Actualité

Mardi 6 Septembre 2016 à 10:08

COMMUNIQUÉ                                                                   POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

 

ŒUVRES PONTIFICALES MISSIONNIARES

 

Début du pèlerinage national de la Croix de l'Évangélisation

 

C’est la Mission catholique latino-américaine (Notre-Dame-de-Guadaloupe) de l’archidiocèse de Montréal, qui a eu l’honneur d’initier le grand pèlerinage de la Croix de l’Évangélisation qui est prévue de se rendre dans chaque diocèse francophone canadien au rythme d’un mois par diocèse, et ce, jusqu'en 2019. La Croix a reçu un accueil des plus chaleureux de la part de la communauté chrétienne hispanophone. C’est ainsi que pendant tout le mois de septembre, la Croix sera dans l’archidiocèse de Montréal, faisant son passage dans divers milieux.

Bénie par le Pape, symbole du CAM 5

Symbole du 5e Congrès missionnaire de l’Amérique (CAM 5) qui aura lieu dans la ville bolivienne de Santa Cruz de la Sierra en 2018, la Croix contient les reliques de la bienheureuse Nazaria Ignacia March Mesa (1889-1943), première personne à fonder une communauté missionnaire en Bolivie.

La croix missionnaire qui fut confectionnée par des artisans de la région bolivienne de Chiquitos, lieu des premières missions jésuites au 17e siècle, était présentée au Saint-Père le 9 juillet 2015 en Bolivie lors d’une messe qu’il présida devant plus d’un million de personnes. François bénit 40 croix identiques – une par pays d’Amérique et 18 autres pour chaque diocèse bolivien. Ce geste marqua officiellement le début du parcours vers le CAM 5.

Geste de communion fraternelle avec les pays d'Amérique

La Croix de l’Évangélisation pour l'Église au Canada est arrivée au pays le 25 octobre 2015 où elle fut officiellement accueillie par les Œuvres pontificales missionnaires au Canada. Le pèlerinage de la Croix dans les diocèses canadiens – qui est au cœur du parcours préparatoire au Congrès missionnaire de 2018 – constitue un geste de communion fraternelle avec les autres Églises du continent américain qui, en ce moment même, font leur pèlerinage respectif avec leur propre Croix.

 

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Source :               José I. Sierra, responsable des communications

                Téléphone : 514 844-1929 | sans frais : 1 866 844-1929

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Montréal, 6 septembre 2016

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Mardi 14 Juin 2016 à 11:55

COMMUNIQUÉ                                                                   POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

 

ŒUVRE PONTIFICALE DE LA PROPAGATION DE LA FOI – CANADA FRANCOPHONE

          

Thème du Dimanche missionnaire mondial - 23 octobre 2016

 

ÉGLISE, FAMILLE, SOYONS MISÉRICORDIEUX

 

« Église, famille, soyons miséricordieux » : c’est l’invitation lancée par l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi au Canada francophone, sous la forme de thème pour la 90e édition du Dimanche missionnaire mondial (DMM) qui aura lieu le 23 octobre.

Repris dans le Dossier d’animation qui a été créé en conséquence, le thème s’inscrit dans la foulée de l’année jubilaire de la Miséricorde où l’Église est invitée non seulement à agir avec miséricorde, mais à repenser son style missionnaire. En effet, elle ne doit jamais oublier que le mandat de Jésus d’aller de toutes les nations faire des disciples (cf. Mt 28, 19-20) est toujours actif et « nous engage tous, dans les scénarios présents et les défis actuels, à nous sentir appelés à une sortie missionnaire renouvelée » (Message du pape François pour le DMM 2016)

Le Pape nous rappelle qu’au cours de ce Dimanche missionnaire mondial, « nous sommes tous invités à sortir, en tant que disciples missionnaires, chacun mettant au service des autres ses propres talents, sa propre créativité, sa propre sagesse et sa propre expérience en ce qui concerne l’annonce du message de la tendresse et de la compassion de Dieu à l’ensemble de la famille humaine ». (Ibid.)

La célébration du DMM ainsi que la grande collecte du mois d’octobre à laquelle tous les diocèses du monde participent sert à soutenir des projets dans les diocèses des Églises locales les plus pauvres du monde, qui dépendent encore de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Ce soutien est à la fois spirituel et matériel ; il assure l’animation, la formation et la coopération avec ces Églises ; il raffermit la foi des missionnaires – hommes et femmes, consacrés et laïques – qui travaillent sur le terrain au service d’œuvres pastorales, éducatives, sociales ou autres.

Qu’à l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi, rappelle le Saint-Père, « soient destinées toutes les offrandes que chaque diocèse, paroisse, communauté religieuse, association et mouvement ecclésial, de toutes les parties du monde, pourrait recueillir pour secourir les communautés chrétiennes ayant besoin d’aide et pour donner de l’élan à l’annonce de l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ibid.)

 

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Source :               José I. Sierra, responsable des communications

                Téléphone : 514 844-1929 | sans frais : 1 866 844-1929

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Lundi 6 Juin 2016 à 11:35
Discours de François aux OPM, 2016

Le 4 juin dernier, le Saint-Père a reçu en audience les directeurs nationaux des OPM dans le monde - dont le père Yoland Ouellet, o.m.i., directeur national au Canada francophone -, les secrétaires généraux des OPM et les divers responsables de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, dont le cardinal Fernando Filoni en est le préfet.
Le discours du pape François était centré sur l'importance d'une conversion et une réforme de l'Union pontificale missionnaire, dont on célèbre cette année le 100e anniversaire de sa fondation par le bienheureux père Paolo Manna, p.i.m.e.
"Nous devons croître en passion évangélisatrice, a exhorté François à l'assemblée. J'ai peur - je vous le confesse - que votre oeuvre demeure très organisée, parfaitement organisée, mais sans passion. Une ONG peut faire la même chose... Vous n'êtes pas une ONG!, a-t-il martelé. Sans passion, votre Union ne sert à rien; sans mystique elle ne sert pas. Et si nous devons sacrifier quelque chose, sacrifions l'organisation, et allons de l'avant avec la mystique des saints. La mystique des saints et des martyrs: c'est de cela dont a besoin votre Union aujourd'hui."

 

Discours intégral du Pape aux OPM

Monsieur le Cardinal,

Vénérés frères dans l’épiscopat et le sacerdoce,

Chers frères et sœurs,

Je vous souhaite la bienvenue à tous, directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires et collaborateurs de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Je remercie le cardinal Fernando Filoni pour les paroles qu’il m’a adressé et vous tous pour votre service précieux en faveur de la mission de l’Église qui est de porter l’Évangile « à toute la Création » (Mc 16, 15).

Cette année, notre rencontre a lieu au moment du centenaire de la fondation de l’Union pontificale missionnaire. L’Œuvre s’inspire du bienheureux Paolo Manna, prêtre missionnaire de l’Institut pontifical pour les missions étrangères. Soutenue par saint Guido Maria Conforti, elle fut approuvée par le pape Benoît XV le 31 octobre 1916 et, quarante ans plus tard, le vénérable Pie XII la qualifia de pontificale. Au travers de l’intuition du bienheureux Paolo Manno et de la médiation du Siège apostolique, l’Esprit Saint a conduit l’Église à disposer d’une conscience toujours plus grande de sa propre nature missionnaire, portée ensuite à maturation par le Concile œcuménique Vatican II.

Le bienheureux Paolo Manna comprit fort bien que former et éduquer au mystère de l’Église et à sa vocation missionnaire intrinsèque représente une finalité qui concerne tout le saint Peuple de Dieu, dans la variété des états de vie et des ministères. « Des missions de l’Union missionnaires, certaines sont de nature culturelle, d’autres de nature spirituelle, d’autres enfin de nature pratique et organisationnelle. L’Union missionnaire a le devoir d’illuminer, d’enflammer, d’agir en organisant les prêtres et, par leur intermédiaire, tous les fidèles, en ce qui concerne les missions ». Ainsi s’exprimait le fondateur de l’Union pontificale missionnaire en 1936 dans l’une des ses interventions historiques, au cours du IIe Congrès international de l’Œuvre. Toutefois, former à la mission des évêques et des prêtres ne signifie pas réduire l’Union pontificale missionnaire à une réalité simplement cléricale, mais soutenir la hiérarchie dans son service de la missionnarité de l’Église, propre à tous : fidèles et pasteurs, mariés et vierges consacrés, Église universelle et Églises particulières. En assurant ce service avec la charité qui leur est propre, les pasteurs maintiennent l’Église toujours et partout en état de mission, laquelle est toujours, en dernière analyse, œuvre de Dieu, et de laquelle participent, grâce au Baptême, à la Confirmation et à l’Eucharistie, tous les croyants.

Chers directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires, la Mission fait l’Église et la conserve fidèle à la volonté salvifique de Dieu. C’est pourquoi, même s’il est important que vous vous préoccupiez de la collecte et de la distribution des aides économiques que vous administrez diligemment en faveur de nombreuses Églises et de nombreux chrétiens nécessiteux, service pour lequel je vous remercie, je vous exhorte à ne pas vous limiter à ce seul aspect. Une « mystique » est nécessaire. Nous devons grandir en passion évangélisatrice. J’ai peur – je vous le confesse – que votre œuvre ne demeure trop organisationnelle, parfaitement organisationnelle, mais sans passion. Cela peut être fait également par une ONG... Vous n’êtes pas une ONG ! Votre Union sans passion ne sert à rien. Sans mystique, elle ne sert à rien. Et si nous devons sacrifier quelque chose, sacrifions l’organisation. Allons de l’avant avec la mystique des saints. Aujourd’hui, votre Union missionnaire a besoin de cela : une mystique des saints et des martyrs. Et c’est cela le généreux travail de formation continue à la mission que vous devez réaliser, qui n’est pas seulement un cours intellectuel mais [aussi] inséré dans cette vague de passion missionnaire, de témoignage des martyrs. Les Églises récemment fondées, aidées par vous en ce qui concerne leur formation missionnaire continue, pourront transmettre aux Églises d’antique fondation, parfois appesanties par leur histoire et un peu lasses, l’ardeur de la foi jeune, le témoignage de l’espérance chrétienne soutenue par le courage admirable du martyre. Je vous encourage à servir avec un grand amour les Églises qui, grâce aux martyrs, nous témoignent combien l’Évangile nous fait participer à la vie de Dieu et le font par attraction et non par prosélytisme.

En cette Année sainte de la Miséricorde, que l’ardeur missionnaire qui consommait le bienheureux Paolo Manna, et de laquelle a jailli l’Union pontificale missionnaire, continue, aujourd’hui encore, à faire brûler, à passionner, à renouveler, à repenser et à réformer le service que cette Œuvre est appelée à offrir à l’Église tout entière. Votre Union ne doit pas être la même l’an prochain que cette année. Elle doit changer dans cette direction. Elle doit se convertir au travers de cette passion missionnaire. Alors que nous rendons grâce au Seigneur pour ses cent ans, je souhaite que la passion pour Dieu et pour la mission de l’Église porte également l’Union pontificale missionnaire à se repenser dans la docilité à l’Esprit Saint, en vue d’une réforme adéquate de ses modalités d’application – une réforme adéquate, c’est-à-dire faite de conversion et de réforme – et d’un authentique renouvellement pour le bien de la formation continue à la mission de toutes les Églises. À la Vierge Marie, Reine des Missions, aux saints Pierre et Paul, à saint Guido Maria Conforti et au bienheureux Paolo Manna, nous confions avec gratitude votre service. Je vous bénis de tout cœur et je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi, afin que je ne tombe pas dans la « bienheureuse tranquillité », et que j’ai, moi aussi, l’ardeur missionnaire pour aller de l’avant.

Je vous invite à prier ensemble l’Angelus.

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Jeudi 2 Juin 2016 à 10:33
Mgr Protase Rugambwa

« Grâce à l’expérience d’évangélisation, de mission, de prière, de témoignage et de charité des jeunes Églises, nous désirons que toute l’Église puisse raviver sa passion pour le Christ et l’annonce de son Évangile » a souligné Mgr Protase Rugambwa, secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples et président des Œuvres pontificales missionnaires dans son discours à l’Assemblée générale de ces dernières en cours à Rome sur le thème « Réveiller la conscience de la Mission aujourd’hui. Les Œuvres pontificales missionnaires au service des jeunes Églises ».

L’archevêque a repris l’une de ses affirmations de trois ans auparavant, lorsqu’il participa pour la première fois à l’Assemblée générale : « Les Œuvres pontificales missionnaires ont une raison d’être seulement si elles conservent leur spécificité : l’animation, la formation et la coopération avec les Églises locales pour la Missio ad gentes. Nous ne sommes pas l’une des nombreuses agences caritatives qui recueillent des fonds pour les pays émergents. Ce qui caractérise notre service est la première évangélisation, sa caractéristique d’universalité ».

 

Repenser et renouveler l’Union pontificale missionnaire

L’année du centenaire de l’une des quatre Œuvres pontificales, l’Union pontificale missionnaire, née de l’intuition du bienheureux père Paolo Manna, « afin que tous les baptisés soient sensibles, passionnés et informés sur leur devoir missionnaire ad gentes », caractérise l’Assemblée de cette année. Mgr Rugambwa a souligné la nécessité de repenser, de réformer l’Union pontificale missionnaire, dans son rôle d’âme de toutes les Œuvres pontificales missionnaires, comme la qualifia le bienheureux pape Paul VI. « Cette heureuse indication, a affirmé l’archevêque, nous convainc du fait qu’il ne faut pas seulement repenser et renouveler l’Union pontificale missionnaire mais que celle-ci doit l’être dans le cadre d’un processus progressif, fait ensemble, surtout avec les trois autres Œuvres pontificales, de manière à ce que ce processus soit bénéfique à leur action et à leur identité, fortement liées au soutien économique des Églises missionnaires ». Il a ensuite exhorté à « ne pas craindre » de se laisser renouveler par l’Esprit. « Dans le contexte d’une Ecclesia semper reformanda, les Œuvres pontificales missionnaires elles aussi, grâce aux cent ans de l’Union pontificale missionnaire, ne doivent pas craindre les vents pneumatologiques invitant à la conversion, à la réforme, à mourir et à ressusciter ».

 

« L’Esprit nous renouvelle toujours et nous rend vigilants aux signes des temps »

Après avoir tracé un panorama des principales activités des Secrétariats généraux au cours de cette dernière année et avoir indiqué quelques étapes futures, le président des Œuvres pontificales missionnaires a conclu son intervention en ces termes : « Comme le semeur, préoccupé seulement de la qualité de la semence, de la bonne préparation du terrain et de la bonne qualité de son travail, nous aussi, nous attendons le bon fruit de l’Esprit qui nous renouvelle toujours et nous rend vigilants, attentifs aux signes des temps, au besoin constant de conversion personnelle et à la courageuse réforme des structures au service de la Mission et du salut du monde entier ».

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