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Samedi 2 Février 2013 à 13:39
Sur la photo: Alessio Antonelli

Alessio Antonielli, un jeune italien de Florence, était aux côtés du cardinal Ravasi le 31 janvier dernier, au Vatican, pour présenter la prochaine assemblée plénière du Conseil pontifical de la culture qui aura lieu du 6 au février, sur le thème: « Les cultures émergentes des jeunes ».
Alors que le cardinal Ravasi constatait de son côté « l’apparente indifférence » de la jeunesse qui semble parfois être « déconnectée » du monde des adultes, Alessio Antonielli, a répondu que « pour pouvoir combattre l’indifférence, il faut capter les exigences des jeunes », en invitant l’Église à « traduire » son message à leur intention.

Capter les exigences des jeunes

« Les jeunes, ou une bonne partie d’entre eux n’attendent probablement rien de l’Église, mais ils demandent quelque chose à la vie », a-t-il souligné. Dans ce contexte, c’est à l’Église « de savoir capter les exigences des jeunes, leurs besoins essentiels les plus profonds ».
Alessio a donné des éléments de réponse sur ces « besoins » : malgré les différences de culture entre les jeunes qui vivent à des milliers de kilomètres, « une chose nous unit tous et relie toutes les cultures et toutes les générations, c’est la question fondamentale du sens de l’existence ».
« Nous nous retrouvons tous, ou nous nous sommes déjà trouvés, face à face avec la vie et avec la mort […]. C’est un horizon inévitable de notre existence, quelque chose d’existentiel, et tôt ou tard nous devons y faire face », a-t-il insisté.
Même dans l’« écosystème digital » actuel, « personne n’est à l’abri de la question fondamentale sur l’existence », a-t-il affirmé : bien que les jeunes soient « probablement seulement plus distraits, plus indifférents aux questions que pose l’Église », « chacun de nous, dans sa vie, a besoin de s’arrêter un instant, de réfléchir sur le sens de ses actes pour ne pas arriver en apnée à l’autre bout de la piscine sans jamais sortir la tête de l’eau ».
Pour Alessio, cela fait partie de « la nature de l’Homme » d’avoir ce « besoin existentiel de trouver des réponses à des questions de sens », et c’est justement « dans ces moments, essentiels et inévitables dans la vie d’un homme, que les jeunes s’orientent ».
Il convient donc pour l’Église de ne pas rater le coche et de prendre à bras le corps le « problème le plus urgent » qui est celui de « l’indifférence ». Dans ce contexte, l’Église doit pouvoir « détourner leur regard de ce qui est fugace, de ce qui est éphémère vers ce qui est essentiel et fondamental pour l’Homme […]. Pour pouvoir combattre l’indifférence, il faut capter les exigences des jeunes ».

Présence massive dans les multimédias

« Depuis 2000 ans, l’Église donne une réponse » à la question du sens de la vie, a rappelé Alessio, qui a regretté pourtant de n’avoir pas été « pour le moment, saisi par le message de l’Église ».
Que faire ? « Essayer de traduire son message pour le rendre compréhensible aux nouvelles générations en le divulguant sur les places des multimédias par une présence massive », a répondu ce professionnel de la communication au service des franciscains.
Aujourd’hui, a-t-il fait observer, le rapport avec le monde, notamment en Occident, a changé, « avec l’arrivée de la technique et en particulier, dans le monde des jeunes, la technologie, la smartTV en 3D, Internet, les smartphones, le peer to peer, les navigateurs, la Wi-Fi, Bluetooth, les réseaux sociaux, etc. ».
« On peut dire que nous sommes devenus, aujourd’hui, multi-task. La rapidité et l’« à-peu-près » sont devenus la marque fondamentale de la culture qui nous environne », a-t-il ajouté.
À partir de ces réalités, Alessio pense que « le langage de l’Église doit, d’un côté, être multiplié de manière exponentielle et, de l’autre, il doit être traduit », car « jamais comme aujourd’hui le besoin de mettre la main au vocabulaire ne s’est fait autant sentir ».
La traduction devient « un moment inévitable, complémentaire, si l’on veut saisir les exigences des jeunes », a-t-il poursuivi, expliquant que cette traduction se fait « par la cohérence, au moyen du témoignage de vie, avec un raisonnement rationnel qui puisse arriver aux personnes de manière simple et rapide d’une part, profond et compréhensible de l’autre ».
Il s’agit de « créer cette osmose capable de saisir les exigences de ceux qui sont en dehors des réseaux habituels » auxquels l’Église s’adresse.
 

D’après un article de l’agence Zenit
Sur la photo: Alessio Antonelli.Source: www.cultura.va

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Jeudi 17 Janvier 2013 à 15:43

Paix dans le Christ pour la Nouvelle Évangélisation !

Cette année, la collecte du mois de janvier proposée par l’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre (OPSPA) pour la formation des séminaristes qui sont toujours sous la juridiction de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples revêt une signification particulière. En effet, elle coïncide avec le 50e anniversaire du Concile Vatican II, ainsi qu’avec son décret Ad Gentes et l'Année de la Foi. Le Synode des évêques sur la Nouvelle Évangélisation, qui a eu lieu au mois d’octobre 2012 a contribué à réaffirmer le désir constant de l'Église de s'engager avec un plus grand courage et un plus grand zèle, afin que l'Évangile atteigne les extrémités de la terre.

Depuis quelques mois, j’ai la grâce de visiter les diocèses du Canada francophone avec la Flamme missionnaire et de rencontrer des jeunes prêtres étrangers d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud ou d’Océanie qui sont au Canada pour « vivre l’Église », la communauté et la fraternité ecclésiale. Nombre d’entre eux ont été formés grâce à la solidarité et à la générosité des Canadiens et des Canadiennes qui participent à la collecte de l’OPSPA pour la formation des séminaristes.

Cette année, la collecte de l’OPSPA a besoin de reprendre l’élan apostolique des premières communautés chrétiennes qui, petites, furent capables de diffuser l'Évangile dans l'ensemble du monde alors connu, et ce, par l'annonce, la solidarité fraternelle et le témoignage. Le Synode des évêques sur la Nouvelle Évangélisation et la célébration de l'Année de la Foi : voilà deux raisons qui devraient nous inciter à relancer la solidarité, la coopération et l'action missionnaires aujourd’hui.

Les besoins ne cessent de croître. L’Œuvre pontificale de Saint-Pierre-Apôtre soutient en ce moment la formation de plus de 80 000 séminaristes, répartis dans plus de 800 séminaires d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique du Sud. Notre solidarité envers ces séminaires permet de former les futurs prêtres de notre Église.

Au nom des milliers de séminaristes qui bénéficient de votre générosité et en mon nom personnel, merci pour votre aide!

 

P. André Gagnon, s.j.
Directeur national des OPM au Canada francophone

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Jeudi 10 Janvier 2013 à 22:17
Pauline-Marie Jaricot

« Si saint François Xavier fut le missionnaire enthousiaste de l’évangélisation, Pauline-Marie Jaricot fut celle qui vit dans le soutien de l’évangélisation "un devoir fondamental du Peuple de Dieu" (Ad Gentes, 36), qu’elle appela à la participation spirituelle et matérielle » : telles sont les paroles du préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Fernando Filoni, dans le cadre de l’homélie de la messe qu’il a présidée le 9 janvier dernier, en l’église de la Trinité-des-Monts à Rome, en conclusion des célébrations marquant le 150e anniversaire de la mort de la vénérable Pauline Marie Jaricot (1799-1862) et le 50e anniversaire du décret sur l’héroïcité de ses vertus.

Sa vie et son œuvre continuent à se répandre

La Lyonnaise Pauline Marie Jaricot est la fondatrice de l’Œuvre pontificale de la propagation de la foi et du mouvement du Rosaire vivant. C’est en effet l’archidiocèse de Lyon qui, dans les mots du cardinal Filoni, « a le privilège d’accueillir la naissance de la vénérable Pauline-Marie Jaricot et de conserver sa dépouille mortelle, de l’avoir vu faire ses premiers pas spirituels ainsi que son œuvre au service de l’évangélisation. » 
Le préfet du dicastère missionnaire a ensuite retracé les principales étapes de la vie de Pauline-Marie Jaricot, soulignant combien « sa vie et l’Œuvre qu’elle a fondée sont l’image réelle de ce que nous a dit l’apôtre Jean : "aimer les autres comme Dieu nous a aimés". L’amour de Dieu que Pauline a transmis aux autres, par sa vie et l’Œuvre qu’elle a fondée, continue à se répandre encore de nos jours à travers l’œuvre de la Propaganda Fide (N.D.L.R. La Propagation de la foi). »

Fidélité dans l’engagement de l’évangélisation

La célébration de ces deux anniversaires importants de la vénérable Pauline Jaricot interviennent « en cette Année de la Foi, année au cours de laquelle les chrétiens sont appelés à réfléchir sur le don reçu au baptême, souvent oublié et parfois même renié », a souligné le Cardinal Filoni, rappelant que « l’héroïcité des vertus de Pauline-Marie Jaricot ne consiste pas en une série d’événements miraculeux, mais en une fidélité féconde au Christ auquel Pauline consacra sa vie entière, dans les beaux moments comme dans les moments plus difficiles et tourmentés, et dans la vision prophétique d’un engagement pour l’évangélisation, afin que tous les peuples puissent connaître le Christ et l’amour miséricordieux de Dieu. »
À ce propos, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, qui était présent à Lyon lors de la célébration de clôture de l’année jubilaire du 150e anniversaire de la mort de Pauline Jaricot, avez ceci à dire lors de son intervention :
« […] ce qui nous touche chez les saints, c’est l’audace qu’ils manifestent en se confiant à la grâce de Dieu, toujours, partout, et malgré tout. La vie de Pauline Jaricot témoigne des circonstances où elle a remis sa vie entre les mains de la force créatrice du Seigneur, tout particulièrement lorsque sa confiance dans les personnes a été déçue, au point de la rendre pauvre et ses projets réduits à néant. Ce qui lui a fait surmonter ces épreuves, le plus souvent le fait de l’avidité et de la malhonnêteté des personnes, est sa confiance envers le Seigneur, et la certitude qui l’habitait que toute l’orientation de sa vie n’était pas le fruit d’une décision humaine, mais un projet de Dieu.
« Nous connaissons l’œuvre de Pauline, poursuit Mgr Fisichella. Son but était de faire connaître l’Évangile à tous, consciente que la dignité de la personne humaine ne pouvait s’épanouir que dans le contact avec cette Parole de vie. C’est pour cela que la foi en Jésus-Christ ne pouvait pas connaître de limite géographique. D’ailleurs, l’expérience de la rencontre du Christ ne peut pas être gardée pour soi. La joie de cette rencontre qui transforme une vie a besoin d’être communiquée et partagée. Par sa nature même, l’Évangile est une annonce universelle qui ne connaît pas de frontière, et ceux qui s’y consacrent savent bien qu’aucun scrupule ni attente ne leur est permis. »

Trois figures exemplaires pour l’œuvre missionnaire

Enfin, le cardinal Filoni rappelait qu’en janvier 1893, dix ans après la mort de Pauline Jaricot, « naissait à Alençon, une autre grande sainte missionnaire, Thérèse de Lisieux, qui avec son grand désir d’être missionnaire, accompagna les évangélisateurs ad gentes par sa prière. François Xavier, Pauline-Marie Jaricot, Thérèse : nous avons là un triptyque extraordinaire d’amour pour l’œuvre missionnaire : évangélisation directe, soutien à l’évangélisation et prière pour l’évangélisation. Nous voulons recueillir leur exemple, qui nous parle de la vocation et de l’amour pour les missions, afin que dans la complétude des idéaux de ces trois grands protagonistes de l’œuvre missionnaire, chacun de nous puise une énergie renouvelée pour réaliser le mandat de Jésus ressuscité : allez, annoncez, baptisez. »

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Jeudi 13 Décembre 2012 à 09:35
Le pape Benoît XVI écrit son premier message sur Twitter

« Chers amis, c’est avec joie que je m’unis à vous par Twitter. Merci pour votre réponse généreuse. Je vous bénis tous de grand cœur ». C’est le premier tweet envoyé par le Pape mercredi à 11h30 à l’issue de l’audience générale, salle Paul VI, depuis son compte personnel @pontifex. Après avoir prononcé sa catéchèse et salué les pèlerins en plusieurs langues, Benoît XVI a envoyé ces quelques mots, en anglais, sur une tablette tactile qui lui a été remise par Mgr Claudia Maria Celli, président du Conseil pontifical pour les communications sociales. Ce premier message qui se veut comme introductif a aussitôt été traduit en plusieurs langues. Juste après, le Pape a répondu à la première question relative à la vie de la foi qui lui a été envoyée : « Comment pouvons-nous mieux vivre l’Année de la Foi dans notre quotidien? » Réponse du Pape : « Dialogue avec Jésus dans la prière, écoute Jésus qui te parle dans l’Évangile, rencontre Jésus présent en celui qui est dans le besoin ». Trois heures plus tard, autre question : « Comment vivre la foi en Jésus-Christ dans un monde sans espérance? » Réponse du Pape : « Avec la certitude que le croyant n’est jamais seul. Dieu est le rocher ferme sur lequel construire sa vie, et son amour est toujours fidèle ».

Le cap du million de « followers » a été franchi

Le compte Twitter du Pape a franchi mercredi le million de followers (les suiveurs, celles et ceux qui sont abonnés au compte du Pape) et les tweets sont de plus en plus nombreux. Prenant la parole sur Radio Vatican, Mgr Claudio Maria Celli, évoquant ce chiffre il y a quelques jours, s’était à l’avance réjouit, mais il avait dans le même temps rappelé que le Pape dans sa mission pastorale au service de l’Église universelle, ne cherche pas la popularité comme pourrait le faire une star de la chanson. Il cherche à être plus près des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Benoît XVI parlait il y a quelques jours d’une désertification du monde spirituel, et c'est afin de lutter contre ce phénomène qu'il est aujourd'hui présent sur internet.

Messages courts comme les Béatitudes

Concernant la dimension du message, 140 caractères maximum pour un tweet, ce n’est pas rien note le Père Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Prenant exemple sur « la majeur partie des versets de l’Évangile qui en contient encore moins. Les Béatitudes sont encore plus courtes » note-t-il. Le Père Lombardi loue ainsi les vertus de la concision. L’important est de comprendre dans quel contexte un tweet prend son sens. D’où vient-il et vers quelle direction se dirige-t-il. « Bien sur, le monde ne sera pas sauvé à coup de tweets », explique le père Lombardi. Mais parmi le milliard de baptisés de par le monde, plusieurs millions auront l’occasion d’entendre le Pape aussi par cette voie. Le sentir plus proche d’eux. C’est un nouveau service de l’Évangile.

Source: Radio Vatican
Crédit photo : afp.com/Vincenzo Pinto

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