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Vendredi 19 Septembre 2014 à 12:19
Affiche de la rencontre internationale « le projet pastoral d’Evangelii Gaudium »

« Soyez des signes de la bonté, de la miséricorde de Dieu », dans un monde traversé par la souffrance, la pauvreté et la solitude : c’est en substance le message du Pape aux quelque 2 000 participants à la rencontre internationale portant sur « le projet pastoral d’Evangelii Gaudium », l’exhortation apostolique de François, parue fin 2013. Un texte présenté par le Pape lui-même comme le programme de son pontificat, et qui, selon les organisateurs de cette rencontre, invite à une conversion pastorale et missionnaire.

Aux 2 000 personnes réunis Salle Paul VI au Vatican – parmi lesquels de nombreux évêques, prêtres, catéchistes, des religieux, agents pastoraux, membres d’associations et de mouvements d’Église –, le Pape a tenu à rappeler l’essence de la mission évangélisatrice de l’Église, et ce qu’elle exige de chaque missionnaire.

De combien de solitude et de pauvreté sommes-nous les témoins ? Combien de personnes, perdues dans les périphéries existentielles de notre temps, voyons-nous désemparées et abattues ? Comment faire pour les rejoindre ? Comment partager avec elles l’expérience de la Foi, de l’amour du Christ ? L’Église doit percevoir ces signes des temps, et y répondre. Et, pour le Pape, c’est maintenant le temps de l’engagement concret, car les personnes souffrantes demandent à l’Église d’être proches d’eux, d’être signe d’espérance et de l’amour de Dieu… Et cet engagement incombe à tous, à l’évêque dans son diocèse, au curé de paroisse, aux catéchistes…

Les exigences pastorales sont telles que nous courons le risque de nous effrayer, de nous replier derrière la tentation du cléricalisme, de la suffisance, prévient le Pape. Pire encore, de vouloir codifier la Foi en un ensemble de règles et de prescriptions, comme les pharisiens, au temps de Jésus… « Nous aurons alors tout clarifié, observe le Pape, mais le peuple de Dieu continuera à avoir faim et soif de Dieu ».

Attention également à ne pas se perdre dans l’activisme… Attention de réduire la pastorale à un ensemble d’initiatives et de perdre de vue l’essence même de l’Évangélisation… Une pastorale sans prière et sans contemplation ne pourra jamais rejoindre le cœur des personnes, affirme encore François… Et de donner un ultime conseil aux agents pastoraux : ayez patience et persévérance ! Nous n’avons pas de baguette magique, mais nous avons la confiance du Seigneur qui nous accompagne. Faisons le Bien, semons et témoignons… Voilà, selon le Pape, le début de l’évangélisation qui touche et transforme les cœurs.

 

Source: Radio Vatican

Crédit photo: www.novaevangelizatio.va

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Mardi 9 Septembre 2014 à 10:59
Le synode extraordinaire sur la famille aura lieu du 5 au 19 octobre 2014.

La liste des participants au prochain synode sur la famille au Vatican a été rendue publique aujourd’hui. Les participants à cette assemblée synodale seront au nombre de 253. Outre 114 présidents des conférences épiscopales, seront également présents treize chefs des Églises catholiques orientales, 25 chefs de dicastères de la curie romaine, ainsi que trois religieux élus au sein de l’Union des supérieurs généraux. Cette assemblée se veut à l'image de l'Église universelle et sera particulièrement large et œcuménique avec la présence de figures notables comme le métropolite Hillarion, responsable du département des relations extérieures au sein du patriarcat de Moscou, ou encore de Mgr Sviatoslav Shevchuk, chef de l'Église gréco-catholique d'Ukraine.

Le pape François a par ailleurs choisi 38 auditeurs parmi lesquels treize couples mariés, ainsi que seize experts. Les couples qui seront présents en tant qu’auditeurs proviennent d’Irak, du Liban, des Philippines, d’Afrique du Sud, des États-Unis, du Brésil, du Chili ou encore du Rwanda.

Une assemblée universelle 

Côté français, on peut noter la présence en tant qu’expert de Mgr Tony Anatrella, consulteur pour le Conseil pontifical pour la famille, ainsi que celle du père Gérard Berliet, professeur au séminaire de Lyon et responsable de la pastorale des fidèles divorcés-remariés au sein du diocèse de Dijon. Parmi les laïques, ont été invités Olivier et Christilla de Roussy, d’Amour et Vérité, une préparation au mariage qui dépend de la communauté de l’Emmanuel, et Michèle Taupin, présidente d’Espérance et Vie, un mouvement chrétien qui accompagne les personnes qui vivent l'épreuve du veuvage.

Présidée par le pape François, cette troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques aura comme présidents délégués le cardinal André Vingt-Trois (Paris), le cardinal Luis Tagle (Manille) et le cardinal Raymundo Damasceno Assis (Aparecida). Pères synodaux, experts et auditeurs se réuniront du 5 au 19 octobre sur le thème : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’Évangélisation ».

Source: Radio Vatican

Crédit photo: (CNS/Debbie Hill)

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Lundi 18 Août 2014 à 09:46
Pape François en Corée

Après son voyage en Corée, le pape François laisse derrière lui un peuple qui l’a accueilli chaleureusement pendant les cinq jours qu’il a passés sur place. Un peuple qui a particulièrement apprécié les petits gestes qu’il a accomplis ou les attentions qu’il a eues lors de ces rencontres. En quelques jours, François a su conquérir tout un peuple.

Quand deux personnes ne parlent pas la même langue, il est souvent plus facile de se comprendre par des gestes. Le pape François l’a bien compris et ce, depuis longtemps et il en a donné encore la preuve lors de ce voyage en Asie. En recevant des proches des victimes du Se-Wol, le ferry qui a emporté dans ses cales des centaines d’enfants, en arborant le ruban jaune, symbole du combat des parents pour connaître la vérité sur la tragédie, le Pape s’est attiré la sympathie de tout un peuple traumatisé qui réclame justice.

Lors de la messe de béatification des martyrs, samedi, il s’est de nouveau arrêté lors de son tour de foule pour saluer d’autres proches, et a mis dans sa poche une lettre que lui tendait un père. En baptisant un autre père de victime, dimanche matin à la nonciature, il a posé un geste symbolique envers ces familles éprouvées.

Autre geste remarqué et par certains attendus : le salut lors de la messe de réconciliation lundi matin à des anciennes femmes de réconfort, ces Coréennes que les Japonais réduisirent en esclavage sexuel pendant la Seconde Guerre mondiale. Une blessure ouverte dans la mémoire des Coréens. Le Pape s’est baissé vers chacune de ces vieilles femmes acceptant que l’une d’elle lui accroche sur son habit une broche en forme de papillon.

Autant d’attentions, de gestes et d’attitude qui ont su conquérir le cœur des Coréens, catholiques et autres. Dans un pays éprouvé par une série de drames, par la division avec le Nord, le Pape a apporté du réconfort et un message d’espoir et a montré que l’Église catholique savait être à l’écoute de chacun.

Source: Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

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Lundi 18 Août 2014 à 09:31
Messe de béatification de Paul Yun Ji-Chung et de 123 autres martyrs

Une marée humaine, joyeuse, organisée, attendait le pape François sur la large avenue menant à la porte de Gwanghwamun où se dressait l’autel de cette immense église à ciel ouvert, trait d’union entre la Séoul moderne des gratte-ciels et la Séoul historique. Dans ce lieu où tant de martyrs furent exécutés parce qu’ils osaient croire en Dieu dans une société alors renfermée sur elle-même, le Pape a concélébré la messe de béatification de Paul Yun Ji-Chung et de 123 autres martyrs avec le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul  et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège.

Auparavant, le Pape s’est rendu au sanctuaire de Seo So Mun, petit jardin maintenant étouffé par les immeubles modernes, où la majorité des martyrs coréens canonisés par Jean-Paul II perdirent la vie. Le Pape y a déposé une couronne de fleurs au pied du monument qui commémore les martyrs, avant de se recueillir en silence. Il a ensuite repris la route vers la porte de Gwanghwamun.

Salut aux proches des victimes du Se-Wol

Lors de son tour en papamobile de la place, saluant les quelques 800 000 personnes présentes, le Pape a tenu à s’arrêter devant un groupe de personnes brandissant une banderole jaune sur laquelle était écrit : « nous voulons la vérité ». La vérité sur le naufrage du Se-Wol qui a tant marqué la population. Le Pape est descendu de voiture et a écouté ce que lui disait un homme portant une pancarte jaune, couleur de ce mouvement des proches des victimes et qui lui a remis correctement le petit ruban de même couleur que le Pape porte depuis hier. Lui tenant les mains, le Pape l’a ensuite consolé, saluant d’un air grave toutes les autres personnes réunies autour. Outre ce groupe se situant au milieu de la foule des fidèles, environ quatre cents familles des victimes du Se-Wol avaient été invitées à la messe, signe de la sollicitude de l’Église coréenne envers ces victimes et leurs proches.

Moment fort de ce voyage apostolique en Corée du Sud, cette messe de béatification des 124 martyrs des premiers temps de l’Église coréenne a été l’occasion pour François de rappeler à tous comment la foi chrétienne est entrée dans le pays, à la fin du XVIIIe siècle. « Elle y est entrée par les cœurs et les esprits des Coréens eux-mêmes. Elle a été stimulée par la curiosité intellectuelle, par la recherche de la vérité religieuse. » Le Pape a également évoqué les premières communautés qui ont trouvé par la suite « la fuite dans les montagnes où ils formèrent des villages catholiques ». Ces « communautés tiraient leur inspiration de l’Église primitive, dans laquelle les croyants étaient vraiment un seul cœur et une seule âme, sans tenir compte des traditionnelles différences sociales et avaient tout en commun ».

L’histoire particulière et unique de la naissance de l’Église en Corée a été l’occasion pour le Pape de rendre hommage aux laïcs, premiers acteurs de cette évangélisation. « Cette histoire nous en dit long sur l’importance, la dignité et la beauté de la vocation des laïcs. » Et de saluer les laïcs présents à cette célébration.

Les martyrs, exemples pour aujourd'hui

Commémorer ainsi le passé est souvent le moyen de parler du présent. Et dans notre présent, « nous faisons l’expérience que notre foi est mise à l’épreuve du monde », qui nous demande de « faire des compromis sur la foi, de diluer les exigences radicales de l’Évangile et de nous conformer à l’esprit du temps. » L’exemple des martyrs d’il y a deux siècles, nous incite à « mettre le Christ au-dessus de tout, et de voir tout le reste en ce monde en relation avec lui et avec son Royaume éternel. »

Autre enseignement des martyrs dont nous devrions nous souvenir selon le Pape : « l’importance de la charité dans la vie de foi. C’est la pureté de leur témoignage au Christ, manifesté par l’acception de l’égale dignité de tous les baptisés, qui les a conduits à une forme de vie fraternelle qui défiait les structures sociales rigides de leur temps. C’est leur refus de diviser le double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain qui les a portés à une si grande sollicitude à l’égard des nécessités de leurs frères. » Cet exemple de vie est d’autant plus d’actualité et a d’autant plus d’importance dans « des sociétés où, à côté d’immenses richesses, grandit silencieusement la plus abjecte pauvreté ; où le cri des pauvres est rarement écouté ; et où le Christ continue à appeler, nous demandant de l’aimer et de le servir en tendant la main à nos frères et sœurs dans le besoin ». Le pape François a ainsi profité de cette béatification de martyrs si essentiels dans la vie de l’Église coréenne et si présents dans le cœur des fidèles de ce pays pour rappeler à tous ce qu’ils leur doivent et pour leur rappeler leur responsabilité d’aujourd’hui, surtout envers celles et ceux qui constituent ce que le pape François appelle les périphéries.

Source: Radio Vatican

Crédit photo: L'Osservatore Romano

Vidéo: CTV

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