Actualité

Lundi 9 Juin 2014 à 12:18
Pentecôte 2014

« Une Église qui surprend et qui secoue », c'est ainsi qu'est née l'Église lors de la Pentecôte selon le pape François, grâce à la descente de l'Esprit Saint sur les Apôtres réunis au Cénacle. Le Pape s'adressait aux fidèles réunis place Saint-Pierre pour la prière du Regina Cœli ce dimanche midi (NDLR 8 juin).

Pour François, « la surprise est un élément fondamental de la Pentecôte ». Après la mort de Jésus, les Apôtres, « orphelins de leur Maître », étaient un groupe « insignifiant, dont on n'attendait plus rien ». Mais la force de Dieu présente dans le vent et les flammes change la donne : les disciples parlent apportent la bonne nouvelle dans toutes les langues. « L'Église qui naît à la Pentecôte est une communauté qui provoque de la stupeur, car elle annonce un message nouveau (la Résurrection du Christ) avec un langage nouveau, celui universel de l'Amour » a développé François. La peur laisse place au courage, grâce à la liberté apportée par l'Esprit Saint. « Là où arrive l'Esprit de Dieu, tout renaît et se transfigure » pour le Pape.

Annoncer même si cela bouscule les consciences

Le souverain pontife appelle donc à tirer les enseignements de cet événement : la Pentecôte appelle l'Église à ne pas hésiter à sortir, à aller à la rencontre des gens pour annoncer que Jésus est ressuscité, que les bras de Dieu sont toujours ouverts au monde mais sans l'enfermer, comme les bras de la place Saint-Pierre où étaient présents les pèlerins, « deux bras qui s'ouvrent pour accueillir, mais qui ne se ferment pas pour retenir ».
« Certains, à Jérusalem, auraient préféré que les disciples de Jésus, bloqués par la peur, soient restés enfermés chez eux pour ne pas créer du désordre. À la place, le Seigneur ressuscité les pousse vers le monde, a expliqué François, l'Église de la Pentecôte est une Église qui ne se limite pas à être décorative, elle n'hésite pas à sortir pour annoncer son message, même si celui-ci dérange et inquiète les consciences ». Un message de liberté, « précis mais ouvert » pour le Pape, qu'il faut continuer à porter dans le monde actuel.

Radio Vatican

Crédit photo: blog.jeunes-cathos.fr

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Jeudi 29 Mai 2014 à 13:16
Participants au Conseil national des OPM au Canada francophone, mai 2014.

C’est du 26 au 28 mai 2014 qu’a eu lieu le Conseil national des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) au Canada francophone, rendez-vous semstriel qui constitue un moment important de ressourcement et de formation en vue de l’activité missionnaire dans tous les continents, là où les OPM sont à l’œuvre.

Cette année, pour la première fois, la direction nationale des OPM a invité des personnes en lien avec les directeurs diocésains, à participer au Conseil national. L’objectif premier était de faire découvrir ce que font les Œuvres pontificales missionnaires. Quelque 60 personnes issues des diocèses des provinces canadiennes de l’Alberta, du Manitoba, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Québec, ont pris part à ce rassemblement missionnaire. D’après quelques échos obtenus, les participants sont sortis du Conseil avec des élans missionnaires renouvelés, heureux d’avoir découvert les OPM ainsi que d’avoir vécu des moments forts de formation, mais aussi de partage et de communion.

Parmi les invités, soulignons la présence du nonce apostolique du Canada, Mgr Luigi Bonazzi, qui a pleinement participé au Conseil. D'ailleurs, il a partagé avec l’assemblée quelques enseignements du pape François sur ce que signifie être chrétien missionnaire et évangélisateur. Était aussi sur place Mgr Eugène Tremblay, évêque émérite du diocèse d'Amos et évêque ponens (de liaison) pour les OPM. Mgr François Lapierre, p.m.é., évêque de Saint-Hyacinthe, fut, quant à lui, invité à donner une conférence sur la Mission ad gentes en lien avec la Nouvelle Évangélisation.

Soulignons aussi la présence d’une partie de la délégation canadienne qui a participée au 4e Congrès missionnaire de l’Amérique (CAM4), à Maracaibo (Venezuela). Les membres de la délégation ont été invités à témoigner de ce qu'ils ont vécu au Congrès qui a eu lieu en novembre 2013. À ce propos, une vidéo sur l’expérience missionnaire de la délégation canadienne au CAM4 a été projetée en primeur. Cette vidéo, une production de Télévision Sel + Lumière, est maintenant disponible sur notre site web.

Enfin, c’est à ce rassemblement que fut dévoilé le thème du Dimanche missionnaire mondial 2014 (au Canada francophone) : « Semer pour s’aimer : quand on sème, on s’aime! »

Rappelons que les conseils nationaux des OPM sont l’occasion pour la direction nationale des OPM et les directeurs diocésains (qui font la promotion de l’animation missionnaire dans les diocèses) de se réunir afin de se former et de se préparer en matière d’évangélisation, mais également de développer des liens humains et spirituels favorables au développement de l’activité missionnaire de l’Église.

Crédit photo: José I. Sierra/OPM Canada

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Mardi 27 Mai 2014 à 14:36
Le pape François et le patriarche Bartholomée prient au Saint-Sépulcre.

Le pape François et sa théologie de la main posée. À Bethléem, sur le Mur de la honte, qui divise Israéliens et Palestiniens. La main posée à Jérusalem sur le Mur occidental, lieu de prière et de recueillement, pour ensuite enlacer ses deux amis, juif et musulman, emmenés dans ses bagages pour ce voyage en Terre Sainte. L’image de ces trois hommes se tenant par les épaules, en cet endroit, fera date. Elle pourrait s’avérer prophétique.

La main de François rallumant la flamme du souvenir à Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste. Plantant un olivier dans le jardin de Gethsémani, et plongée dans les eaux du Jourdain en Jordanie. La main du Pape serrant celle du Patriarche Bartholomée, pour descendre de l’estrade où ils se sont donné l’accolade, au Saint Sépulcre, comme leurs prédécesseurs Paul VI et Athénagoras il y a cinquante ans. La main de François posée sur le tombeau de Jésus. La main posée sur le visage de cet enfant malade. Le Pape, à chaque étape, a touché les pierres et les cœurs, et nous a aussi parlé.

De cette nécessité d’aller de l’avant sur le chemin de l’unité entre chrétiens. C’était le but premier de ce pèlerinage en Terre Sainte. Catholiques et orthodoxes ont beaucoup avancé, mais il reste à faire. Une déclaration commune a été signée qui nous le rappellera. Mais d'ores et déjà, les frères séparés s’unissent pour défendre la vie, de bout en bout, la famille basée sur le mariage, pour protéger l’environnement de notre planète mise à mal.

Le voyage était un pèlerinage, et certes chants et encens n’ont pas manqué, mais venir jusqu’ici (en Terre Sainte : ndlr), c’est savoir aussi que chaque pas que vous posez et chaque parole prononcée seront suivis d’effets. Comme cette invitation du pape François aux présidents Mamoud Abbas et Shimon Peres, à venir le rejoindre au plus vite chez lui au Vatican. Les deux hommes ont dit oui. Ils viendront. Un nouvel espoir pour relancer des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens à nouveau dans l’impasse. Mais ils ne viendront pas sans se rappeler tout ce que le Pape nous aura dit durant ces trois jours : non à la haine, à la suspicion, à la guerre, au terrorisme, à l’antisémitisme. Oui à l’amitié, à la fraternité. À la simplicité, au partage.

Tant de monde souffre en ce Proche-Orient. Et depuis trop longtemps. Quand plus personne n’y croit, un homme en blanc est venu jusqu’ici pour dire : « reparlons-en ». Il est grand temps.

 

 

Bernard Decottignies pour Radio Vatican

Crédit photo: news.va

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Lundi 26 Mai 2014 à 12:05
Le pape François rencontre des enfants au camp de réfugiés de Dheisheh.

Le pèlerinage du pape François en Terre Sainte s'est poursuivi, à un rythme soutenu. Après avoir déjeuné avec des familles palestiniennes à la maison d’accueil franciscaine de Casa Nova, le Pape s’est rendu à la basilique de la Nativité, pour une visite privée, et un moment de prière devant la Grotte, lieu de la naissance de Christ.

François a ensuite gagné le centre Phœnix de Bethléem, qui se trouve au cœur du camp de réfugiés de Dheisheh, déjà visité par saint Jean-Paul II, lors de son pèlerinage, en l’an 2000. Ce centre culturel, construit grâce à un don du pape polonais, propose diverses activités aux enfants et aux jeunes vivant dans le camp.

Le Pape est arrivé souriant, accueilli par deux jeunes Palestiniens, une fille et un garçon, vêtus de tenues traditionnelles. Ils lui ont remis une étole aux couleurs vives. Le Pape s’est ensuite dirigé vers l’auditorium du centre où l’attendaient des dizaines d’enfants. À son arrivée, ils ont chacun brandi une feuille de papier, où étaient écrits des messages en arabe et en anglais, disant pour certains : « nous demandons la liberté », « chrétiens et musulmans sous occupation ».

Des chants ont ponctué cette rencontre. Un jeune s'est ensuite adressé au Pape en arabe au nom de tous ses camarades. Le Pape, attentif, suivait la traduction qu'on lui faisait simultanément. Il s’est adressé aux jeunes en espagnol, sans texte.

« Je vous remercie pour les chants, très beaux ! Vous chantez très bien », les a félicités le Pape. « J’ai lu ce que vous aviez écrit sur vos feuilles. Je comprends le message que vous me faites parvenir », faisant allusion aux messages brandis par les enfants à son arrivée.

« Ne laissez jamais le passé déterminer votre vie, regardez toujours devant vous. Travaillez et luttez pour ce que vous voulez. Seulement, sachez que la violence ne se vainc pas par la violence ! La violence se vainc par la paix ! C’est avec la paix, le travail, et la dignité qu’on fait avancer le pays ».

Le Pape les a ensuite chaudement remerciés de leur accueil et leur a demandé de prier pour lui.

Radio Vatican

Crédit photo: AP Photo/Andrew Medichini, Pool

 

 

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