Actualité

Mardi 9 Septembre 2014 à 10:59
Le synode extraordinaire sur la famille aura lieu du 5 au 19 octobre 2014.

La liste des participants au prochain synode sur la famille au Vatican a été rendue publique aujourd’hui. Les participants à cette assemblée synodale seront au nombre de 253. Outre 114 présidents des conférences épiscopales, seront également présents treize chefs des Églises catholiques orientales, 25 chefs de dicastères de la curie romaine, ainsi que trois religieux élus au sein de l’Union des supérieurs généraux. Cette assemblée se veut à l'image de l'Église universelle et sera particulièrement large et œcuménique avec la présence de figures notables comme le métropolite Hillarion, responsable du département des relations extérieures au sein du patriarcat de Moscou, ou encore de Mgr Sviatoslav Shevchuk, chef de l'Église gréco-catholique d'Ukraine.

Le pape François a par ailleurs choisi 38 auditeurs parmi lesquels treize couples mariés, ainsi que seize experts. Les couples qui seront présents en tant qu’auditeurs proviennent d’Irak, du Liban, des Philippines, d’Afrique du Sud, des États-Unis, du Brésil, du Chili ou encore du Rwanda.

Une assemblée universelle 

Côté français, on peut noter la présence en tant qu’expert de Mgr Tony Anatrella, consulteur pour le Conseil pontifical pour la famille, ainsi que celle du père Gérard Berliet, professeur au séminaire de Lyon et responsable de la pastorale des fidèles divorcés-remariés au sein du diocèse de Dijon. Parmi les laïques, ont été invités Olivier et Christilla de Roussy, d’Amour et Vérité, une préparation au mariage qui dépend de la communauté de l’Emmanuel, et Michèle Taupin, présidente d’Espérance et Vie, un mouvement chrétien qui accompagne les personnes qui vivent l'épreuve du veuvage.

Présidée par le pape François, cette troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques aura comme présidents délégués le cardinal André Vingt-Trois (Paris), le cardinal Luis Tagle (Manille) et le cardinal Raymundo Damasceno Assis (Aparecida). Pères synodaux, experts et auditeurs se réuniront du 5 au 19 octobre sur le thème : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’Évangélisation ».

Source: Radio Vatican

Crédit photo: (CNS/Debbie Hill)

Ajouter un commentaire
Lundi 18 Août 2014 à 09:46
Pape François en Corée

Après son voyage en Corée, le pape François laisse derrière lui un peuple qui l’a accueilli chaleureusement pendant les cinq jours qu’il a passés sur place. Un peuple qui a particulièrement apprécié les petits gestes qu’il a accomplis ou les attentions qu’il a eues lors de ces rencontres. En quelques jours, François a su conquérir tout un peuple.

Quand deux personnes ne parlent pas la même langue, il est souvent plus facile de se comprendre par des gestes. Le pape François l’a bien compris et ce, depuis longtemps et il en a donné encore la preuve lors de ce voyage en Asie. En recevant des proches des victimes du Se-Wol, le ferry qui a emporté dans ses cales des centaines d’enfants, en arborant le ruban jaune, symbole du combat des parents pour connaître la vérité sur la tragédie, le Pape s’est attiré la sympathie de tout un peuple traumatisé qui réclame justice.

Lors de la messe de béatification des martyrs, samedi, il s’est de nouveau arrêté lors de son tour de foule pour saluer d’autres proches, et a mis dans sa poche une lettre que lui tendait un père. En baptisant un autre père de victime, dimanche matin à la nonciature, il a posé un geste symbolique envers ces familles éprouvées.

Autre geste remarqué et par certains attendus : le salut lors de la messe de réconciliation lundi matin à des anciennes femmes de réconfort, ces Coréennes que les Japonais réduisirent en esclavage sexuel pendant la Seconde Guerre mondiale. Une blessure ouverte dans la mémoire des Coréens. Le Pape s’est baissé vers chacune de ces vieilles femmes acceptant que l’une d’elle lui accroche sur son habit une broche en forme de papillon.

Autant d’attentions, de gestes et d’attitude qui ont su conquérir le cœur des Coréens, catholiques et autres. Dans un pays éprouvé par une série de drames, par la division avec le Nord, le Pape a apporté du réconfort et un message d’espoir et a montré que l’Église catholique savait être à l’écoute de chacun.

Source: Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

Ajouter un commentaire
Lundi 18 Août 2014 à 09:31
Messe de béatification de Paul Yun Ji-Chung et de 123 autres martyrs

Une marée humaine, joyeuse, organisée, attendait le pape François sur la large avenue menant à la porte de Gwanghwamun où se dressait l’autel de cette immense église à ciel ouvert, trait d’union entre la Séoul moderne des gratte-ciels et la Séoul historique. Dans ce lieu où tant de martyrs furent exécutés parce qu’ils osaient croire en Dieu dans une société alors renfermée sur elle-même, le Pape a concélébré la messe de béatification de Paul Yun Ji-Chung et de 123 autres martyrs avec le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul  et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège.

Auparavant, le Pape s’est rendu au sanctuaire de Seo So Mun, petit jardin maintenant étouffé par les immeubles modernes, où la majorité des martyrs coréens canonisés par Jean-Paul II perdirent la vie. Le Pape y a déposé une couronne de fleurs au pied du monument qui commémore les martyrs, avant de se recueillir en silence. Il a ensuite repris la route vers la porte de Gwanghwamun.

Salut aux proches des victimes du Se-Wol

Lors de son tour en papamobile de la place, saluant les quelques 800 000 personnes présentes, le Pape a tenu à s’arrêter devant un groupe de personnes brandissant une banderole jaune sur laquelle était écrit : « nous voulons la vérité ». La vérité sur le naufrage du Se-Wol qui a tant marqué la population. Le Pape est descendu de voiture et a écouté ce que lui disait un homme portant une pancarte jaune, couleur de ce mouvement des proches des victimes et qui lui a remis correctement le petit ruban de même couleur que le Pape porte depuis hier. Lui tenant les mains, le Pape l’a ensuite consolé, saluant d’un air grave toutes les autres personnes réunies autour. Outre ce groupe se situant au milieu de la foule des fidèles, environ quatre cents familles des victimes du Se-Wol avaient été invitées à la messe, signe de la sollicitude de l’Église coréenne envers ces victimes et leurs proches.

Moment fort de ce voyage apostolique en Corée du Sud, cette messe de béatification des 124 martyrs des premiers temps de l’Église coréenne a été l’occasion pour François de rappeler à tous comment la foi chrétienne est entrée dans le pays, à la fin du XVIIIe siècle. « Elle y est entrée par les cœurs et les esprits des Coréens eux-mêmes. Elle a été stimulée par la curiosité intellectuelle, par la recherche de la vérité religieuse. » Le Pape a également évoqué les premières communautés qui ont trouvé par la suite « la fuite dans les montagnes où ils formèrent des villages catholiques ». Ces « communautés tiraient leur inspiration de l’Église primitive, dans laquelle les croyants étaient vraiment un seul cœur et une seule âme, sans tenir compte des traditionnelles différences sociales et avaient tout en commun ».

L’histoire particulière et unique de la naissance de l’Église en Corée a été l’occasion pour le Pape de rendre hommage aux laïcs, premiers acteurs de cette évangélisation. « Cette histoire nous en dit long sur l’importance, la dignité et la beauté de la vocation des laïcs. » Et de saluer les laïcs présents à cette célébration.

Les martyrs, exemples pour aujourd'hui

Commémorer ainsi le passé est souvent le moyen de parler du présent. Et dans notre présent, « nous faisons l’expérience que notre foi est mise à l’épreuve du monde », qui nous demande de « faire des compromis sur la foi, de diluer les exigences radicales de l’Évangile et de nous conformer à l’esprit du temps. » L’exemple des martyrs d’il y a deux siècles, nous incite à « mettre le Christ au-dessus de tout, et de voir tout le reste en ce monde en relation avec lui et avec son Royaume éternel. »

Autre enseignement des martyrs dont nous devrions nous souvenir selon le Pape : « l’importance de la charité dans la vie de foi. C’est la pureté de leur témoignage au Christ, manifesté par l’acception de l’égale dignité de tous les baptisés, qui les a conduits à une forme de vie fraternelle qui défiait les structures sociales rigides de leur temps. C’est leur refus de diviser le double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain qui les a portés à une si grande sollicitude à l’égard des nécessités de leurs frères. » Cet exemple de vie est d’autant plus d’actualité et a d’autant plus d’importance dans « des sociétés où, à côté d’immenses richesses, grandit silencieusement la plus abjecte pauvreté ; où le cri des pauvres est rarement écouté ; et où le Christ continue à appeler, nous demandant de l’aimer et de le servir en tendant la main à nos frères et sœurs dans le besoin ». Le pape François a ainsi profité de cette béatification de martyrs si essentiels dans la vie de l’Église coréenne et si présents dans le cœur des fidèles de ce pays pour rappeler à tous ce qu’ils leur doivent et pour leur rappeler leur responsabilité d’aujourd’hui, surtout envers celles et ceux qui constituent ce que le pape François appelle les périphéries.

Source: Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

Vidéo: CTV

Ajouter un commentaire
Vendredi 15 Août 2014 à 15:15
François rencontre les jeunes asiatiques en Corée

Ce fut une rencontre riche en émotions : celle du pape François avec les 6000 jeunes venus de toute l’Asie pour participer à ces Journées asiatiques de la jeunesse, au sanctuaire de Solmoe… Après s’être recueilli en prière devant la maison reconstruite du premier prêtre coréen, saint André Kim Dae-jeong, martyrisé en 1846, le pape a rejoint la grande tente blanche où l’attendaient avec impatience tous les jeunes.

Chants et danses traditionnels de la jeunesse d’un continent varié mais uni par une même foi ; recueillement dans un sanctuaire symbole du martyr des premiers chrétiens en Corée. Ce sont les deux images que tout oppose qui marquent la visite du pape François au sanctuaire de Solmoe. Le souvenir d’un passé douloureux auquel puise une jeunesse porteuse d’espoir pour l’avenir. Et un pape surprenant qui improvise en anglais et n’hésite pas à s’adresser spontanément aux jeunes. C’est ce que l’on peut retenir de cette rencontre forte en émotion.

À son arrivée, le Pape s’est recueilli quelques instants en silence, portant avec lui sa désormais célèbre mallette de cuir noir, devant la maison reconstruite de saint André Kim Dae-jeong, le premier prêtre coréen, martyrisé au nom de sa foi en 1846. Il a ensuite béni trente mille chapelets disposés à côté de la maison avant de se diriger en papamobile sous la tente où l’attendaient six mille jeunes venus de toute l’Asie pour participer aux Journées asiatiques de la jeunesse organisées dans le diocèse de Daejeon. 

C’est dans une ambiance surchauffée que le Pape, qui arborait le ruban jaune des victimes du Se-Wol, a fait son entrée au son d’une chanson composée en son honneur. Chaleureusement accueilli par tous les jeunes, le Pape a assisté à une représentation de danse indonésienne avant le témoignage de trois jeunes venus du Cambodge, de Hong Kong et de Corée du Sud. Ils ont pu parler de leur foi, de la manière dont ils la vivent et ont posé plusieurs questions au Pape, attentif à prendre des notes.

Visiblement heureux de l’enthousiasme et de la chaleur de cette jeunesse d’Asie qu’il souhaitait rencontrer, François a ensuite pris la parole pour leur rappeler l’espoir qu’ils représentent pour l’avenir et pour leur donner trois grands conseils pour être « d’authentiques et joyeux témoins de l’Évangile ».

Cette jeunesse est ce que l'Église est appelée à être

Le pape François a vu dans cette jeunesse « quelque chose de ce que l’Église, elle-même, est appelée à être dans l’éternel projet de Dieu ». Ces jeunes, a rappelé le Pape, veulent « aider à construire un monde où nous vivrons tous ensemble dans la paix et dans l’amitié, dépassant les barrières, réparant les divisions, rejetant la violence et les préjugés ». Ce qui correspond parfaitement au dessein de Dieu : « l’Église est appelée à être semence d’unité pour la famille humaine tout entière. Dans le Christ, toutes les nations et tous les peuples sont appelés à une unité qui ne détruit pas la diversité mais qui la reconnaît, la réconcilie et l’enrichit. »

Si le Pape a décrit une vision si angélique, c’est pour mieux rappeler la dure réalité, et confier ses préoccupations et notamment « l’inégalité croissante dans nos sociétés entre riches et pauvres ». Le Pape a dénoncé une nouvelle fois, après l’avoir fait avec les évêques coréens et lors de la messe de l’Assomption, « les signes de l’idolâtrie de la richesse, du pouvoir et du plaisir qui s’obtiennent à un prix très élevé dans la vie des hommes ». Et d’évoquer, comme il l’avait fait un peu plus tôt dans la journée dans le stade de Daejeon, le sort de ces jeunes, qui, « même s’ils vivent dans un monde d’une grande prospérité matérielle, souffrent de pauvreté spirituelle, de solitude et de désespoir silencieux. »

Et de constater que « Dieu semble absent du tableau. C’est presque comme si un désert spirituel commençait à s’étendre de par notre monde. Cela affecte les jeunes aussi, leur volant l’espérance et même, dans trop de cas, la vie elle-même ».

C’est là que les jeunes ont un rôle essentiel à jouer, car « l’Esprit de Jésus peut apporter une vie nouvelle à chaque cœur humain et peut transformer chaque situation, même apparemment les plus désespérées [d'entre-elles]. » Le Pape a donc appelé les jeunes réunis à Solmoe à se faire missionnaires, « à témoigner de l’Évangile de l’espérance », « à l’école, dans les lieux de travail, dans les familles, à l’université et dans les communautés ».

Le Pape improvise en anglais

Puis le Pape a abandonné son texte lu en anglais pour répondre d’abord en anglais, puis en italien, reconnaissant avec le sourire « qu’il avait un pauvre anglais ». Il n’a pas hésité, mélangeant anglais et italien, à affronter les questions difficiles que lui avaient posées les jeunes auparavant. Répondant à Smey, une jeune Cambodgienne, sur sa vocation, il lui a conseillé de suivre la route que Dieu a choisi pour elle et non de choisir entre une vie consacrée et une vie passée au sein de sa communauté villageoise. Il lui a également assuré qu’il se chargerait, à son retour à Rome, de lancer des recherches sur des dossiers de canonisation de son pays, qui ne compte pas encore de bienheureux et de saints reconnus par l’Église.

Le Pape a ensuite demandé aux jeunes de prier pour leurs « frères du Nord », ceux de Corée du Nord, car « nous sommes une seule famille ». Il répondait ainsi à Marina, une jeune Sud-Coréenne qui se demandait que pouvaient faire les jeunes catholiques coréens pour la Corée du Nord alors que les deux peuples ont passé soixante ans dans la haine réciproque. La prière reste ainsi la meilleure arme pour réconcilier les deux peuples frères. « Vous parlez la même langue, pensez à vos frères du Nord, et quand en famille on parle la même langue il y a aussi une espérance humaine ».  

Revenant ensuite à son texte, le Pape a voulu donner aux jeunes trois suggestions pour être « d’authentiques et joyeux témoins de l’Évangile ». Tout d’abord ne jamais perdre l’espérance dans la vérité de la parole de Dieu et le pouvoir de sa grâce. Ensuite, prier quotidiennement et puiser joie et force dans l’Eucharistie, tout en prenant une « part active et généreuse à la vie de vos paroisses », sans oublier de s’engager à travailler dans les œuvres de charité. Enfin se laisser guider par « la sagesse de la parole du Christ et par le pouvoir de sa vérité ».

Source: Radio Vatican

Crédit photo: AP/Ahn Young-joon, Pool

 

Ajouter un commentaire

Pages