Actualité

Vendredi 1 Novembre 2013 à 10:57
Fête de Tous les Saints

Le pape François a présidé ce vendredi midi la récitation de l’Angélus place Saint-Pierre. L’occasion pour lui, dans sa catéchèse, de souligner « que les saints ne sont pas des surhommes […] Les saints ne sont pas nés parfaits, ils sont comme nous, comme chacun de nous ».

« La fête de Tous les Saints que nous célébrons aujourd’hui, a déclaré le Pape, nous rappelle que le point d’arrivée de notre existence n’est pas la mort, c’est le Paradis! C’est ce qu’écrit l’apôtre Jean : « Ce que nous serons n’a pas encore été révélé. Pourtant nous savons que quand il se sera manifesté, nous serons pareil à lui car nous le verrons tel qu’il est » (Jn 1; 3, 2). Les saints, les amis de Dieu nous assurent que cette promesse ne déçoit pas. Dans leur existence sur terre, en effet, ils ont tellement vécu en communion profonde avec Dieu qu’ils sont devenus comme lui. Sur le visage des frères plus petits et méprisés, ils ont vu le visage de Dieu et maintenant ils le contemplent face à face dans sa beauté glorieuse. »

Les saints ne sont pas des surhommes

« Les saints ne sont pas des surhommes et ne sont pas nés parfaits. Ce sont des personnes qui avant d’atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale avec ses joies et ses douleurs, ses fatigues et ses espérances. Mais lorsqu’ils ont connu l’amour de Dieu, ils l’ont suivi de tout leur cœur, sans conditions ni hypocrisies ; ils ont passé leur vie au service des autres, ils ont supporté les souffrances et les adversités sans haine et en répondant au mal par le bien, en répandant la joie et la paix. Les saints sont des hommes et des femmes qui ont la joie dans le cœur et qui la transmettent aux autres. »

Être saint : une vocation pour tous

« Être saints n’est pas un privilège pour certains, mais une vocation pour tous. Tous sont appelés à marcher sur la voie de la sainteté et cette voie a un nom, un visage : Jésus Christ. Il nous montre la voie dans l’Évangile : celle des Béatitudes (cf. Mt 5, 1-12). Le Règne des cieux, en effet, est pour tous ceux qui ne placent pas leur confiance dans les choses, mais dans l’amour de Dieu ; pour ceux qui ont un cœur simple, humble, qui ne prétendent pas être justes et qui ne jugent pas les autres, pour ceux qui savent souffrir avec ceux qui souffrent et se réjouir avec ceux qui se réjouissent, qui ne sont pas violents, mais miséricordieux et qui cherchent à être artisans de la réconciliation et de la paix. »

Leur témoignage doit nous encourager à aller à contre-courant

« Que disent les saints aujourd’hui ? Ils nous disent : ayez confiance dans le Seigneur car il ne déçoit pas ! Avec leur témoignage, ils nous encouragent à ne pas avoir peur d’aller à contre-courant ou d’être incompris et moqués, lorsqu’on parle de lui dans l’Évangile ; ils nous montrent par leur vie que ceux qui restent fidèles à Dieu et à sa parole expérimentent déjà sur cette terre le réconfort de son amour et le « centuple » dans l’éternité. C’est ce que nous espérons et ce que nous demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs défunts.

Avec sagesse, l’Église a mis en étroite corrélation la fête de Tous les Saints et la Commémoration de tous les fidèles défunts. À notre prière de louanges à Dieu et de vénération des esprits bienheureux, nous unissons une prière de suffrage pour ceux qui nous ont précédés dans le passage de ce monde à la vie éternelle.

Le pape François prie pour les chrétiens persécutés et les migrants

Cette après-midi, le pape se rendra au cimetière monumental du Verano à l’est de Rome. Il y présidera la messe à partir de 16 h « uni spirituellement à tous ceux qui ces jours-ci visitent les cimetières où reposent ceux qui nous ont précédés dans le signe de la foi et attendent le jour de la résurrection ». Au terme de cette célébration est prévu un moment de prière pour les défunts avec la bénédiction des tombes.

À l’issue de la prière de l’Angélus, le pape François a assuré qu’il y prierait « en particulier pour les victimes des violences, spécialement les chrétiens qui ont perdu la vie à cause des persécutions ».

Le pape a enfin évoqué le drame qui s’est joué dans le Sahel cette semaine : « Je prierais de manière toute particulière pour nos frères et sœurs, ces hommes, femmes et enfants morts de soif, de faim et de fatigue sur le chemin menant à des conditions de vie meilleures : ces derniers jours, nous avons vu les images du désert cruel ». Le pape a demandé aux fidèles de prier en silence pour ces migrants.

Source: Radio Vatican

Crédit photo: benoit-et-moi.fr 

Ajouter un commentaire
Vendredi 25 Octobre 2013 à 12:38
José I. Sierra, lauréat du prix ACPC-Inter 2013 dans la catégorie "Dossier"

C’est le 24 octobre dernier qu’a eu lieu au musée Boréalis de Trois-Rivières, la soirée-gala du Congrès de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC). La revue Univers (publication de l’OPPF) a récolté deux prix parmi les neuf prix décernés aux périodiques membres de l’association.

Le prix ACPC-Inter 2013 dans la catégorie « Réflexion », a été attribué à Soeur Gisèle Bourdon, s.s.c.j., pour son article « En Égypte, j’ai été profondément évangélisée » (Univers, avril-mai-juin 2013). Soeur Bourdon ne pouvant pas être présente à la soirée, c’est le père André Gagnon, s.j., directeur national des OPM au Canada, qui a reçu le prix en son nom. Le père Gagnon qui a voyagé en Égypte avec Sr. Gisèle l’hiver dernier lors d’un stage missionnaire, a souligné combien l’expérience de la rencontre avec les chrétiens coptes d’Égypte a été marquante pour cette soeur du Sacré-Coeur de Jésus.

Dans la catégorie « Dossier », le prix ACPC-Inter est allé à José I. Sierra, rédacteur en chef de la revue Univers, pour « L’avenir de l’Église en Amérique est missionnaire » (Univers, janvier-février-mars 2013).

M. Sierra a remercié l’ACPC, exprimant sa joie d’apprendre que ce soit ce dossier qui ait été retenu par le jury.

« Quelle belle découverte que cette rencontre de janvier dernier dans la ville de Mexico, entre le Comité des missions du Conseil épiscopal d’Amérique latine (CELAM) et les Œuvres pontificales missionnaires de tous les pays d’Amérique et des Caraïbes, qualifiée par beaucoup comme étant historique, a-t-il lancé. Il y avait une ambiance particulière qui régnait de part et d’autre, comme s’il s’agissait d’une sorte de prélude à un changement majeur dans l’Église. »

Dans cet événement, M. Sierra a perçu le « cri de l’Église en Amérique », une Église qui se cherche « afin d’évangéliser à la manière du Christ. Comment ne pas penser qu’aujourd’hui, ce cri de l’Église ait été entendu par Dieu, prenant la forme du pontificat de ce pape François, pape de l’Amérique, pape missionnaire? L’avenir de l’Église en Amérique est missionnaire, a-t-il conclu. »

Nous voulons nous associer à la joie des autres lauréats des prix ACPC-Inter 2013. Nous les félicitons pour leur excellent travail et leur engagement au sein de leurs milieux respectifs. Enfin, nous félicitons aussi tous les finalistes de cette année. 

 

Crédit photo: OPM Canada

1 commentaire - Ajouter un commentaire
Mercredi 16 Octobre 2013 à 15:53
Église à Madagascar. Dimanche missionnaire mondial 2013

Chers frères et sœurs,

Cette année, nous célébrons le Dimanche missionnaire mondial alors que s’achève l’Année de la Foi, occasion importante pour renforcer notre amitié avec le Seigneur et notre cheminement en tant qu’Église qui annonce avec courage l’Évangile. Dans cette perspective, je souhaiterais proposer quelques réflexions.

1. La Foi est un précieux don de Dieu, qui ouvre notre esprit afin que nous puissions le connaître et l’aimer. Il veut entrer en relation avec nous afin de nous faire participer de sa vie même et rendre notre vie davantage pleine de signification, meilleure, plus belle. Dieu nous aime! La Foi demande cependant à être accueillie. Elle demande donc une réponse personnelle de notre part, le courage de faire confiance à Dieu, de vivre son amour, reconnaissants pour son infinie miséricorde. Elle est ensuite un don qui n’est pas réservé à quelques-uns, mais qui est offert avec générosité. Tous devraient pouvoir faire l’expérience de la joie de se sentir aimés par Dieu, de la joie du salut! Et il s’agit d’un don qu’il n’est pas possible de conserver pour soi, mais qui doit être partagé : si nous voulions le garder pour nous, nous deviendrions dans ce cas des chrétiens isolés, stériles et malades. L’annonce de l’Évangile est inséparable du fait d’être disciples du Christ et elle constitue un engagement constant qui anime toute la vie de l’Église. « L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale. » (Verbum Domini, 95) Chaque communauté est « adulte » lorsqu’elle professe la Foi, qu’elle la célèbre avec joie dans la liturgie, qu’elle vit la charité et annonce sans relâche la Parole de Dieu, sortant de son enclos afin de la porter également dans les « périphéries », surtout à ceux qui n’ont pas encore eu la possibilité de connaître le Christ. La solidité de notre foi, sur les plans personnel et communautaire, se mesure aussi à partir de la capacité de la communiquer à d’autres, de la diffuser, de la vivre dans la charité, d’en témoigner auprès de ceux qui nous rencontrent et partagent avec nous le chemin de la vie.

2. L’Année de la Foi, cinquante ans après le début du Concile Vatican II, nous motive à faire en sorte que l’Église tout entière ait une conscience renouvelée de sa présence dans le monde contemporain, de sa mission parmi les peuples et les nations. Le caractère missionnaire n’est pas seulement une question de territoires géographiques, mais de peuples, de cultures et de personnes, parce que, justement, les « frontières » de la Foi ne traversent pas seulement des lieux et des traditions humaines, mais le cœur de tout homme et de toute femme. Le Concile Vatican II a souligné de manière particulière la manière dont le devoir missionnaire, le devoir d’élargir les frontières de la Foi, est le propre de tout baptisé et de toutes les communautés chrétiennes : « Puisque le Peuple de Dieu vit dans des communautés, diocésaines et paroissiales surtout, et que c’est dans ces communautés que d’une certaine manière il se montre visible, c’est aussi aux communautés qu’il appartient de rendre témoignage au Christ devant les nations. » (Ad Gentes, 37) Chaque communauté est donc interpellée et invitée à faire sien le mandat confié par Jésus aux Apôtres afin qu’ils soient ses « témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8), non pas comme un aspect secondaire de la vie chrétienne mais comme un aspect essentiel : nous sommes tous envoyés sur les routes du monde pour cheminer avec nos frères, en professant et en témoignant notre foi au Christ et en étant annonciateurs de son Évangile. J’invite les évêques, les prêtres, les conseils presbytéraux et pastoraux, toute personne et tout groupe responsable à l’intérieur de l’Église à donner de l’importance à la dimension missionnaire au sein de leurs programmes pastoraux et formatifs, ressentant que son propre engagement apostolique n’est pas complet s’il ne comprend pas l’intention de « rendre témoignage du Christ devant les Nations », devant tous les peuples. Le caractère missionnaire n’est pas seulement une dimension programmatique dans la vie chrétienne, mais il est également une dimension paradigmatique qui concerne tous les aspects de cette vie chrétienne.

3. Souvent, l’œuvre d’évangélisation rencontre des obstacles non seulement à l’extérieur mais à l’intérieur même de la communauté ecclésiale. Parfois, la ferveur, la joie, le courage, l’espérance que nous mettons dans le fait d’annoncer à tous le message du Christ et d’aider les Hommes de notre temps à le rencontrer sont faibles. Parfois, certains pensent encore que porter la Vérité de l’Évangile consiste à faire violence à la liberté. Paul VI a des paroles éclairantes à ce propos : « Ce serait […] une erreur d’imposer quoi que ce soit à la conscience de nos frères. Mais de proposer à cette conscience la vérité évangélique et le salut en Jésus-Christ en pleine clarté et dans le respect absolu des options libres qu’elle fera […] est un hommage à cette liberté. » (Evangelii nuntiandi, 80) Nous devons toujours avoir le courage et la joie de proposer, avec respect, la rencontre avec le Christ, de nous faire porteurs de son Évangile. Jésus est venu parmi nous pour indiquer le chemin du Salut et il nous a confié à nous aussi la mission de le faire connaître à tous, jusqu’aux extrémités de la terre. Souvent, nous voyons que ce sont la violence, le mensonge, l’erreur qui sont mis en relief et proposés. Il est urgent de faire resplendir à notre époque la bonne vie de l’Évangile par l’annonce et le témoignage, et cela, à l’intérieur même de l’Église. Parce que, dans cette perspective, il est important de ne jamais oublier un principe fondamental de tout évangélisateur : il n’est pas possible d’annoncer le Christ sans l’Église. Évangéliser n’est jamais un acte isolé, individuel, privé, mais toujours ecclésial. Paul VI écrivait que « lorsque le plus obscur prédicateur, catéchiste ou pasteur, annonce l’Évangile, rassemble sa petite communauté ou confère un sacrement, même seul, il accomplit un acte d’Église ». Il agit « non pas par une mission qu’il s’attribue, ou par une inspiration personnelle, mais en union avec la mission de l’Église et en son nom » (ibidem). Et cela donne force à la mission et fait sentir à tout missionnaire et évangélisateur qu’il n’est jamais seul, mais qu’il fait partie d’un seul Corps, animé par le Saint-Esprit.

4. À notre époque, la mobilité diffuse et la facilité de communication par le biais des « nouveaux médias » ont mélangé entre eux les peuples, les connaissances, les expériences. Pour des raisons de travail, des familles entières se déplacent d’un continent à l’autre. Les échanges professionnels et culturels, suivis par le tourisme et des phénomènes analogues, provoquent un vaste mouvement de personnes. Parfois, il est difficile même pour les communautés paroissiales de connaître de manière sûre et approfondie ceux qui sont de passage ou ceux qui vivent de manière stable sur le territoire. En outre, dans des zones toujours plus vastes des régions traditionnellement chrétiennes s’accroît le nombre de ceux qui sont étrangers à la foi, indifférents à la dimension religieuse ou animés par d’autres croyances. Par ailleurs, il n’est pas rare que certains baptisés fassent des choix de vie qui les conduisent loin de la foi, rendant ainsi nécessaire qu’ils fassent l’objet d’une « nouvelle évangélisation ». À tout cela vient s’ajouter le fait qu’une vaste part de l’Humanité n’a pas été atteinte par la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Nous vivons par ailleurs un moment de crise qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement, mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent. La coexistence humaine est marquée, elle aussi, par des tensions et des conflits qui provoquent insécurité et difficulté à trouver le chemin d’une paix stable. Dans cette situation complexe, où l’horizon du présent et de l’avenir semble caractérisé par des nuages menaçants, il est encore plus urgent de porter avec courage au sein de chaque réalité l’Évangile du Christ qui constitue une annonce d’espérance, de réconciliation, de communion, une annonce de la proximité de Dieu, de sa miséricorde, de son salut, une annonce du fait que la puissance de l’amour de Dieu est capable de l’emporter sur les ténèbres du mal et de conduire sur le chemin du bien. L’Homme de notre temps a besoin d’une lumière sûre qui éclaire sa route et que seule la rencontre avec le Christ peut donner. Portons à ce monde, par notre témoignage, avec amour, l’espérance donnée par la foi! Le caractère missionnaire de l’Église n’est pas du prosélytisme, mais bien un témoignage de vie qui illumine le chemin, qui porte espérance et amour. L’Église – je le répète une fois encore – n’est pas une organisation d’assistance, une entreprise, une ONG, mais une communauté de personnes animées par l’action de l’Esprit Saint, qui ont vécu et vivent la stupeur de la rencontre avec Jésus-Christ et désirent partager cette expérience de joie profonde, partager le message de salut que le Seigneur nous a donné. C’est justement l’Esprit Saint qui conduit l’Église sur ce chemin.

5. Je voudrais tous vous encourager à vous faire porteurs de la Bonne Nouvelle du Christ et je suis particulièrement reconnaissant aux missionnaires, aux prêtres fidei donum, aux religieux et aux religieuses, aux fidèles laïcs – toujours plus nombreux – qui, répondant à l’appel du Seigneur, quittent leur propre patrie pour servir l’Évangile dans des terres et des cultures différentes. Mais je voudrais également souligner combien les jeunes Églises elles-mêmes s’engagent actuellement généreusement dans l’envoi de missionnaires aux Églises qui se trouvent en difficulté – et il n’est pas rare qu’il s’agisse d’Églises d’antique chrétienté –, portant ainsi la fraîcheur et l’enthousiasme avec lesquels elles vivent la foi qui renouvelle la vie et donne l’espérance. Vivre selon ce souffle universel, en répondant au mandat de Jésus, « allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19), est une richesse pour toute Église particulière, pour toute communauté et donner des missionnaires n’est jamais une perte, mais un gain. Je fais appel à ceux qui ressentent cet appel à répondre généreusement à la voix de l’Esprit, selon leur état de vie, et à ne pas avoir peur d’être généreux avec le Seigneur. J’invite également les évêques, les familles religieuses, les communautés et toutes les agrégations chrétiennes à soutenir, avec clairvoyance et un discernement attentif, l’appel missionnaire ad gentes et à aider les Églises qui ont besoin de prêtres, de religieux et de religieuses ainsi que de laïcs pour renforcer la communauté chrétienne. Ceci devrait être également une attention présente au sein des Églises faisant partie d’une même Conférence épiscopale ou d’une même Région : il est important que les Églises qui sont plus riches en vocations aident avec générosité celles qui souffrent à la suite de leur manque.


J’exhorte aussi les missionnaires, en particulier les prêtres fidei donum et les laïcs, à vivre avec joie leur précieux service dans les Églises où ils sont envoyés et à porter leur joie et leur expérience aux Églises dont ils proviennent, se rappelant comment Paul et Barnabé, au terme de leur premier voyage missionnaire, « se mirent à rapporter tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux païens la porte de la foi » (Ac 14, 27). Ils peuvent devenir un chemin pour une sorte de « restitution » de la foi, en portant la fraîcheur des jeunes Églises, afin que les Églises d’antique chrétienté retrouvent l’enthousiasme et la joie de partager la foi dans un échange qui est enrichissement réciproque sur le chemin à la suite du Seigneur.


La sollicitude envers toutes les Églises, que l’Évêque de Rome partage avec ses confrères évêques, trouve une importante réalisation dans l’engagement des Œuvres pontificales missionnaires, qui ont pour but d’animer et d’approfondir la conscience missionnaire de chaque baptisé et de chaque communauté, tant en rappelant la nécessité d’une plus profonde formation missionnaire de l’ensemble du Peuple de Dieu qu’en alimentant la sensibilité des communautés chrétiennes afin qu’elles offrent leur aide pour favoriser la diffusion de l’Évangile dans le monde.


Une pensée enfin va aux chrétiens qui, en différentes parties du monde, se trouvent en difficulté en ce qui concerne le fait de professer ouvertement leur foi et de se voir reconnu le droit de la vivre dignement. Ils sont nos frères et sœurs, des témoins courageux – encore plus nombreux que les martyrs des premiers siècles – qui supportent avec persévérance apostolique les différentes formes actuelles de la persécution. Nombreux sont ceux qui risquent même leur vie pour demeurer fidèles à l’Évangile du Christ. Je désire assurer que je suis proche par la prière des personnes, des familles et des communautés qui endurent la violence et l’intolérance et je leur répète les paroles consolantes de Jésus : « Gardez courage! J’ai vaincu le monde. » (Jn 16, 33)


Benoît XVI exhortait : « "Que la Parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée" (2 Th 3, 1) : puisse cette Année de la Foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable. » (Porta Fidei, 15) C’est mon souhait pour le Dimanche missionnaire mondial de cette année. Je bénis de tout cœur les missionnaires et tous ceux qui accompagnent et soutiennent cet engagement fondamental de l’Église afin que l’annonce de l’Évangile puisse résonner dans tous les coins de la terre et que nous, ministres de l’Évangile et missionnaires, faisions l’expérience de « la douce et réconfortante joie d’évangéliser » (Evangelii nuntiandi, 80).

Sur la photo: une église à Madagascar

Crédit photo: OPM Canada

Ajouter un commentaire
Vendredi 4 Octobre 2013 à 11:53
Le dépouillement de François devant l'évêché d'Assise

« La mondanité spirituelle tue l’âme, les personnes et l’Église » : voilà ce qu’a déclaré le pape François lors de sa rencontre avec les pauvres au siège de l’évêché, dans la Salle du dépouillement, là où le poverello se délesta de ses vêtements devant son père en signe de renonciation aux biens terrestres. Le Pape a alors demandé au Seigneur « qu’il nous donne à tous le courage de nous dépouiller de l’esprit du monde qui est la lèpre, le cancer de la société, l’ennemi de Jésus.

« Le christianisme sans la Croix, sans Jésus, sans dépouillement est comme une pâtisserie, une belle tarte. Le danger de la mondanité est un très grand péril », a déclaré le Pape d'un ton grave.

À Assise, « le pape ira déshabiller l’Église. Il ôtera les habits des évêques, des cardinaux, les siens ». Des fantaisies de la presse selon le pape François. Car l’Église, c’est nous tous, l’Église, c’est nous tous », a martelé le Pape. « Nous tous nous devons nous dépouiller. De quoi doit se dépouiller l’Église ? D’un grave danger qui menace le monde entier : la mondanité. C’est une idole, pas Dieu. L’idolâtrie est le péché le plus grand. »

C'est triste un chrétien mondain!

Pour le pape, « l’Église, c’est nous tous », pas seulement « les sœurs, les frères, les évêques, les cardinaux, le pape ». […] Tous nous devons nous dépouiller. C’est si triste de trouver un chrétien mondain. Il croit qu’il est sûr de sa foi et de la sécurité que lui donne le monde. Mais on ne peut pas travailler sur les deux fronts. On doit se dépouiller de la mondanité. On ne peut pas servir deux patrons : il faut choisir, l’argent ou Dieu. »

C’est « ridicule qu’un chrétien ‘ vrai ‘, qu’un religieux, veuille aller sur cette route de la mondanité, une route assassine, qui tue les personnes, l’Église. » Il faut « se dépouiller de son orgueil, et de la soif d'avoir, de l'argent, a ajouté le Pape qui encourageait à apprendre à être avec les pauvres, à partager avec ceux qui sont privés du minimum nécessaire, à toucher ainsi la chair du Christ! »

Quand François s’est dépouillé : il était jeune, il n’avait pas la force, c’était la force de Dieu. Jésus nous rappelle pour qu’il nous sauve de l’esprit du monde. Il faut se dépouiller de cet esprit du monde, l’ennemi de Jésus, un cancer pour nous. Que Jésus nous donne la grâce de nous dépouiller. »

Pour le pape François, notre société donne des signes de fatigue, et si nous voulons la sauver du naufrage, il faut suivre la voie de la pauvreté, qui n'est pas la misère – car celle-ci doit être combattue – mais cette capacité à partager, à être solidaires avec ceux qui sont dans le besoin. Une confiance plus grande en Dieu, aussi, et moins dans nos forces humaines.

Radio Vatican

Crédit photo: Fresque de Benozzo Gozzoli (Alessio de Lese di Sandro) 1420-1497 © Electa/Leemage

Ajouter un commentaire

Pages