Actualité

Vendredi 26 Juillet 2013 à 23:50
Le pape François bénit les personnes de Varginha.

Au cœur de la favela Varginha, à Rio de Janeiro, le pape François a marché dans le dédale des étroites ruelles, accueilli par des centaines d’habitants au comble de la joie. Le Pape a salué sans compter des dizaines de personnes, embrassant des enfants, offrant son sourire et allant au contact sans se soucier de la pluie incessante. Comme le prévoyait le programme, le pape François est entré dans une maison de son choix pour y rencontrer en privé ses occupants durant une quinzaine de minutes, la bénir et poursuivre son périple pour arriver ensuite sur le terrain de football de ce quartier défavorisé « pacifié » par la police il y a quelques mois, mais où le trafic de drogue et la violence, selon les médias locaux, n’auraient pas complètement disparu.

 « J’aurais voulu frapper à la porte de chaque maison »

Le Pape, très à l’aise, appréciant visiblement l’accueil des plus chaleureux que lui réservait la population, est alors monté sur l’estrade préparée pour lui, et s’est adressé à un public conquis par sa simplicité et son enthousiasme. « Je frappe à la porte de cette communauté qui aujourd’hui représente tous les quartiers du Brésil. […] J’aurais voulu frapper à la porte de chaque maison, dire bonjour, demander un verre d’eau fraîche, prendre un « cafezinho », parler comme à des amis à la maison, écouter le cœur de chacun, de vous parents, vous les enfants, vous les grands-parents… Mais le Brésil est si grand ! […] Alors j’ai choisi de venir ici, de visiter votre ‘Communauté’ qui représente aujourd’hui tous les quartiers du Brésil. Qu’il est beau d’être accueillis avec amour, avec générosité, avec joie ! »

« On peut toujours ajouter plus d'eau aux haricots »

Le pape François a alors souligné combien les Brésiliens sont accueillants, et de préciser : « Lorsque nous sommes généreux dans l’accueil d’une personne, je vous le dis, et que nous partageons quelque chose avec elle – un peu de nourriture, une place dans notre maison, notre temps – non seulement nous ne restons pas plus pauvres, mais nous nous enrichissons. Lorsqu’une personne qui a besoin de manger frappe à votre porte, je sais bien que vous trouvez toujours une façon de partager la nourriture ; comme dit le proverbe, on peut toujours “ajouter plus d’eau aux haricots” ! Et vous le faites avec amour, montrant que la véritable richesse n’est pas dans les choses, mais dans le cœur ! »

Pour le pape François, pas de doute, le peuple brésilien « en particulier les personnes plus simples, peut offrir au monde une précieuse leçon de solidarité, une parole souvent oubliée ou tue, parce qu’elle gêne. » Le Pape a alors lancé un appel aux autorités publiques et à tous les hommes de bonne volonté engagés pour la justice sociale pour qu’ils ne cessent de travailler pour un monde plus juste et plus solidaire. « Personne ne peut rester insensible aux inégalités qu’il y a encore dans le monde », a ajouté le Pape, invitant à lutter contre la culture de l’égoïsme, de l’individualisme qui souvent régule notre société, et à se décider à construire une culture de la solidarité qui voit dans l’autre non un concurrent ou un numéro, mais un frère.

Une société ne peut abandonner dans la périphérie une partie d'elle-même

Le pape François encourageait alors les efforts que la société brésilienne fait pour intégrer toutes ses composantes, même les plus souffrantes et nécessiteuses, dans la lutte contre la faim et la misère. « Aucun effort de “pacification” ne sera durable, il n’y aura ni harmonie, ni bonheur pour une société qui ignore, qui met en marge et abandonne dans la périphérie une partie d’elle-même. Une telle société s’appauvrit ainsi simplement et perd même quelque chose d’essentiel pour elle-même. Rappelons-nous-le toujours : c’est seulement quand nous sommes capables de partager que nous nous enrichissons vraiment ; tout ce qui se partage se multiplie ! La mesure de la grandeur d’une société est donnée par la façon dont elle traite celui qui est le plus nécessiteux, qui n’a rien d’autre que sa pauvreté ! »

Promouvoir la famille, défendre la vie, promouvoir l'éducation et la santé

Le pape François a souligné par ailleurs que l’Église, “avocate de la justice et défenseur des pauvres contre les inégalités sociales et économiques intolérables qui crient vers le ciel” (Document d’Aparecida, no. 395), désire collaborer à toute initiative ayant le sens du vrai développement de tout homme et de tout l’Homme. Mais il rappelait « qu’il n’y a ni de véritable promotion du bien commun, ni de véritable développement de l’Homme quand on ignore les piliers fondamentaux qui soutiennent une Nation, ses biens immatériels : la vie, qui est don de Dieu, valeur à préserver et à promouvoir toujours ; la famille, fondement de la vie ensemble et remède contre l’effritement social ; l’éducation intégrale, qui ne se réduit pas à une simple transmission d’informations dans le but de produire du profit ; la santé, qui doit chercher le bien-être intégral de la personne, aussi dans sa dimension spirituelle, essentielle pour l’équilibre humain et pour une saine vie en commun ; la sécurité, dans la conviction que la violence peut être vaincue seulement à partir du changement du cœur humain. »

Le pape François s’est enfin adressé directement aux jeunes de la favela et de tout le Brésil pour les encourager à ne pas se décourager face aux laideurs du monde, mais à continuer à vouloir vaincre les maux de la société. Car « la réalité peut changer, l’Homme peut changer ».

 

Radio Vatican

Crédit photo: JMJ Rio 2013 / Gustavo Kelly

Vidéo par KTO TV

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Jeudi 25 Juillet 2013 à 17:03
Pape François au centre Saint-François d'Assise, à Rio de Janeiro

Non à la légalisation des drogues : le pape François a été très clair lors de sa visite à l’hôpital Saint-François d’Assise de la Providence de Dieu, mercredi en début de soirée. Situé à Rio de Janeiro, cet établissement s’occupe de malades toxicodépendants ou alcooliques, et se charge d’assurer des soins gratuits à des indigents. Disposant d’une capacité de 500 lits, il est géré par l’association homonyme fondée en 1985 par le frère François et qui gère de nombreux autres centres de par le pays.

Après avoir été accueilli par le personnel de l’hôpital, et avoir été salué par l’archevêque de Rio de Janeiro et par le père directeur de l’association, le Pape a écouté le témoignage émouvant de deux patients. Ils ont raconté comment ils sont tombés dans la drogue, comment ils ont perdu l’amour de leurs proches, comment ils ont ruiné leur vie avant de reprendre pied grâce à l’association.

Trafic de drogue condamné avec force

Le pape François a ensuite pris la parole pour rappeler les gestes de saint François d’Assise qui inspire la structure de soins. François en a surtout profité pour condamner le trafic de drogue. « Combien de « marchands de mort » suivent la logique du pouvoir et de l’argent à n’importe quel prix ! La plaie du narcotrafic, qui favorise la violence et sème douleur et mort, requiert un acte de courage de toute la société. Ce n’est pas avec la libéralisation de l’usage des drogues, comme on en discute en divers lieux d’Amérique latine, que l’on pourra réduire la diffusion et l’influence de la dépendance chimique. »
Le Pape condamne donc sans ambages la légalisation de l’usage de la drogue et s’invite dans ce débat controversé qui secoue le continent sud-américain, particulièrement concerné par ce problème protéiforme.

Loin de s’en tenir cependant à une simple condamnation, François invite chacun de nous à se poser la question de savoir pourquoi ce trafic est si florissant. Le Pape conseille donc de promouvoir « une plus grande justice, en éduquant les jeunes aux valeurs qui construisent la vie commune, en accompagnant celui qui est en difficulté, et en donnant espérance dans l’avenir. »

« Personne ne peut remonter à ta place »

Cette main tendue seule ne suffit pas. Le Pape veut également mettre chacun devant ses responsabilités, y compris les victimes : « tu peux te relever, tu peux refaire surface, cela demande un effort, mais c’est possible si tu le veux. […] Tu as le premier rôle dans ton relèvement ; voilà la condition indispensable ! Tu trouveras la main tendue de qui voudra bien t’aider, mais personne ne peut remonter à ta place. » François place donc les malades devant leur libre-arbitre.

Ce n’est pas pour autant qu’il les laisse seuls face à ce choix et leur rappelle que « l’Église et beaucoup de personnes vous sont proches. Regardez avec confiance devant vous. […] Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Mais je voudrais dire aussi : ne volons pas l’espérance, mais devenons tous des porteurs d’espérance ! »

En chaque personne en difficulté, « nous embrassons la chair souffrante du Christ »

Le Pape rappelle qu’« en chaque frère et sœur en difficulté, nous embrassons la chair souffrante du Christ. Aujourd’hui, en ce lieu de lutte contre la dépendance chimique, je voudrais embrasser chacun et chacune d’entre vous, vous qui êtes la chair du Christ, et demander que Dieu remplisse de sens et de ferme espérance votre chemin, et aussi le mien. »

Fidèle à sa volonté d’aller dans les périphéries, François a mis en lumière un autre aspect souvent occulté de nos périphéries pour les mettre en lumière et faire comme saint François qui n’a pas hésité à embrasser un lépreux.

 

Radio Vatican

JMJ Rio 2013 / Ana Luisa

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Mercredi 24 Juillet 2013 à 15:05
Pape François embrasse une représentation de la Vierge d'Aparecida.

C’est à toute l’Église de l’Amérique latine que l’ancien archevêque de Buenos Aires a voulu consacrer son pèlerinage à Notre-Dame d’Aparecida, ce mercredi, à 200 km de Rio de Janeiro où il présidera à partir de jeudi soir les 28° Journées mondiales de la jeunesse. Aparecida est le deuxième sanctuaire marial le plus visité du continent, avec 7 millions de pèlerins par an. Sa dévotion est notamment liée aux souffrances des esclaves noirs du Brésil. Pour s’y rendre, le pape François a sacrifié une journée de repos qui figurait sur l’agenda initial préparé pour Benoît XVI. Le Saint-Père a tenu personnellement à accomplir cet acte de dévotion mariale avant de rejoindre les jeunes. 


Dans un message adressé en premier lieu à tous les jeunes catholiques du continent, le pape a remercié la Vierge d'Aparecida, patronne du Brésil. « Quelle joie pour moi de venir dans la maison de la Mère de chaque Brésilien! J'ai voulu venir ici pour demander à Marie le succès des Journées mondiales de la jeunesse et pour déposer à ses pieds la vie du peuple latino-américain », a-t-il lancé. « Que de difficultés dans la vie de chacun, dans nos communautés! Mais aussi énormes que ces difficultés puissent sembler, Dieu ne nous laisse jamais en être submergés ».

Résister à la tentation de l'argent et du pouvoir

Durant cette messe à laquelle participaient quelque 200 000 personnes, dont la plupart étaient sur l’esplanade de la basilique sous la pluie, le pape François a exhorté ces mêmes jeunes à se défier des « idoles éphémères », comme l'argent et le pouvoir. « De nos jours, tous, un peu, et nos jeunes aussi, se sentent séduits par beaucoup d'idoles qui se substituent à Dieu et semblent donner l'espérance : l'argent, le succès, le pouvoir, le plaisir. Une sensation de solitude et de vide gagne souvent le cœur de beaucoup et les pousse à la recherche de compensations, de ces idoles éphémères », devait-il affirmer dans son homélie.

Le Saint-Père ne manquait pas d’inviter les pasteurs, les parents et les éducateurs à transmettre aux jeunes les valeurs qui feront d’eux les artisans d’un monde plus juste, plus solidaire et fraternel et à encourager la générosité qui les caractérise. Ils sont, a-t-il dit, un moteur puissant pour l’Église et pour la société. Ils n’ont pas besoin seulement de choses, ils ont besoin avant tout que leur soient proposées les valeurs immatérielles qui sont le cœur spirituel et la mémoire des peuples : la solidarité, la persévérance… des valeurs qui trouvent leurs plus profondes racines dans la foi chrétienne. Reprenant des idées qui lui sont chères, le pape François a recommandé trois attitudes : garder l’espérance, se laisser surprendre par Dieu, et vivre dans la joie. Même au milieu des difficultés, Dieu agit et nous surprend, a-t-il lancé. Le chrétien est joyeux, il ne peut pas être pessimiste !

Aparecida, où le cardinal Bergoglio avait marqué les esprits en 2007

Mais le pape François ne pouvait se rendre à Aparecida sans se souvenir de ce que ce lieu représente pour tout l’épiscopat latino-américain et pour lui-même. C’est là que s’est déroulée en 2007 la Ve Assemblée générale de l’épiscopat d’Amérique latine et des Caraïbes, inaugurée par Benoît XVI. À l’époque, le cardinal Bergoglio avait participé activement à la rédaction du document conclusif de cette assemblée où il avait fait forte impression. Un texte majeur, au fort contenu social et politique, visant à redonner un élan d’évangélisation au continent, marqué par l’influence et la pensée du futur pape. Le modèle proposé invite à sortir de l’enclos d’une Église autosuffisante pour atteindre toutes les périphéries humaines, surtout dans les grandes mégapoles, et souligne l’option préférentielle pour les pauvres. Cette assemblée apaisée, libre et participative, le pape François l’a évoquée lors de cette même homélie, parlant d’un « grand moment d’Église », et mettant l’accent sur un aspect qu’il affectionne : la richesse de la piété populaire, comme expression spontanée du peuple de Dieu.

« Dans ce sanctuaire, où s’est tenue la Ve Conférence générale de l’épiscopat de l’Amérique latine et des Caraïbes, il y a six ans, s’est déroulé un fait très beau dont j’ai pu me rendre compte personnellement : voir comment les évêques se sentaient encouragés, accompagnés et, dans un certain sens, inspirés par les milliers de pèlerins qui venaient chaque jour confier leur vie à la Vierge. Nous pouvons dire que le Document d’Aparecida est bien connu justement à cause de cette imbrication entre les travaux des pasteurs et la foi simple des pèlerins, sous la protection maternelle de Marie. »

Le pape François embrasse la statue de la Vierge

Dans une brève allocution, l’archevêque d’Aparecida a rappelé que ce sanctuaire est une icône religieuse nationale. En le visitant, vous visitez symboliquement tout le Brésil, a-t-il dit en s'adressant au pape François. Le cardinal Damasceno (archevêque d’Aparecida : NDLR) a par ailleurs insisté sur l’importance pour l’Église de s’engager aux côtés des pauvres et d’être pauvre pour évangéliser.

Dès son arrivée au sanctuaire d’Aparecida, le Pape s’était rendu dans la Salle des douze apôtres pour prier devant la statuette en terre cuite retirée des eaux d’un fleuve au début du XVIIIe siècle et lui rendre un hommage floréal. Avant de l'embrasser tendrement.

Radio Vatican

Crédit photo: JMJ Rio 2013

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Mercredi 24 Juillet 2013 à 12:29
Lancement de 28e JMJ Rio 2013 sur la plage de Copacabana.

Les JMJ sont officiellement lancées et retrouvent le continent sud-américain après 26 ans. En 1987, la première édition internationale des Journées mondiales de la jeunesse a eu lieu en Argentine à Buenos Aires, la ville de l’actuel Pape. Sur la plage de Copacabana, la messe d’ouverture a été célébrée par Mgr Orani João Tempesta. Une célébration festive dont les chants ont retenti dans la nuit brésilienne. L’archevêque de Rio de Janeiro a évoqué les jeunes « persécutés, marginalisés, dépendants », ceux victimes d’injustice, mais aussi le décès dans un accident de bus en Guyane française, une semaine plus tôt, d’une jeune parisienne devant participer aux JMJ.

Suivre le Christ en disciple

Un podium installé sur la mythique plage de Copacabana a vu défiler toute l’après-midi de mardi des groupes de chanteurs qui ont entretenu la ferveur des jeunes pèlerins qui n’ont cessé d’affluer jusqu’à la nuit tombée. Une heure avant le début de la messe, des dizaines d’évêques sont entrés en procession, avant l’arrivée de la croix des JMJ, portée par des jeunes. Malgré la pluie et le vent, ils étaient entre 500 et 600 000 à écouter l’homélie du prélat brésilien marquant le lancement officiel d’un évènement que tous attendaient et préparaient depuis des mois. Il les a invités à vivre en disciples du Christ pour vivre l’enthousiasme missionnaire, et à leur tour, aller faire d’autres disciples. Pendant une semaine, leur a-t-il dit, Rio est le centre de l’Église, vivante et jeune. Toutes les routes convergent vers Rio. C’est ici que les pèlerins puiseront la force et la joie d’être disciple du Christ et pourront devenir des missionnaires pour toutes les nations.

La jeunesse est la réponse à la crise de nos sociétés

C’est un message d’espoir que Mgr Tempesta a délivré à la jeunesse massée sur la plage. Face à lui, ces dizaines de milliers de jeunes provenant des quatre coins du monde et faisant flotter au vent les drapeaux géants de leurs nations d’origine. La démonstration de l’Église vivante et universelle transcendant les peuples, les cultures et les langues.

« Le visage des jeunes chrétiens est celui qui unit le témoignage d’une authentique vie chrétienne avec la dimension sociale de l’Évangile », a déclaré l’archevêque de Rio. Un écho au premier discours du pape François aux autorités brésiliennes qui insistait sur l’importance de valeurs spirituelles et humaines pour surmonter la crise qui frappe de plein fouet la jeunesse. Il a exhorté les jeunes à « construire des ponts à la place des murs », pour surmonter « barrières et injustices ».

Des mots d’espoir pour la société dans son ensemble :

« Chers jeunes, vous êtes le cadeau d'espoir pour une société qui attend une solution à sa crise de valeurs. Vous êtes appelés à former une nouvelle génération qui vit la foi et la transmettra à la prochaine génération. Nous sommes invités à une expérience de foi et nous en sortirons renouvelés. Être impliqué dans la communauté, avec enthousiasme, sera l'occasion, vivant avec nos frères et sœurs, de témoigner qu'un autre monde est possible. Nous avons beaucoup d'obstacles et d’injustices à surmonter. Nous pouvons construire des ponts plutôt que des murs et des barrières. Grâce à vous, qui êtes ici, à Rio, le monde a besoin du témoignage de la solidarité, du partage et de l'amour du Christ rédempteur. Il est temps de réveiller la confiance et l'espoir pour qu'ils se transforment en actions concrètes pour un avenir de lumière. »

« Allez, de toutes les nations faites des disciples »

Le thème des JMJ était évidemment au cœur de cette célébration. Mgr Tempesta a insisté sur l’importance de cet évènement qui se trouve au cœur de l’Année de la Foi. Cette opportunité doit être un temps propice pour la confirmation des engagements pris devant la communauté chrétienne. Nous sommes appelés à vivre profondément notre foi en ce moment historique et particulier, marqué par tant de questions et un bouleversement sans précédent qui caractérise nos sociétés. Mais toujours avec l'enthousiasme et la cohérence de ceux qui se laissent guider par l'Esprit Saint. La boussole dans cette mer agitée est le Christ. Le Christ rédempteur symbole de la ville de Rio qu’il embrasse de ses bras ouverts comme il accueille les pèlerins qui y ont afflué en masse.
« Allez par les villes, témoignez de Jésus-Christ, engagez-vous pour un monde nouveau, contaminez tous de la joie et de la paix du Christ, soyez des sentinelles du matin, travaillant pour le renouvellement du monde à la lumière du plan de Dieu ! Nous vivons cet intense moment de pèlerinage que parce que Jésus-Christ est vivant parmi nous, nous donne son Esprit Saint, et nous sommes appelés à vivre cette réalité et à la transmettre à d'autres personnes d'une manière qui soit accessible et compréhensible. Jésus-Christ est toujours présent, surtout pour les jeunes qui cherchent la vérité, la justice et la paix - et ils ne peuvent la trouver que dans Jésus-Christ. »

Mgr Tempesta a invité les jeunes à suivre le « premier pèlerin », le pape François. « Il nous indiquera le chemin pendant ces jours-ci » leur a-t-il lancé. Il le fera sur la plage de Copacabana dès jeudi. Trois des cinq principales célébrations des JMJ vont en effet s’y dérouler. Elle sera le théâtre de la fête d’accueil des jeunes, présidée par le Pape, sous forme de liturgie de la Parole, le 25 juillet. Enfin, le lendemain soir, le Pape participera au Chemin de croix de près d’une heure et quart qui se déroulera près de la plage.

 

Radio Vatican

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