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Vendredi 9 Mai 2014 à 12:45
Le pape François au palais apostolique.

Ce matin, le Saint-Père François a reçu en audience, au palais apostolique, les participants à l’Assemblée générale annuelle des Œuvres pontificales missionnaires, accompagnés par le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Fernando Filoni. Nous publions ci-après le texte intégral du discours du Saint-Père.


Monsieur le Cardinal, vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce, chers frères et sœurs,

Je donne la bienvenue aux directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires et aux collaborateurs de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Je remercie le cardinal Fernando Filoni et vous tous, qui œuvrez au service de la mission de l’Église afin de porter l’Évangile aux peuples de toute la Terre.

Une nouvelle saison d’évangélisation

Par l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium, j’ai voulu inviter tous les fidèles à une nouvelle saison d’évangélisation. À notre époque également, la missio ad gentes (mission aux peuples) est la force motrice de ce dynamisme fondamental de l’Église. La préoccupation d’évangéliser aux « frontières », témoignée par des missionnaires saints et généreux, aide toutes les communautés à réaliser une pastorale expansive et efficace, un renouvellement des structures et des œuvres. L’action missionnaire est le paradigme de toute œuvre de l’Église. Évangéliser, en ce temps de grandes transformations sociales, requiert une Église missionnaire, toute en sortie, capable d’opérer un discernement afin de se confronter avec les différentes cultures et les différentes visions de l’Homme. Pour un monde en transformation, il faut une Église renouvelée et transformée par la contemplation et par le contact personnel avec le Christ, par la puissance de l’Esprit.

C’est l’Esprit du Christ qui est la source du renouvellement, qui nous fait trouver de nouveaux chemins, de nouvelles méthodes créatives, différentes formes d’expression pour l’Évangélisation du monde actuel. C’est lui qui nous donne la force d’entreprendre le chemin missionnaire et la joie de l’annonce, afin que la lumière du Christ illumine ceux qui ne le connaissent pas encore ou qui l’ont rejeté. Pour cela, il nous est demandé le courage de « rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile ». Il n’est pas possible de conserver ni nos faiblesses, ni nos péchés, ni les nombreux empêchements qui sont faits au témoignage et à la proclamation de l’Évangile. C’est l’expérience de la rencontre avec le Seigneur qui nous pousse et nous donne la joie de l’annoncer à tous les peuples.

Une évangélisation pour tous, en commençant par les pauvres

L’Église, missionnaire par sa nature, a comme prérogative fondamentale le service de la charité envers tous. La fraternité et la solidarité universelles sont consubstantielles à sa vie et à sa mission dans le monde et pour le monde. L’Évangélisation, qui doit atteindre tout un chacun, est appelée toutefois à commencer par les derniers, les pauvres, ceux dont les épaules ploient sous le poids et la fatigue de la vie. Ce faisant, l’Église prolonge la mission du Christ lui-même, qui est « venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante ». L’Église est le peuple des Béatitudes, la maison des pauvres, des affligés, des exclus et des persécutés, de ceux qui ont faim et soif de la justice. À vous, il est demandé d’œuvrer afin que les communautés ecclésiales sachent accueillir avec un amour préférentiel les pauvres, en tenant les portes de l’Église ouvertes afin que tous puissent y entrer et y trouver refuge. Les Œuvres pontificales missionnaires sont l’instrument privilégié qui rappelle et s’occupe avec générosité de la missio ad gentes.

C’est pourquoi je m’adresse à vous en tant qu’animateurs et formateurs de la conscience missionnaire des Églises locales : avec patience et persévérance, promouvez la coresponsabilité missionnaire. Il existe un grand besoin de prêtres, de personnes consacrées et de fidèles laïcs qui, saisis par l’amour du Christ, soient marqués au feu de la passion pour le Royaume de Dieu et disponibles à se mettre en route sur le chemin de l’Évangélisation.

Conclusion

Je vous remercie pour votre précieux service, dédié à la diffusion du Royaume de Dieu, à faire parvenir l’amour et la lumière du Christ à tous les coins de la Terre. Que Marie, la Mère de l’Évangile vivant, vous accompagne toujours sur votre chemin de soutien à l’Évangélisation. Que vous accompagne également ma bénédiction, vous et vos collaborateurs. Merci.

 

Crédit photo: newscattoliche.it

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Mardi 6 Mai 2014 à 12:39
Cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples

« Si les Œuvres pontificales missionnaires ne persévèrent pas pour conserver jalousement leur dimension catholique universelle, ce n’est pas leur survie qui est en danger, mais le service de toutes les Églises missionnaires » : c’est ce qu’a affirmé ce matin le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, en ouvrant les travaux de l’Assemblée générale annuelle des Œuvres pontificales missionnaires (OPM), qui se déroule en ce moment à Rome jusqu’au samedi 10 mai.

Dans son discours d’ouverture, le Cardinal a rappelé avant tout qu’en « cette première année de son service pastoral comme évêque de Rome, le pape François a imprimé à l’Église un grand élan missionnaire » par de nombreux gestes et par la publication de deux importants documents : Lumen Fidei et Evangelii Gaudium.

« L’évangélisation en cette période d’énormes transformations sociales – a-t-il poursuivi – requiert une Église transformée, une Église missionnaire en sortie… car l’action missionnaire est le paradigme de toute œuvre de l’Église ».

Le cardinal Filoni s’est ensuite attardé sur le rôle des OPM dans le nouveau contexte ecclésiologique, en relevant qu’après le Concile Vatican II, les OPM « ont redéfini leur place, précisément pour s’adapter à la redécouverte de l’activité des Églises locales. Celles-ci sont maintenant appelées à apporter leur contribution spécifique pour créer et faire mûrir leurs Églises, même les Églises jeunes, comme sujets responsables de l’évangélisation ».

Un service pour l’Évangélisation et non un poste honorifique ou d’autorité

« Ces derniers temps – a poursuivi le préfet du dicastère missionnaire – la réflexion entre la sollicitude du Pape pour toutes les Églises et la coopération bilatérale entre Églises dans le cadre du soutien et de l’entraide devient toujours plus intéressante ». Les OPM ont été reconnues pontificales dans la mesure où « le Pasteur Suprême connaît et sent plus que quiconque les urgences et les besoins de toutes et de chacune des Églises », mais les OPM « appartiennent aussi à chaque évêque, car elles sont enracinées dans la vie des Églises particulières. Il ne s’agit absolument pas de niveaux ou de postes honorifiques ou d’autorité, mais d’un service rendu à l’Évangélisation.

« Nous sommes tous des serviteurs de la Mission – a réaffirmé le Cardinal. Chaque Église locale doit se modeler de par les besoins, les aspirations, la foi et la charité de toutes les autres Églises. Chaque Église qui croirait affirmer son identité par opposition ou en ignorant sa dimension catholique universelle est destinée à devenir une branche morte ».

« La coopération missionnaire ne peut pas se fonder exclusivement sur la collecte des offrandes »

Le cardinal Filoni a ensuite relevé que les Œuvres pontificales missionnaires subissent elles aussi les effets de la crise économico-financière : « Nous devons constater une diminution progressive des offrandes de la part des fidèles des Églises de vieille fondation, même si l’on enregistre une modeste augmentation dans les jeunes Églises de l’Afrique et de l’Asie ». Pour le préfet du dicastère missionnaire, les raisons ne sont en tout cas pas uniquement de nature économique, mais cela vient sans doute aussi d’une certaine « désaffection du Peuple de Dieu à l’égard du monde missionnaire.

« Il s’agit alors de revoir notre activité d’animation, qui doit parler au cœur du Peuple de Dieu, en indiquant la beauté de la participation au service missionnaire – a affirmé le Cardinal. La coopération missionnaire ne peut pas se fonder exclusivement sur la collecte des offrandes. Les Œuvres pontificales missionnaires sont charismatiques, c’est-à-dire qu’elles puisent leur efficacité dans la puissance de l’Esprit Saint. L’appropriation de la foi, pour la donner, ainsi que la prière pour les missions et le sacrifice sont des éléments nécessaires à l’efficacité de l’œuvre d’évangélisation ».

Renouvellement de la présence et de la participation active missionnaires

Sur les traces de l’apôtre Paul et de la première communauté apostolique, « il est nécessaire de sortir d’où nous sommes et de nous rendre dans les périphéries, comme a coutume de le dire le pape François. Il est important de nous rendre présents dans les organismes diocésains, dans les paroisses et dans les Congrégations et les Instituts religieux. Il faut de nouveau appeler les fidèles à une participation active à l’œuvre des missions dans les congrès diocésains et nationaux », a enfin exhorté le cardinal préfet, en confiant « tout notre travail à la Reine des Missions ».

Sur la photo: le cardinal Filoni en visite en Guadeloupe

Crédit photo: www.catholique-guadeloupe.info

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Mardi 29 Avril 2014 à 16:30
Le Salésianum, là où ont lieu les Assemblées générales des OPM

C’est le lundi 5 mai 2014, que s’ouvriront à Rome les travaux de l’Assemblée générale annuelle des Œuvres pontificales missionnaires (OPM), à la Maison d’exercices spirituels des Salésiens. Les directeurs nationaux des OPM provenant de tous les continents, réunis autour du président et des secrétaires généraux des quatre Œuvres, se retrouveront ainsi pour leur rendez-vous annuel qui prévoit, comme à l’accoutumée, une session pastorale (5 et 6 mai) et une session ordinaire (7 au 10 mai).

Révision et mise à jour des Statuts des OPM

Les travaux seront ouverts par les discours du cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples ¹, et de Mgr Protase Rugambwa, archevêque secrétaire adjoint de cette même congrégation et président des OPM.

La session pastorale sera consacrée à la révision et à l’aggiornamento des Statuts qui réglementent l’activité des OPM, à la lumière des « nouveaux paradigmes » de la missio ad gentes, du Magistère et de la pratique des Églises locales. Plusieurs interventions sont prévues sur ce sujet et seront suivies de travaux de groupe pour l’approfondissement et les indications opérationnelles.

Procédure de la session ordinaire

La session ordinaire de l’Assemblée débutera le mercredi 7 mai. Les secrétaires généraux des quatre Œuvres y présenteront le compte-rendu de l’année écoulée, la révision du budget et les demandes d’aide qui ont été adressées pour différents projets. Prendront donc la parole le secrétaire général de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi (OPPF), le P. Ryszard Szmydki, o.m.i.; le P. Fernando Domingues, m.c.c.j., secrétaire général de l’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre (OPSPA); Mme J. Baptistine Ralamboarison, secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire; le P. Vito Del Prete, PIME, secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire et directeur du CIAM.

Ces rapports seront suivis par les interventions des participants, par la discussion en assemblée et par l’approbation des projets. Le dernier rapport sera celui de Mgr Silvano Rossi, chargé de l’administration.

Conclusion de l’Assemblée et audience papale

Le programme du vendredi 9 mai prévoit des rencontres par continent, l’examen des décisions de l’assemblée, l’approbation des budgets et les autres formalités conclusives. L’intervention finale reviendra au président des OPM, Mgr Rugambwa, qui clôturera les travaux de l’Assemblée. Le tout culminera samedi 10 mai par une célébration en la basilique Saint-Pierre et par l’audience avec le pape François.

 

 

¹ La Congrégation pour l’évangélisation des peuples subit des changements importants depuis maintenant trois ans. Rappelons que le préfet de la congrégation, le cardinal Fernando Filoni, fut nommé à son poste en mai 2011. Mgr Rugambwa, quant à lui, fut nommé au poste de président des OPM en juin 2012. Plus récemment, deux secrétaires généraux, le père Domingues, responsable de l’OPSPA, et le père Szmydki, responsable de l’OPPF, furent nommés en juin 2013 et en avril 2014 respectivement.

 

 

 

Crédit photo : www.istituti-religiosi.org

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Lundi 28 Avril 2014 à 12:11
Canonisation de Jean-Paul II et de Jean XXIII.

Rome aura connu une journée inoubliable en ce dimanche de la Divine miséricorde. Première absolue dans les 2000 ans d'Histoire de l'Église catholique, deux papes ont été canonisés en présence de deux papes et de 800 000 fidèles émus et enthousiastes.

En présence de son prédécesseur Benoît XVI et devant une foule qui s’étendait à perte de vue, bien au-delà du château Saint-Ange et dans les rues avoisinantes, le pape François a canonisé deux grandes figures emblématiques de la papauté : Jean XXIII et Jean-Paul II. Deux saints papes qui, a-t-il souligné dans son homélie, ont connu les tragédies du XXème siècle, mais qui n’en ont pas été écrasés.

Le rite de canonisation a lieu au tout début de la cérémonie. Le préfet de la Congrégation pour la cause des saints, le cardinal Angelo Amato, a demandé par trois fois au Pape, d’inscrire Jean XXIII et Jean-Paul II sur le catalogue des saints.

« Nous déclarons et définissons saints les bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II »

Ce fut ensuite le cœur de la célébration, le moment le plus émouvant. Le pape François a récité solennellement la formule de canonisation en latin : « En l'honneur de la Sainte Trinité, par l'exaltation de la foi catholique et l'accroissement de la vie chrétienne, avec l'autorité de Notre Seigneur Jésus Christ, des saints apôtres Pierre et Paul, après avoir longuement réfléchi, invoqué plusieurs fois l'aide de Dieu et écouté l'avis de beaucoup de nos frères dans l'épiscopat, nous déclarons et définissons saints les bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II, et nous les inscrivons dans le catalogue des saints et établissons que dans toute l'Église ils soient dévotement honorés parmi les saints ». La foule des fidèles a alors acclamé les nouveaux saints pendant que les cloches résonnaient dans les églises de la Ville éternelle.

Sur le parvis, le pape François a officié avec quatre cardinaux. Deux reliquaires ont été portés près de l'autel : l'un contenant une petite fiole de sang de Jean Paul II, l'autre un morceau de peau de Jean XXIII. L’évangile a été chanté en latin et en grec. Au moment de la prière des fidèles, l’intention en français a été lue par sœur Marie Simon Pierre, la religieuse française miraculée à l’origine de la béatification de Jean-Paul II.

Jean XXIII et Jean-Paul II, les papes de la docilité et de la famille

« Saint Jean XXIII et saint Jean-Paul II ont connu les tragédies du XX e siècle mais n’en ont pas été écrasés », a souligné dans son homélie le Souverain Pontife visiblement ému et impressionné. En eux, « Dieu était plus fort, plus forte était la foi en Jésus-Christ rédempteur de l’Homme et Seigneur de l’Histoire ». En ces deux hommes, contemplatifs des plaies du Christ et témoins de sa miséricorde, demeurait une « vivante espérance », avec une « joie indicible et glorieuse». L’espérance et la joie que le Christ ressuscité donne à ses disciples, et dont rien ni personne ne peut les priver.

Applaudi avec enthousiasme par la foule, le Pape a souligné que Jean XXIII avait montré, « dans la convocation du Concile, une délicate docilité à l’Esprit Saint. C’est le grand service qu’il a rendu à l’Église ; il a été le Pape de la docilité à l’Esprit ».
Et c’est sous des applaudissements encore plus nourris qu’il a salué en Jean Paul II le « Pape de la famille », rappelant que lui-même avait dit un jour qu’il aurait voulu qu’on se souvienne de lui comme du pape de la famille. « Cela me plaît de le souligner, a-t-il ajouté, alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient ».

Accolade entre François et Benoît XVI

Les portraits d'Angelo Roncalli et Karol Wojtyla avaient été déroulés sur la façade de la basilique Saint-Pierre. Tout de blanc vêtu et coiffé d'une mitre, longuement applaudi à son arrivée, Benoît XVI avait pris place à gauche de l'autel, au premier rang parmi les cardinaux concélébrants. S’appuyant sur une canne, il avait salué les cardinaux et évêques présents, en levant les deux mains. Le pape François lui avait donné chaleureusement l'accolade. Depuis sa rénonciation historique l'an dernier, Benoît XVI vit retiré au Vatican. Deux papes saints au ciel, deux papes sur la place Saint-Pierre, pouvait-on lire sur une banderole.

À la fin de la messe, avant la prière du Regina Cœli, qui remplace l’Angélus en cette période de l’année, le pape François a chaleureusement remercié tous ceux qui ont voulu rendre hommage à deux papes qui ont contribué de façon indélébile à la cause du développement des peuples et de la paix.

Puis, les délégations étrangères ont défilé devant le pape François. Le Souverain Pontife s’est ensuite livré à un bain de foule dans une voiture découverte, circulant entre les rangées de barrières métalliques.

Radio Vatican

Crédit photo: News.va

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