérusalem avec cet amour, et nous regarde tous. C’est une belle scène : pleine de lumière – la lumière de l’amour de Jésus, celui de son cœur –, de joie, de fête.

« Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes »

Au commencement de la messe nous l’avons répété nous aussi. Nous avons agité nos palmes, nos rameaux d’olivier. Nous aussi nous avons accueilli Jésus ; nous aussi nous avons exprimé notre joie de l’accompagner, de le savoir proche, présent en nous et au milieu de nous, comme un ami, comme un frère, aussi comme un roi, c’est-à-dire comme un phare lumineux de notre vie. Jésus est Dieu, mais il s’est abaissé pour marcher avec nous. Il est notre ami, notre frère. En cela il illumine notre marche. Et ainsi nous l’avons accueilli aujourd’hui.

Et c’est la première parole que je voudrais vous dire : joie ! Ne soyez jamais des hommes et des femmes tristes : un chrétien ne peut jamais l’être ! Ne vous laissez jamais prendre par le découragement ! Notre joie n’est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d’avoir rencontré une Personne : Jésus, qui est parmi nous ; elle naît du fait de savoir qu’avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant ! Et à ce moment-là vient l’ennemi, vient le diable, si souvent déguisé en ange, et insidieusement nous dit sa parole. Ne l’écoutez pas ! Suivons Jésus ! Nous accompagnons, nous suivons Jésus, mais surtout nous savons que lui nous accompagne et nous met sur ses épaules : ici se trouve notre joie, l’espérance que nous devons porter dans notre monde. Et s’il vous plaît : ne vous laissez pas voler l’espérance ! Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Celle que Jésus nous donne.

Le trône de la Croix

Deuxième parole. Pourquoi Jésus entre-t-il à Jérusalem, ou peut-être mieux : comment Jésus entre-t-il à Jérusalem ? La foule l’acclame comme roi. Et lui ne s’oppose pas, il ne la fait pas taire (cf. Lc 19, 39-40). Mais quel type de roi est Jésus ? Regardons-le : il monte un petit âne, il n’a pas une cour qui le suit, il n’est pas entouré d’une armée, symbole de force. Ceux qui l’accompagnent ce sont des gens humbles, simples, qui ont la capacité de voir en Jésus quelque chose de plus ; qui ont le sens de la foi, qui dit : c’est le Sauveur. Jésus n’entre pas dans la Ville sainte pour recevoir les honneurs réservés aux rois terrestres, à qui a le pouvoir, à qui domine ; il entre pour être flagellé, insulté et outragé, comme l’annonce Isaïe dans la première Lecture (cf. Is 50, 6) ; il entre pour recevoir une couronne d’épines, un bâton, un manteau de pourpre, sa royauté sera objet de dérision ; il entre pour monter au Calvaire chargé d’un bois.

Et alors voici la deuxième parole : Croix. Jésus entre à Jérusalem pour mourir sur la Croix. Et c’est justement ici que resplendit son être de roi selon Dieu : son trône royal est le bois de la Croix ! Je pense à ce que Benoît XVI disait aux cardinaux : vous êtes des princes, mais d’un roi crucifié. Le bois de la croix est le trône de Jésus. Jésus prend sur lui… Pourquoi la Croix? Parce que Jésus prend sur lui le mal, la saleté, le péché du monde, et aussi notre péché, de nous tous, et il le lave, il le lave avec son sang, avec la miséricorde, avec l’amour de Dieu. Regardons autour de nous : combien de blessures le mal inflige-t-il à l’Humanité ! Guerres, violences, conflits économiques qui frappent celui qui est plus faible, soif d’argent que personne ne peut emporter avec soi, on doit le laisser. Ma grand-mère nous disait à nous enfants : le linceul n’a pas de poches. Amour de l’argent, pouvoir, corruption, divisions, crimes contre la vie humaine et contre la Création ! Et aussi – chacun de nous le sait et le reconnaît – nos péchés personnels : les manques d’amour et de respect envers Dieu, envers le prochain et envers la Création tout entière. Et sur la croix, Jésus sent tout le poids du mal et, avec la force de l’amour de Dieu, le vainc, le défait dans sa résurrection. C’est le bien que Jésus fait à nous tous sur le trône de la Croix. La croix du Christ embrassée avec amour ne porte pas à la tristesse, mais à la joie, à la joie d’être sauvés et de faire un tout petit peu ce qu’il a fait le jour de sa mort !

Jeunes : à la suite de Jésus

Aujourd’hui sur cette place il y a beaucoup de jeunes : depuis 28 ans le Dimanche des Rameaux est la Journée de la jeunesse ! Voici la troisième parole : jeunes ! Chers jeunes, je vous ai vus dans la procession, quand vous entriez ; je vous imagine à faire la fête autour de Jésus, agitant les rameaux d’olivier ; je vous imagine alors que vous criez son nom et exprimez votre joie d’être avec lui ! Vous avez une part importante dans la fête de la foi ! Vous nous portez la joie de la foi et vous nous dites que nous devons vivre la foi avec un cœur jeune, toujours : un cœur jeune, même à soixante-dix ou quatre-vingts ans ! Cœur jeune ! Avec le Christ, le cœur ne vieillit jamais ! Pourtant nous le savons tous et vous le savez bien que le Roi que nous suivons et qui nous accompagne est très spécial : c’est un roi qui aime jusqu’à la Croix et qui nous enseigne à servir, à aimer. Et vous n’avez pas honte de sa Croix ! Au contraire, vous l’embrassez, parce que vous avez compris que c’est dans le don de soi, dans le don de soi, dans le fait de sortir de soi-même, que se trouve la véritable joie et que par l’amour de Dieu, le Christ, lui, a vaincu le mal !

Vous portez la Croix pèlerine à travers tous les continents, par les routes du monde ! Vous la portez en répondant à l’invitation de Jésus « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (cf. Mt 28, 19), qui est le thème de la Journée mondiale de la jeunesse de cette année. Vous la portez pour dire à tous que sur la Croix Jésus a abattu le mur de l’inimitié, qui sépare les Hommes et les peuples, et qu’il a apporté la réconciliation et la paix.

Chers amis, moi aussi je me mets en route avec vous, dès aujourd’hui, sur les traces du bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI. Désormais nous sommes proches de la prochaine étape de ce grand pèlerinage de la Croix. Je regarde avec joie vers juillet prochain, à Rio de Janeiro ! Je vous donne rendez-vous dans cette grande ville du Brésil ! Préparez-vous bien, surtout spirituellement dans vos communautés, pour que cette rencontre soit un signe de foi pour le monde entier. Les jeunes doivent dire au monde : il est bon de suivre Jésus ; il est bon d’aller avec Jésus ; le message de Jésus est bon ; il est bon de sortir de soi-même, vers les périphéries du monde et de l’existence pour apporter Jésus.

Trois paroles : joie, croix, jeunes.

Demandons l’intercession de la Vierge Marie. Elle nous enseigne la joie de la rencontre avec le Christ, l’amour avec lequel nous devons le regarder sous la Croix, l’enthousiasme du cœur jeune avec lequel nous devons le suivre en cette Semaine sainte et dans toute notre vie. Ainsi soit-il.

Photo © Osservatore Romano
Vidéo: news.va

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Samedi 23 Mars 2013 à 15:34
Le pape François rencontre Benoît XVI

Rendez-vous historique ce 23 mars 2013, entre le pape François et Benoît XVI, pape émérite. Cette rencontre privée a eu lieu à Castel Gandolfo, où se situe la résidence d’été des papes. Les deux hommes sont allé prier ensemble avant de s’entretenir quelque 45 minutes en privé, rapporte le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Par la suite, ils sont allés prendre le dîner ensemble.

Notons que le pape François a fait don à Benoît XVI d'une icône mariale. « On m'a dit qu'il s'agit de la Vierge de l'Humilité, a expliqué le Pape à son prédécesseur. Permettez-moi de vous dire quelque chose, a-t-il continué, j’ai pensé à vous. Tellement d’humilité pendant votre pontificat. Vous vous êtes toujours donné avec tellement d’humilité… vraiment. Vous le méritez. » Paroles pour lesquelles Benoît XVI, ému, n’avait que des « merci » bien sentis.

 

Photo: © Osservatore Romano
Vidéo: romereports.com

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