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Jeudi 23 Octobre 2014 à 15:43
Organisateurs de l'activité pour le Dimanche missionnaire mondial 2014 à Gaspé

Le 19 octobre dernier a eu lieu le Dimanche missionnaire mondial (DMM), célébré, sans exception, dans tous les diocèses et archidiocèses du monde. Pour ce jour, il est demandé par l’Église que la collecte dominicale soit réservée pour l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi qui est chargée de distribuer les fonds qui vont aux divers projets des diocèses les plus pauvres du monde en territoire de mission.

Alors, comment avez-vous vécu cette journée? Comment vivez-vous ce mois missionnaire? Quelles initiatives avez-vous prises ou allez-vous prendre? Etc. Nous voulons savoir.

Entre temps, voici un exemple concret. Il s'agit d'un témoignage écrit qui nous est parvenu du diocèse québécois de Gaspé. L’auteur écrit ceci:

Juste un mot pour vous donner des nouvelles de notre activité dans le cadre du Dimanche missionnaire mondial.

Ce dimanche, on a organisé une vente de pâtisseries à la cathédrale même – ce fut une première! Et on a amassé plus de 500$, sans compter les enveloppes remises à chacun à l’entrée de l’église.

Mais le plus important fut la belle célébration qu’on a vécue, qui a aussi été une occasion pour nous de sensibiliser les gens sur la Mission. C’est pourquoi il y avait des missionnaires de plusieurs pays, dont le célébrant qui est du Bénin. On a fait participer l’assemblée dominicale. On a aussi suivi les textes pour la messe – chant, psaume, intentions de prières, etc. – du dossier qui nous a été envoyé par le bureau national des OPM. Et Sœur Patricia, la directrice diocésaine des OPM, a donné une superbe homélie.

Les gens ont donc acheté des pâtisseries avec enthousiasme sachant, dès le départ, qu’ils avaient été bien informés du bien-fondé de la collecte du DMM et de ce que cela signifiait pour l’Œuvre de la propagation de la foi.

Salutations à toute l’équipe!

Diocèse de Gaspé

Crédit photo: Gracieuseté de Sylvio Bourget

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Mercredi 22 Octobre 2014 à 16:18
François la foule à la place Saint-Pierre le jour de la béatification de Paul VI

Un « merci » répété trois fois d’une voix émue! « Merci! Merci à notre cher et bien-aimé pape Paul VI! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église! » C’est ainsi que le pape François a exprimé sa reconnaissance intérieure à l’égard du pape de Brescia proclamé bienheureux dans la matinée du dimanche 19 octobre, place Saint-Pierre, au cours de la messe de conclusion de la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques consacrée à la famille.

Aux soixante-dix mille fidèles venus de toute l’Italie et de diverses parties du monde – avec la présence significative de Benoît XVI, le dernier des cardinaux ayant reçu la barrette cardinalice des mains de Paul VI – l’Évêque de Rome a évoqué à nouveau la figure de Giovanni Battista Montini comme « chrétien courageux », « apôtre inlassable » et « grand timonier du Concile », en soulignant en particulier l’« humilité » et la « sagesse clairvoyante » avec laquelle « il a su conduire le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre sa joie ni sa confiance dans le Seigneur ».

Attentif à scruter les signes des temps, Paul VI encouragea l’Église à s’engager en vue « d’adapter les orientations et les méthodes aux besoins croissants de notre époque et à l’évolution de la société », a rappelé le pape François en citant le motu proprio Apostolica sollicitudo par lequel Giovanni Battista Montini institua, en 1965, le synode des évêques. Et précisément en faisant référence à la « grande expérience » de collégialité vécue au cours de l’assemblée consacrée à la famille, le Pape a relancé la nécessité de se consacrer « sans délai » à la mission de « prendre soin des blessures qui saignent » et de « rallumer l’espérance pour tant de gens sans espérance ».

Une mission destinée à orienter le chemin vers la prochaine assemblée générale ordinaire en programme en octobre 2015. « Nous avons semé et nous continuerons de semer avec patience et persévérance – a assuré François, en s’adressant aux pères synodaux qui ont concélébré avec lui –, dans la certitude que le Seigneur fait grandir ce que nous avons semé ».

 

L'Osservatore Romano

Crédit photo: L'Osservatore Romano

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Mercredi 22 Octobre 2014 à 16:04
Pape François salue les pères synodaux.

La dernière congrégation générale du premier Synode des évêques sur la famille, convoqué par le pape François, a été consacrée samedi soir au vote de la Relatio Synodi, le texte final de cette assemblée. 183 pères synodaux, ayant droit de vote, étaient présents. Le texte a été voté point par point. La majorité des deux tiers était requise. Trois articles sur 62 ne l’ont pas obtenue. À la demande du Saint-Père, le texte a été rendu public dans son intégralité, accompagné des résultats du vote. Il sera envoyé aux conférences épiscopales du monde entier et servira de « Lineamenta » (document préparatoire) au deuxième Synode sur la famille qui aura lieu en octobre 2015.

La Relatio Sinodi est le fruit du remaniement du rapport d’étape présenté le 13 octobre, remaniement effectué à partir des 470 amendements présentés par les « circuli minores », les groupes linguistiques au sein desquels avaient été répartis tous les participants au Synode. Certains chapitres ont été entièrement réécrits, d’autres ont été légèrement modifiés. Certains contiennent de nombreux ajouts, d’autres ont été supprimés. Plusieurs articles énoncent une série de propositions sans tirer de conclusion. Ainsi, la partie consacrée aux divorcés remariés présente les différents points de vue qui se sont exprimés et indique que ce dossier doit être ultérieurement approfondi en prenant soin de faire la distinction entre les différentes situations. Le chapitre consacré aux personnes homosexuelles a été largement remanié. Dans un autre chapitre, l’expression « gradualité dans l’histoire du salut » a été remplacée par « pédagogie divine dans l’histoire du salut ».  Le titre « aspects positifs dans les unions civiles et les concubinages » devient « soin pastoral de ceux qui sont mariés civilement ou en concubinage ».

La présence des « Semina Verbi » dans les cultures (cf Ad Gentes, 11) pourrait être appliquée, d’une certaine manière, aux réalités familiales des personnes non chrétiennes. Le nouveau texte reconnaît la présence d’éléments valables en dehors du mariage chrétien, à condition que ces formes soient fondées sur une relation stable et authentique entre un homme et une femme et orientées vers le mariage chrétien. Le chapitre sur les familles blessées traite aussi, dans le nouveau texte, des familles monoparentales. Un chapitre consacré à la famille dans les documents de l’Église a été ajouté. Le nouveau texte tient à remercier les familles chrétiennes qui répondent avec une fidélité généreuse à leur vocation et mission. Il insiste sur l’importance du pardon et interpelle les États quant à leur responsabilité à l’égard des familles.

Prenant la parole à la fin des travaux, le pape François a souligné que ce texte était la synthèse fidèle et claire des débats en assemblée plénière et au sein des carrefours linguistiques. Le Souverain Pontife réaffirme qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les vérités fondamentales sur le sacrement du Mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Mais l’Église ne regarde pas l’Humanité de l’intérieur d’un château de verre pour juger les personnes. Ses portes sont grandes ouvertes pour les nécessiteux et les repentis et pas seulement pour les justes et pour ceux qui se croient parfaits. Le pape François souhaite que l’année qui nous sépare du prochain synode favorise un vrai discernement spirituel des idées proposées pour que soient trouvées des solutions concrètes aux difficultés et aux innombrables défis auxquels les familles sont confrontées.

 

 

 

Radio Vatican / Romilda Ferrauto

Crédit photo: News.va

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Jeudi 16 Octobre 2014 à 16:01
Le pape François présent au Synode de la famille.

La douzième Congrégation générale, qui s'est tenue ce matin en présence du Saint-Père, a vu la présentation des rapports des dix Circuli minores: trois en anglais, deux en espagnol, deux en français, trois en italien. Ces textes proposent une évaluation de la Relatio post disceptationem (RDP), document provisoire de mi-parcours synodal, ainsi que propositions pour la Relatio synodi (RS) document final définitif. Bien qu'elle ait été légitime, on a mis en doute l'opportunité de publier la RDP car ce document de travail ne présente pas l'opinion partagée par les pères synodaux. Saluant les efforts déployés comme le contenu de ce texte, les groupes linguistiques ont exposé leurs suggestions.

On a d'abord souligné que la RDP regroupait les préoccupations des familles en crise, sans toucher plus largement au message de l'Évangile de la famille, au fait que le mariage est un sacrement d'union indissoluble entre un homme et une femme, et que de très nombreux couples y croient toujours. C'est pourquoi la RS devra contenir un fort encouragement et soutien de l'Église à l'institution familiale. Dans ce sens il est essentiel de mieux exposer la doctrine du mariage comme don de Dieu.

On a suggéré d'inclure dans la RS des éléments qui ne figurent pas dans la RDP comme l'adoption, pour lesquelles il faut simplifier les procédures, ou la biotechnologie, comme la diffusion de la culture sur le Web pour aider la vie de la famille, ainsi qu'une note sur l'importance de politiques en faveur de la famille. Il convient aussi d'être plus attentif à la présence des personnes âgées au sein de la famille, aux familles prolongées dans la pauvreté extrême, à la question prostitution, à celle des mutilations génitales féminines, l'exploitation sexuelle des enfants et le travail infantile. Insister sur son rôle de transmission de la foi et d'évangélisation permettra de souligner aussi la vocation missionnaire de la famille, tout en exprimant de manière globale et équilibrée ce qu'est la famille chrétienne.

Quant aux situations difficiles, les Circuli ont rappelé que l'Église doit être un espace de compréhension pour tous, de manière à ce que personne ne se sente exclu. Pour éviter toute confusion, des approximations comme des euphémismes, il faut être très clair sur la loi de « gradualité » qui ne doit pas devenir « gradualité » de la loi. Certains se sont dit perplexes du rapprochement fait avec le paragraphe 8 de Lumen Gentium, car il risque de faire croire à une volonté de l'Église de légitime les situations familiales irrégulières, même si celles-ci peuvent être une étape vers le sacrement matrimonial. D'autres ont exprimé le vœu d'approfondir le concept de communion spirituelle, en vue de le préciser et de le diffuser.

Pour ce qui est de l'accès des divorcés remariés à la communion, on souhaite que la doctrine demeure ce qu'elle est tout en envisageant des exceptions dans une perspective de compassion et de miséricorde. Ceci, à des conditions précises. Il faudrait soumettre la question à une commission interdisciplinaire. Il faudrait également être plus attentif aux divorcés non remariés, qui sont souvent des témoins héroïques de la fidélité conjugale. Les procédures de reconnaissance de la nullité ou de la validité doivent être accélérées. Et il faut que les enfants soient considérés non comme une charge mais comme un don de Dieu, fruits de l'amour conjugal.

On a recommandé une meilleure orientation christocentrique du mariage, et un plus solide rapprochement entre sacrement du baptême et sacrement du mariage, car pour inviter l'Homme à la conversion il faut que la vision du monde passe par l'Évangile. Sans qu'on puisse définir mariage l'union homosexuelle, les personnes impliquées doivent être suivis pastoralement et leur dignité respectée. Il ne doit pas être question d'une approbation de l'Église à leur mode de vie. Quant à la polygamie et en particulier dans le cas de convertis désirant recevoir les sacrements, il convient de conduire une étude approfondie.

Les Circuli minores ont enfin conseillé de plus insister sur Marie et la Sainte Famille comme modèles familiaux. La Relatio synodi sera en tout cas le document préparatoire aux assises synodales d'octobre 2015.

 

 

VIS (Vatican Information Service)

Crédit photo: L'Osservatore Romano

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