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Jeudi 15 Août 2013 à 10:23
Messe de l’Assomption de la Vierge Marie à Castelgandolfo

Le pape François a concentré son homélie durant la messe de l’Assomption célébrée sur le parvis du palais apostolique d’été de Castel Gandolfo, autour de trois mots clés liés à la figure de la Vierge Marie : la lutte, la résurrection et l’espérance.

Concernant le mot lutte, le Pape explique que la « figure de la femme, qui représente l’Église, est, d’un côté, glorieuse, triomphante, et de l’autre, encore en travail. Telle est, en effet, l’Église : si elle est déjà associée au ciel, à la gloire de son Seigneur, elle vit continuellement, dans l’Histoire, les épreuves et les défis que comporte le conflit entre Dieu et le malin, l’ennemi de toujours. Et dans cette lutte, que les disciples de Jésus doivent affronter, Marie ne les laisse pas seuls ».


« Le mystère de l’Assomption de Marie corps et âme est tout entier inscrit dans la Résurrection du Christ », explique François, revenant sur le terme de résurrection.

L’humanité de la mère a été « attirée » par le fils dans son passage par la mort. Jésus est entré une fois pour toutes dans la vie éternelle avec toute son humanité, celle qu’il avait prise de Marie ; ainsi, elle, la mère, qui l’a suivi fidèlement toute sa vie, qui l’a suivi avec son cœur, est entrée avec lui dans la vie éternelle, que nous appelons aussi le Ciel, le Paradis, la Maison du Père. »

 

L’histoire de Marie, c’est aussi celle de l’espérance, troisième temps fort de l’homélie du Pape. « L’espérance est la vertu de qui, faisant l’expérience du conflit, de la lutte quotidienne entre la vie et la mort, entre le bien et le mal, croit en la Résurrection du Christ, en la victoire de l’Amour.

« S’il n’y a pas d’espérance, nous ne sommes pas chrétiens » a asséné le Pape qui a exhorté les fidèles, comme il l’avait fait notamment au Brésil lors des JMJ, à « ne pas se laisser voler l’espérance ».


 

Radio Vatican

Photo et vidéo : news.va

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Lundi 29 Juillet 2013 à 13:26
Messe de clôture de la JMJ Rio 2013.

Au moins trois millions de personnes se sont retrouvées à Copacabana, la célèbre plage de Rio de Janeiro, pour prier autour du pape François, lors la messe conclusive des JMJ. Messe à laquelle a assisté la présidente brésilienne Dilma Roussef et des chefs d’États voisins, la présidente de l’Argentine Cristina Kirchner et Evo Morales, le président de la Bolivie.
Dans son homélie, le Saint-Père a exhorté les jeunes venus des quatre coins du monde à devenir missionnaires. « Jésus vous appelle à être des disciples en mission », leur a-t-il dit en leur livrant un mandat en trois points : « Allez, sans peur, pour servir ».
Pour le Souverain pontife l’évangélisation doit aussi s’enraciner sur le terrain social : « Porter l’Évangile, c’est porter la force de Dieu pour arracher et démolir le mal et la violence ; pour détruire et abattre les barrières de l’égoïsme, de l’intolérance et de la haine ; pour édifier un monde nouveau », a-t-il expliqué.
Affronter ensemble les défis
« L’expérience de la rencontre avec Jésus ne peut rester renfermée dans votre vie ou dans le petit groupe de votre paroisse, de votre mouvement, de votre communauté. L’Évangile est pour tous et non pour quelques-uns jusqu’aux périphéries existentielles. Savez-vous quel est le meilleur instrument pour évangéliser les jeunes ? Un autre jeune. Voilà la route qu’il faut parcourir », a-t-il martelé. Le pontife argentin a cependant précisé que le mandat que le Seigneur confie à toute l’Église ne vient pas d’un désir de domination ou de pouvoir, mais de la force de l’amour. Jésus ne nous traite pas en esclaves, mais en hommes libres, et il nous accompagne. Évangéliser, c’est aussi témoigner, dépasser nos égoïsmes, c’est servir en nous inclinant pour laver les pieds de nos frères comme a fait Jésus. Enfin cette œuvre d’évangélisation, il faut la mener ensemble, estime le pape François : « Quand nous affrontons ensemble les défis, alors nous sommes forts, nous découvrons des ressources que nous ne pensions pas avoir. Jésus n’a pas appelé les Apôtres à vivre isolés, il les a appelés pour former un groupe, une communauté ». Et le Saint-Père a invité les prêtres accompagnateurs à faire en sorte que les jeunes ne se sentent jamais seuls. Celui qui évangélise est évangélisé, celui qui transmet la joie de la foi, reçoit la joie.
La liturgie eucharistique s’était ouverte par l’hymne officiel des JMJ entonné par une chorale formée de prêtres venus de tout le pays. Parmi eux des religieux qui ont largement recours à la musique dans leur travail d’évangélisation. Les chants de la messe ont été composés par des jeunes brésiliens. Et si la messe a été célébrée en portugais, la langue du pays d’accueil, la prière des fidèles a été dite en six langues dont l’arabe et le japonais.
Au moment de l’offertoire, une petite fille née sans cerveau a été portée à l’autel par ses parents. La mère de l’enfant avait refusé d’avorter même si la loi brésilienne l’y autorisait. Elle a préféré accueillir cette vie. Sa présence au cours de la messe conclusive des JMJ était donc hautement symbolique.
À la fin de la messe s’est déroulé le traditionnel « envoi missionnaire » : le Saint-Père a remis à cinq couples de jeunes une petite reproduction du Christ Rédempteur du Corcovado, ainsi qu’un livre de prières.
« Nous sommes la jeunesse du pape »
Après la veillée de prière samedi soir, toujours sur la plage de Copacabana, de nombreux jeunes avaient préféré passer la nuit sur place malgré les conditions difficiles. Certains avaient installé leur sac de couchage à même les trottoirs des rues avoisinantes. Beaucoup étaient venus en scandant : « Nous sommes la jeunesse du pape », dans une ambiance joyeuse et chaleureuse, aussi empreinte de ferveur.
En raison des fortes pluies de ces derniers jours, les autorités avaient dû déplacer le lieu de la veillée et de la messe conclusive. Le vaste terrain aménagé à grand frais pour accueillir les deux temps forts des JMJ s’était transformé en dangereux bourbier. Il était trop tard pour installer les infrastructures nécessaires sur le bord de mer. Une situation inconfortable donc qui n’a pas découragé l’enthousiasme des jeunes.

Radio Vatican

Crédit photo: JMJ Rio 2013 / Angélica Rocha

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Lundi 29 Juillet 2013 à 12:15
"Nous sommes les pierres vivantes, et Jésus nous demande de construire son Église"

Une longue bande de 4 km de sable fin coincée entre l’Océan Atlantique et l’avenue du front de mer bordée d’hôtel. C’est la mythique plage de Copacabana sur laquelle dès la tombée de la nuit une foule compacte de jeunes étaient prêts pour retrouver le Pape qu’ils avaient accueilli ici même jeudi dernier. Scènes identiques de bandières et de drapeaux des pays du monde entier au vent, de chants et de prières dans les langues des cinq continents. Les groupes d’Argentins et de Brésiliens, d’Autrichiens et d’Irakiens, de Canadiens et de Français ont continué d’affluer jusqu’au dernier moment pour rejoindre ceux qui les avaient précédé sur la plage parsemée de duvets et sur laquelle étaient déjà érigées des tentes. Une nuit de veille et de prières les attendaient au rythme du bruit des vagues de l’océan. Ils ont avant cela accueilli le Pape avec l’enthousiasme et la joie qui caractérise chacune de ses apparitions, confirmant le lien spécial qui s’est déjà instauré entre le Pape et la jeunesse. Il s’est adressé à elle dans un discours simple et direct, dialoguant avec elle, l’interpellant et étant régulièrement interrompu par des applaudissements.

Le Pape appelle les jeunes à construire l’Église pour construire un monde meilleur

Le pape François a appelé la jeunesse à donner sa contribution à la vie de l’Église, à se mettre à son service en l’aimant et en travaillant, pour qu’en elle reflète toujours davantage le visage du Christ. Si les jeunes ont besoin de l’Église en cette période de crise profonde, rappelle François, l’Église à surtout besoin des jeunes. Elle appelle chaque jeune à être missionnaire. Comment ? François a utilisé une triple image du champ, lieu dans lequel on sème, celle du champ comme lieu d’entraînement, et celle du champ comme chantier.

Le champ, lieu dans lequel on sème

La première image fait évidemment référence à la parabole de Jésus qui parle d’un semeur parti jeter les semences dans son champ. Celui de la foi est « le cœur de chacun de vous, c’est votre vie, a déclaré le Pape, c’est dans votre vie que Jésus demande d’entrer avec sa Parole, avec sa présence. S’il vous plaît, laissez le Christ et sa Parole entrer dans votre vie, germer et grandir ! » Et cela malgré les attraits superficiels qui détournent et étourdissent, malgré l’inconstance qui peuvent être des obstacles pour la jeunesse. François a délivré un message de confiance à ceux qui l’écoutaient. «
Je suis certain que la semence tombe dans la bonne terre, que vous voulez être un bon terrain, non pas des chrétiens part-time, « empesés », de façade, mais des chrétiens authentiques. Je suis certain que vous ne voulez pas vivre dans l’illusion d’une liberté qui se laisse entraîner par les modes et les convenances du moment. Je sais que vous visez haut, vous voulez faire des choix définitifs qui donnent plein sens à la vie. Jésus est capable de vous offrir cela. Il est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). »

Le champ comme lieu d’entraînement

Grand amateur de football, le Pape a utilisé la métaphore du sport pour toucher les jeunes. « Jésus nous demande de le suivre toute la vie, il nous demande d’être ses disciples, de jouer dans son équipe », leur a-t-il dit. Comme un joueur qui doit s’entrainer lorsqu’il fait partie d’une équipe de football, le jeune chrétien doit s’entrainer spirituellement pour mener une vie de disciple du Seigneur. «
Jésus demande de nous entraîner pour « être en forme », pour affronter sans peur toutes les situations de la vie, en témoignant de notre foi. Comment ? Par le dialogue avec lui : la prière, qui est le colloque quotidien avec Dieu qui toujours nous écoute. Par les sacrements, qui font grandir en nous sa présence et nous configurent au Christ. Par l’amour fraternel, par l’écoute, la compréhension, le pardon, l’accueil, l’aide de l’autre, de toute personne, sans exclure, sans mettre en marge. Chers jeunes, soyez de vrais athlètes du Christ »

Le champ comme chantier

Alors que la solitude frappe de nombreux jeunes, le Pape a insisté sur l’amour fraternel qui unit les chrétiens. L’Église est une famille dans laquelle le fidèle ne se sent jamais seul en parcourant avec ses frères et sœurs le même chemin. Mais il faut la construire sans relâche, a-t-il demandé à l’assistance. «L’Église de Jésus… nous sommes, nous, les pierres vivantes, et Jésus nous demande de construire son Église ; et non pas comme une petite chapelle qui ne peut contenir qu’un petit groupe de personnes. Il nous demande que son Église vivante soit grande au point de pouvoir accueillir l’Humanité entière, qu’elle soit la maison de tous ! Il dit à toi, à moi, à chacun : « allez, et de tous les peuples faites des disciples. »

« Un monde meilleur est possible, a lancé le Pape à la jeunesse. À elle de construire une civilisation plus juste et fraternelle. Demeure cependant la question : par où commencer? Quels critères pour la construction d’une société plus juste ? Quand on demandait à Mère Teresa de Calcutta qu’est-ce qui devait changer dans l’Église, elle répondait : toi et moi ! »

Les jeunes ont pu alors se concentrer à un temps d’adoration eucharistique dans la nuit brésilienne.

 

Radio Vatican

Crédit photo: JMJ Rio 2013 / Alex Mazullo  

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Samedi 27 Juillet 2013 à 01:06
JMJ: au bord de Copacabana, un chemin de croix contemporain

La foule immense des jeunes venus du monde entier, encore plus nombreux que lors de la cérémonie d’accueil jeudi soir, s’est retrouvée une nouvelle fois vendredi soir sur la plage de Copacabana. Lieu symbole de fête et de réjouissances, le splendide bord de mer de Rio a été le théâtre d’un grand moment de prière et de recueillement. C’est là que s’est déroulé le traditionnel Chemin de Croix, un des temps forts des Journées mondiales de la jeunesse : treize stations le long de 900 mètres de l’avenue Atlantico, la XIVe et dernière sur le podium central où le pape François s’est adressé aux jeunes. Un chemin de croix à ciel ouvert animé par 280 personnes, artistes et volontaires, placé sous le signe de la solidarité.


Un chemin de croix à l’image du contexte social actuel

Chaque étape a été accompagnée d’une méditation sur les problèmes, les souffrances, les interrogations des jeunes, la Mission, la conversion. Au milieu de chorégraphies élaborées et colorées, des témoins ont évoqué l’addiction aux drogues, la défense de la vie, les esclavages modernes, les persécutions religieuses, la misère, le chômage, la prison, la maladie, les femmes maltraitées… Mais aussi l’évangélisation de l’univers virtuel et la communication sur les réseaux sociaux, ainsi que la peur de devenir otages de la toile. Des jeunes de nationalités différentes ont porté la croix. Des volontaires ont été choisis pour représenter des groupes sociaux plus fragiles, comme les femmes, les handicapés, les drogués. Les méditations avaient été composées par deux religieux déhoniens, connus au Brésil pour leur engagement aux côtés des jeunes.

« Jésus parcourt nos routes pour prendre sur lui nos souffrances »

Dans un discours intense, le pape François a invité les jeunes à avoir confiance en Jésus à s’en remettre totalement à lui et à se laisser contaminer par son amour. Chargé de sa Croix – a dit le Saint-Père – Jésus parcourt nos routes pour prendre sur lui nos peurs, nos problèmes, nos souffrances, même les plus profondes. Avec sa Croix, Jésus s’unit au silence des victimes de la violence qui ne peuvent plus crier, surtout les innocents et ceux qui sont sans défense ; avec elle, Jésus s’unit aux familles qui sont en difficulté, qui pleurent la mort de leurs enfants, ou qui souffrent quand ils sont la proie des paradis artificiels comme la drogue ; avec elle, Jésus s’unit à toutes les personnes qui souffrent de la faim dans un monde où des tonnes de nourriture sont jetées à la poubelle ; avec elle, Jésus s’unit à ceux qui sont persécutés à cause de leur religion, de leurs idées, ou simplement de la couleur de leur peau ; avec elle, Jésus s’unit aux nombreux jeunes qui ne mettent plus leur confiance dans les institutions politiques qu’ils considèrent égoïstes ou corrompues, ou qui ont perdu la foi en l’Église, et même en Dieu, à cause de l’incohérence des chrétiens et des ministres de l’Évangile.

« Personne ne peut toucher la Croix de Jésus sans y laisser quelque chose de lui-même »

Dans la Croix du Christ, se trouve la souffrance, le péché de l’Homme. Mais Jésus nous accueille les bras ouverts et nous aide à porter nos croix. La Croix du Christ renferme tout l’amour de Dieu, son immense miséricorde. Elle nous enseigne aussi à regarder notre prochain avec miséricorde et amour, surtout ceux qui souffrent, qui ont besoin d’aide, qui attendent une parole, un geste ; elle nous enseigne à sortir de nous-mêmes pour aller à sa rencontre et lui tendre la main. Personne ne peut toucher la Croix de Jésus sans y laisser quelque chose de lui-même et sans porter quelque chose de la Croix de Jésus dans sa vie. Et le pape a exhorté avec force l’assemblée à ne pas être comme Pilate qui n’a pas eu le courage d’aller à contre-courant pour sauver la vie de Jésus. La rencontre s’est achevée par le chant du Notre Père en latin et par la bénédiction du Pape.

 

Radio Vatican

Crédit photo: JMJ Rio 2013 / Alex Mazullo

 

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